MOBILISATION DE L’ÉPAULE
externes de l’épaule et en plaçant absolument en avant la région bicipitale et le pli du coude, que le soldat peut prendre cette position qui devient fatigante à cause de la contraction forcée et continue. D’ailleurs les rotateurs externes, sus et sous-épineux et petit rond, ne peuvent obtenir que bien peu de rotation externe en plus (fig. 37).
La rotation interne, opérée par le sous-scapulaire, fait tourner d’un quart de cercle le bras en dedans (fig. 38 j.
Les mouvements de circumduction sont des mouvements complexes
Figr. 37. — Rotation externe.
Conseiller la flexion du coude, l’avant-bras sert ddndicateur ; dans la position du repos le biceps et le pli du coude sont en avant; en rotation externe; suivant que l’humérus tourne autour de son. axe vertical, la main s’écarte le plus du corps et au maximum (90“) l'avantbras est perpendiculaire à sa position de départ. Celte position est recherchée dans la réduction de la luxation de l’épaule en avant (procédé de Kocher).
Fig. 38. — Rotation interne.
Position de maintien et de repos. Si on place l’avant-bras en flexion sur le bras, et que l’humérus tourne autour de l’axe vertical de l’articulation scapulo-humérale, mais en dedans cette fois, ou obtient de l’indicateur (l’avant-bras) une situation qui correspond à la prolongation de l’indicateur de la figure précédente, c’est-à-dire que la rotation interne est aussi de 90®, soit 180® de rotation complète.
OÙ le bras se met successivement dans les diverses positions décrites; et cette circumduction se pratique d’avant en arrière comme d’arrière en avant; d’ailleurs tous mouvements complexes peuvent être pratiqués, adduction en rotation interne, rétropulsion en abduction, etc. L’élévation de l’épaule est obtenue par la contraction du sternomastoïdien et du trapèze, et c’est la sterno-claviculaire qui continue les mouvements d’abduction de la scapulo-humérale (fig. 39).
La mobilisation passive se fait mieux à l’épaule quand le coude est en flexion; ce levier coudé devient plus facilement maniable et
DAGRON. — IMASSAGE ET MOBILISATION
moins lourd i»our les exei'cices actifs. La main qui ne mobilise pas fixe utilement la voûte acromiale, pour ({ue tout se passe bien dans la scaj)ulo-huméiale et non avec faide de la sterno claviculaire.
Les mouvcuneiits simples sont d’abord [)ratiqués doucement, j)uis avec une certaine raj)idité ;ils sont suivis de mouvements complexes
Fisc. 39. — Elévation du nienil)re supérieur.
La sterno-claviculaire élève tout le moignon de l’épaule en amenant la clavicule de sa situation horizontale de repos à une ohlicjuilé de 70® environ; de sorte que si le bras est en abduction maximum, il deviendra .à peu près vertical, et com[)lètement vertical si l'axe du corps s'incline (juelque peu. Les deux coudes ne peuvent aller au devant l’un de l’autre qu’en transtormant l’abduction scapulo-bumérale en pi'opulsion, car on jieut y ajouter un peu d’adduction.
Fig. 40. — Mouvement complexe de l’épaule (main à la région dorsale).
Ce mouvement demande une grande souplesse de l'articulation, car il est nécessaire que tous les mouvements normaux se fassent avec régularité : rétropulsion, adduction et rotation interne s'exécutent ensemble dans cet uni([ue mouvement pratique, aussi ne demande-t-il ([u’à s'enraidir à la moindre immobilisation. Enfin à ce mouvement scapulobuméral s’ajoutent pronation et supination qui permettent à la main d’agir dans toute l’étendue du dos.
à double ou Iriple foucliou (adduction el l’otatiou eu dedans ou pro- [tulsion, abduction el rotation en dehors) et même on peut y joindre des mouvements de l’avant-bras (action de mettre la main dans le dos) (tig. 40).
Le malade exécute les mêmes mouvements sous la surveillance (lu médecin pour les répéter de même seul. Le plus important à surveiller est la contraction deltoidienne, car ce muscle n’a pas de' suppléant, et, s’il est frappé de faiblesse ou de paralysie, le