‹ KinésithérapieChapitre 56 sur 198 · FRACTURES DE LA ROTULE · texte numérisé non relu

FRACTURES DE LA ROTULE

liaumatisme, cl qui ont poui* consé(]uence de rendre les anciens imprudents maladroits et pusillanimes.

La durée de cette rééducation est bien ^ai-iable, mais elle n’est jamais aussi rapide que chez certains fracturés de jambe qui marchent de suite très régulièrementetpeuventfournirune distance de plusieurs kilomètres à bonne allure, après huit jours d’entraînement. Quelque rapide que soit le rétablissement du fracturé du fémur, le convalescent ne marche sans assistance qu’après plusieurs semaines d’efforts et d’exercices.

Fractures de la rotule.

Le traitement de choix est la suture : les fragments ont trop de tendance à se désunir j)our que la consolidation par simple réparation osseuse soit suffisante. La structui*e de Los, presque exclusivement spongieuse, sa nature d’os sésamoïde, intratendineux et par conséquent sans périoste très actif, prédisposent le cal à une insuffisance qui le ramène à l’état fibreux comme le tendon au milieu duquel l’os s'est développé. Cet allongement du cal nuit à la fonction du triceps comme aux mouvements du genou.

Le massage joint à la suture donne au contraire des résultats très satisfaisants : il a pour but de conserver la vitalité du triceps et d’aider la réparation de la rotule. La mobilisation bien dirigée et modérée dans les premiei*s temps, alors que la structure du cal n’est guère résistante, achève un traitement tout à fait rationnel qui donne des résultats bien différents de ceux qu’offraient les divers appareils autrefois réputés.

Le massage isolé est insuffisant, mais il est encore préférable atout autre traitement que la suture et c’est lui qui répare le mieux les genoux plus ou moins enraidis et les atrophies musculaires consécutives à des fractures de rotule confiées à des appareils impropres, ou abandonnées à elles-mêmes. .

Le conseil utile à donner, en dehors du traitement de massage avec mobilisation et rééducation, est d’éviter de marcher longtemps et vite, avantplusieurs mois. Lesexercices d’assouplissement exécutés desuite après la séance de massage, quand le triceps est au repos, ajoutent à la souplesse du genou et à l’entraînement du triceps qui se contracte avec régularité, agit sur son tendon sans secousse et ne soumetpas le tissu nouveau fibro-chondro-osseux àdes tiraillements qui ont pour effet son allongement anormal et pi-ogressif.

Ifîî DAOnnX. — MASSAGE ET MOBILTSATTOX.

Fractures du péroné.

La fracluredilc par arrachement, la [)lus cominimo, la plus simph', n’est ([u’iino entorse compliquée; le ligament est arraché, mais il eniraîne avec lui une parcelh* osseuse malléolaire, [)lus ou moins importaîite. La réduction est inutile, les fragments s’écartant à peine; toutefois le pied est placé à angle droit siii* la jambe en abduction et avec tendance à la rotation externe, position j)lus facilement supportée, quand la résolution musculaire est obtenue.

Dans la variété par diastasis, la fracture est intramusculaire; les faisceaux cliai'iius des péroniers latéraux maintiennent les IVagments assez rapprochés : la l'otation eu dedans aide la coaj)tation, encore facilitée après sédation musculaire.

La fracture par divulsion s’accompagne d’une déformation i)lus accentuée, produite par rabduction forcée, le péroné chassé en dehors par l’astragale se fixe au-dessus de sa partie malléolaire; le ligament latéral interne se déchirant, l'astragrale repoussi*. encore davantage la malléole extei‘ne, et le fragment inférieur prend une direction oblique qui a pour effet d’agrandir la mortaise tibio-péronière, de faire saillir en dehors la pointe malléolaire et d'enfoncer vers le tibia la région de la fracture, qui est à proprement parler sus-malléolaire. Cette dernière conséquence occasionne la dépression cutanée désignée sous nom de coup de hache de Oui iiytren.

A cette vai’iété se joint la fracture dite bimalléolaire, (pii est une fracture par divulsion, dans laquelle le ligament latéral interne, au lieu de se déchirer, s’est désinséré en entraînant une [lartie plus ou moins grosse de la malléole tibiale, parfois la malléole entière.

Dans les fractures par divulsion et bimalléolaires, le traitement est absolument le même, et c’est la réduction (]ui constitue dans ces deux variétés de fracture la difliculté du traitement et l’imi)ortance du pronostic en vue de la marche future. La massothérapie est le traitement de choix; et, malgré toutes les observations ([ui ont été consignées à la Société de chirurgie, au sujet des opérations nécessitées par les positions vicieuses du pied après les traumatismes, on doit conclure (pie c’est encore le traitement ]iar la mobilisation, mais non pas prati([ué par d(‘S négligents ou des ignorants, qui a donné les meilleurs résultats. Il ne faut jias dire (pi’ou a soigné un blessé jiar la méthode de (’.hampionnière, (piand on s’est contenté d(‘ prati([uer de temps en temps un mauvais massage.

Nous ne cessons de le répéter, la méthode a cet avantage de permettre de voir la région blessée chaipie jour: le chirurgien peutdonc

Page 1