‹ KinésithérapieChapitre 54 sur 198 · FRACTURES DE JAMBE · texte numérisé non relu

FRACTURES DE JAMBE

la cil’culalion veineuse du luembi e en plaçant de temps en temps les jambes pendantes au bord du lit (fig. 54).

Le blessé arrive ainsi au jour de la consolidation, vers la sixième semaine, tout jii-éparé à la marche. On peut l’édufiuer de suite.

Fis^. 5.5 el 56. — Réc.kication de la marche de I arüculation du cou-de-pied).

I’’ig. 55. — Extension du pied sur la jambe.

I.a station assise aide le malade à commencer la rééducation de sa circulation veineuse avant la guérison complète; les mouvements du pied, les contacts du sol aident la circulation, gênée d’autre part par la situation verlica!e des jambes. Le malade peut sans danger exécuter des llexions du genou, de la hanche, etc. Il s'ajiprend à soulever la pointe du pied, à fléchir le pied le plus possihl ■, pour aider le mouvement suivant.

(rééducation circulatoire et assouplissement

Fig. 56. — Flexion du pied sur la jambe.

Ce mouvement, qui est toujours insuffisant, surtout après un traumatisme de la région du cou-de-pied ayant nécessité de l’immobilisation, est utilement exercé par des manœovres de glissement du pied en contact avec le sol : d'abord placé comme à la figure 55, peu ;i peu, le pied arrive dans la position delafigure56,S(2?js quitter le contact du sol, depuis la pointe jusqu’au talon.

JNous conseillons toujours une chaussure à talon, celle que le blessé avait au moment de l’accident, afin qu’il puisse retrouver au cou-de-pied l’angle auquel il était habitué.

Placé debout, derrière un siège auquel il s’appuie, il passe alternativement d’un pied sur l’autre, et s’il ne ressent aucune douleur au niveau du cal, la rééducation peut être continuée (tig. 55).

Alors, de jour en jour, il progresse: on lui fait exécuter des mar-

DAGRON. — MASSAdE ET :\I O tîILlSATIOX.

(jiiag(‘S (k* [»as, dos pas (l('‘C()m|K)S('‘s, des (‘x<'i-cic,os d’assonj)lisseinoiil ; il mairlie, (rois, oiiK], liuil, dix miiiutos loulos les doux lu'iiros (i{,d lie» . Il altei’iîo avoc dos oxoïricos de l•('édu(■alio^ vcmhouso (mi prcMiaiil do l(‘inps ou Icinps la slalion assise : le rosie du temps il osl allongé, le pied plus élevé (jiie le bassin.

Fig. 57. — Rééducation do la inarclie (Iciitalive de marquage de pas).

Si le blessé éi)rouve quelque crainte à poser le pied malade sur le sol, il se confie dillicilement dans la slalion debout au membre blessé et les tentatives du marquage de pas deviennent pénibles ; alors le blessé s’aide le plus possible du meuble qu’il a devant lui, et ce n’est que lentement qu’il s’en écartera et l'abandonnei'a pour marquer le j)as et marcher seul, sans aide.

Fig. oS. — Rééducation de la marche (essais des premiers pas décomposés).

Km se servant des mains d'un aide, le blessé ne possède qu'un faible soutien, car ces mains, qui peuvent céder, lui inspirent peu de confiance et il s'y appuie à ])cine : c'est donc plutôt un soutien moral, (jui a encore son utilité; le médecin peut aussi mieux surveiller ces tentatives de pas et indi(|uer les défauts des premiers ell'orts. Ces pas n'ont de valeur (jue s'ils sont cadencés.

Enfin il doscond td, inonlo qiiol({uos inaoclies, jiuis un ou doux éla^^es (fig'. 51 ot 52), fait ([uolquos proinenados, ot bienl'M il est absoluinent rétabli ; son trailomonl a duré deux mois, ot il ne s’esi jamais servi de Iféqnilles ni de cannes.

Si le malade se jflaintdodouleur au niveau du cal, quand il apiiuie le j)ied à terre, c’esttjue la consolidai ion est insuflisanteou qu’il existe ([ludque irrég'ulai'ité dans le foyer do la fracturo, ([uebiues faiscoaux

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