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MOBILISATION DE L’ÉPAULE

Épaule.

pronation et extension : enfin elle exécute la flexion et l’extension, en passant plusieurs fois dans l’intervalle, de la pronation à la supination. N’oublions pas que la flexion seule fait travailler les muscles, car l'extension, qui nécessite peu d’efforts, use et abuse de l’aide de la pesanteur : aussi est-ce l’occasion d’employer la gymnastique suédoise en exerçant chaque muscle, isolément ou par groupes.

Cette jointure présente des Fig. 33.— Mouvement de lepaule (propulsion) mouvements très étendus, ^ l’homontaiiié. Son poids pa- •

' rait moins lourd quand le levier est coude, raire comme toute enarthrose, d au- fléchir le coude et alors porter le coude en avant, tant plus que la glène est à mouvement est exécuté par le deltoïde anle- , < 1 « n rieur et le grand pectoral.

peine le quart de la surlace

de la tête humérale, et que la capsule qui relie ces deux surfaces articulaires estassez lâche.

Pour faciliter l’étude des mouvements de la jointure, on les groupe de façon à décrire des mouvements en avant, en arrière, latéraux, propulsion, rétropulsion, abduction, adduction, auxquels on joint des mouvements de rotation interne et externe. Ce sont des mouvements simples : il suffit de les unir pour retrouver tous ceux que nos muscles pratiquent sous notre direction volontaire, suivant nos besoins.

La propulsion amène le

bras à l’horizontalité ; s’il s’élève davantage, ce n’est plus aux dépens

Fig. 34. — Mouvement de l’épaule (rélropulbion). N’atteint que 4o“. Plus facile en flexion du coude. Exécuté par le delto'ide postérieur, le grand dorsal et le trapèze (inférieur).

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

(le la scapiilo-liumérale) mais de la sterno-claviciilaire (flg. 33). La rétropulsion ne va pas jusqu'à Lhorizontalité : le bras s’arrête à 430 (lig-. 34). Ces (leux positions sont assurées en avant par le biceps, par le grand pectoral et les faisceaux antérieurs du deltoïde, en arriére par le tric(‘ps, le grand dorsal, le grand rond et le faisceau postérieur du deltoïde.

L’abduction écarte le bras jusqu’à l’horizontale : le deltoïde et sur-

Fig. 35. — Mouvement de l’épaule.

Abduction.

. Ecarteinenl du coude. Bras horizontal (90®). Exécuté exclusivement par le faisceau moyen du deltoïde. Maintenir toujours le coude en llexion jjcndant l’abduction, car ce bras de levier très raccourci devient beaucoup moins lourd que le membre supérieur dans l'extension générale. C’est un mouvement à recou l'ir de bonne heure, car le deltoïde n’a pas de suppléant.

Fig. 36. — Mouvement de l'épaule.

Adduction.

Position de repos, arrêtée par le tronc, ce pendant elle peut s’en écarter de j)lus en plus, quand le bras est en propulsion ou en rétropulsion. C’est ainsi que l'on peut par adduction mettre la main sur l’épaule ojjposée, et observer que le coude est situé à hauteur du sternum dans ce triple mouvement (propulsion, rotation interne et adduction). Mouvement puissant actionné par tous les muscles de l'épaule.

tout le faisceau moyen est le seul muscle de cette fonction (fîg. 35). L’adduction ramène le bias contre le corps, grâce aux muscles puissants de la propulsion et de la rétropulsion qui agissent simultanément (tig. 36).

Dans sa position de repos, le bras tombe naturellement le long du thorax et le pli du coude regarde un peu en dedans, comme d’ailleurs la face antérieure du bras.

La ])osiLion, dite du soldat sans armes, dans laquellele bord cubital de Tavant-hi’as et de la main sont internes, n’est pas une situation de repos; ce n’est qu’en contractant les muscles rotateurs

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