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MOBILISATION DU MEMBRE SUPÉRIEUR ENTIER

mouvement correspondant, l’abduction, est à peu près condamné.

Aussi des exercices sont exécutés dans ce but; sans arriver à la moindre fatigue, le plus progressivement possible en obtenant des contractions aux divers mouvements de l’adduction (à 20°, à 45°, à 70°, à 90°, etc.) sans résistance, puis avec résistance, etc.

Ce n’est qu’après avoir obtenu du deltoïde et de la scapulo-humérale tout ce que peuvent donner article et muscle que l’on demande vers la fin du traitement à la sterno-claviculaire et à ses moteurs la fin du mouvement d’élévation : sinon, le sterno et le trapèze bien portants font de suite le travail du deltoïde qui s’atrophie d’autant plus rapidement qu’il a déjtà souffert.

Les mouvements actifs répétés par le malade en dehors de toute surveillance doivent être exécutés devant une glace pour que les épaules demeurent à la même hauteur et que le thorax ne gagne aucune inclinaison à la suite de ces exercices.

Mobilisation du membre supérieur en entier.

Il est rare que la mobilisation d’une des jointures du membre supérieur ne gagne pas à s’étendre à presque toutes les jointures. Les mouvements de préhension, qui se présentent sous des aspects si variés, aboutissent toujours à la flexion des doigts sur un objet pour le saisir, mais, pour que la préhension soit faite le plus aisément possible, main, avant-bras, bras, épaule ont exécuté des mouvements divers qui ont eu pour effet de placer les doigts en d’excellentes conditions.

Aussi doit-on faire répéter au malade tous les exercices des diverses articulations, si on veut lui conserver au mieux l’action de la main.

Ces exercices deviennent parfois d’une énorme importance, car ils ont pour but de conserver à un malade, à un blessé, de rendre à quelque infirme un organe qui avait été éduqué de façon toute spéciale (instrumentistes, artistes, etc.).

La main n’est plus alors le simple organe de préhension à fonction à la fois facile et banale, elle a acquis, au prix de labeurs pénibles, pendant toute une enfance, des habitudes motrices qui sont sous la dépendance des muscles et de leurs nerfs, c’est-à-dire des centres nerveux, et qu’un peu de raideur et d’atrophie peuvent faire perdre à tout jamais.

11 est du devoir du médecin de connaitre ce degré d’éducation de la main, afin de favoriser le retour rapide des anciens mouvements, qu’il s’agisse du pauvre manouvrier qui a besoin de forts muscles préhenseurs, et de leviers Solidement mobilisés, ou de l’artiste qui Physiothérapie. III. 6

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

fait jouer toutes les jointures de la main, grâce à des interosseux et des fléchisseurs particulièrement habiles.

MEMBR E INFÉB lE ÜR

Pied et orteils.

Aux orteils on retrouve les mêmes articulations qu’aux doigts, mais le gros orteil ne possède pas l’opposition. Le pied sert, dans la station, d’organe de sustentation; dans la marche, il devient appareil de progression, segment important de l’appareil locomoteur.

Les orteils aident peu cette fonction ; d’ailleurs, les trochlées de leurs phalanges ont des mouvements plus limités que les doigts. .Mais les métatarso-phalangiennes présentent au conti'aire une extension très accentuée qui place la masse des orteils à angle droit sur la face dorsale dans la marche, lorsque le talon se lève.

Mobiliser ces orteils et ces phalanges consiste à prendre chaque plialange et chaque orteil et à faire exécuter des mouvements de flexion et d’extension à toutes ces jointures : l’adduction et l’abduction de cliaque orteil s’opère mal activement, mais les mouvements passifs ont un résultat utile pour la circulation du membre inférieur, comme nous le verrons en indiquant la technique du massage de la phlébite.

Dans les articulations du pied, la plupart sont très peu mobiles, bien maintenues par les ligaments qui relient les os du tarse et du métatarse : il n’y a que des glissements ou des emboîtements réciproques. Mais une d’elles jouit de mouvements très étendus ; c’est une énarthrose qui meut l’avant-pied sur l’arrière-pied. La scaphoastragalienne en effet estdouée de trois mouvements, flexion, extension, adduction, abduction, rotation en dedans ou en dehors ou plutôtcircumdiiction. Les divers muscles moteurs du pied, extenseurs, fléchisseurs, péroniers latéraux, jambiers antérieur et postérieur lui permettent d’exécuter tous ces mouvements et de les combiner.

La mobilisation du j)ied est achevée quand on a pratiqué tous les mouvements de cet article ; toutefois elle gagne encore si on fait glisser les unes conti'e les autres les surfaces articulaii'es de chaque jointure du pied (astragalo-calcanéenne, calcanéo-cuboïdienne, scapho-cunéenne, articulation de Lisfranc, etc.).

Cou-de-pied.

La mortaise tibio-péronière, grâce à ses puissantes apophyses malléolaires, fixe la poulie astragalienne de telle sorte que, pendant

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