MOBILISATION DU COU-DE-PIED
]a flexion du pied sur la jambe, l’axe passe par le milieu des malléoles et de l’astragale. Il est alors impossible au pied de se mouvoir dans le sens latéral. Mais quand le pied se met en extension sur la jambe, l’astragale est comme énucléée en avant et ses faces latérales sont à peine maintenues par les malléoles; la pointe du pied peut alors être portée en dedans et en dehors, surtout en dedans, car la malléole externe plus volumineuse gêne les mouvements d’abduction. Le pied peut aussi exécuter quelques mouvements de rotation interne ou externe.
La flexion et l’extension sont limitées dans leur étendue par les ligaments latéraux disposés en éventail ; ces faisceaux radiés sont tendus en avant dans les mouvements d’extension, en arrière dans la flexion. Les muscles fléchisseurs et extenseurs des orteils sont aussi des agents puissants pour les mouvements du pied sur la jambe, mais les véritables muscles moteurs sont le jambier antérieur et le triceps sural (jumeaux et soléaire).
L’adduction et la rotation en dedans sont exécutées parles jambiers, surtout le postérieur; les adducteurs et les rotateurs en dehors sont les péroniers latéraux ainsi que l’extenseur commun et surtout le péronier antérieur. Le nerf sciatique est le nerf moteur.
Dans la marche tous ces muscles ont une action synergique, mais quelques-uns sont plus importants : leur rôle réclame une résistance toute spéciale et c’est le talent d’un bon kinésithérapeute de connaître les corps charnus qu’il faut surtout exercer pour entretenir, réparer, retrouver, ou créer une fonction comme celle de la marche.
La mobilisation du cou-de-pied se fait passivement dans le décubitus, afin d’obtenir la plus grande souplesse de chaque mouvement du pied : il est bon de se rappeler que la mobilisation des orteils et du pied est une excellente préparation au massage de la tibio-tarsienne.
Le pied est alors saisi d’une main au niveau du calcanéum et l’autre main fixe la jambe au-dessus de l’articulation, tous les mouvements sont exécutés successivement; les mouvements de latéralité ne sont exécutés qu’en extension.
Les exercices actifs sontpratiqués d'abord sans résistance, puis avec opposition relativement accentuée, car les mouvements pratiques que le membre exécutera réclameront une musculature puissante puisqu’il s’agira de marche et même de course, d’ascension, etc.
Genou.
La troclilée du genou n’esl douée ({ue de mouvements de flexion et d’extension, car il vaut mieux ne j>as parler des quelques degi’és de latéralité à peine sensibles sm- un genou bien portant.
Dans l’extension la plus forte, la jambe continue la dii-ection de la cuisse avec un très léger angle à sinus’ externe ; la face postérieure de la cuisse limite la llexion ; cependant dans cette position les ligaments croisés sont fortement tendus : ce sont les mêmes ligaments croisés qui s’opposent à l’hyperextension du genou.
Dans l’extension la rotule est mobile latéralement, si le tricej)s est à l’état de repos; mais si le triceps se contracte, son' os sésamoïde est immobile: dans la flexion la rotule est entraînée parle ligament rotulien et reste fixée dans l’échancrure intercondylienne.
Les muscles moteurs triceps et tenseur du fascialata pour l’extension, biceps, demi-tendineux et demi-membraneux pour la flexion, ont aussi une action à la hanche, mais en sens opposé. Parmi ces muscles, le biceps (courte portion) d’une part et le triceps (vastes interne et externe et crural) d’autre partout des faisceaux exclusivement moteurs du genou.
A ces fléchisseurs du genou, il faut ajouter les deux jumeaux du triceps sural qui à la fois fléchissent le genou et étendent le pied sur la jambe.
Enfin le couturier et le droit interne agissent dans le sens de fadduction, mais leur action a comme effet d’amener en dedans tout le membre inférieur.
Un seul nerf se rendrait à tous les muscles de la jambe ; à la cuisse, le sciatique est fléchisseur, le crural extenseur, et l’obturateurdirige l’adduction du membre inférieur.
La mobilisation du genou est exécutée dans le décubitus d’abord et en station debout ensuite : les mouvements de latéralité de la rotule, obtenus pendant le repos du triceps en extension, précèdent les exercices do flexion et d’extension de la jambe.
Il est difficile de faire de la flexion et de l’extension du genou sans agir sur la hanche : cependant, comme nous le verrons, en plaçant le malade sur le bord du lit, les jambes pendantes, on peut ne pas mobiliser la hanche, [)endant qu'on fait mouvoir la jambe sur la cuisse. Les seuls principes cà observer sont de ramener le talon vers la région fessière dans la llexion, de placer la jambe dans la continuité delà cuisse dans l’extension et d’éviter tout mouvement de latéralité du genou.
La mobilisation est répétée parle malade en décubitus, d’abord sans