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NÉVRALGIE SCIATIQUE

tants dans nos actions sur les systèmes nerveux et musculaire ; d’ailleurs la pathologie musculaire peut être liée à celle de l’appareil nerveux, car il n’est pas de lésion nerveuse qui n’ait son retentissement sur l’appareil locomoteur.

Division. — Nos manœuvres s’adresseront aux nerfs et à leurs terminaisons dans la peau et dans le muscle; c’est là d’ailleurs qu’aboutit le dernier prolongement de la cellule nerveuse, qu’elle soit sensitive ou motrice. Aussi diviserons-nous notre étude d’après cette indication. Nous étudierons donc le massage dans les maladies où se manifestent des exagérations ou des diminutions de l’influence nerveuse : hyperesthésie, c’est-à-dire névralgie et contracture, ou bien anesthésie et paralysie.

Cependant nous négligerons pour le moment la contracture et l’anesthésie, parce que nous avons déjà envisagé la première avec les maladies du système musculaire et que notre rôle dans l’anesthésie sera suffisamment expliqué, quand nous en parlerons plus tai-d dans l’hémorragie cérébrale.

Névralgie sciatique.

Nous choisissons la névralgie sciatique comme type de notre description, parce que le nerf sciatique est le plus important d’une part et que c’est d’autre part un des nerfs les plus souvent atteints.

Sans développer toute l’anatomie du nerf sciatique, nous pouvons rappeler en quelques mots que, formé par la branche terminale du plexus sacré, situé dans le petit bassin, hors de notre atteinte, il sort par la grande échancrure sciatique (point fessier), descend ensuite entre l’ischion et le grand trochanter sur le carré crural (point trochantérien). se place au milieu de la région postérieure delà cuisse, où il se divise. Au creux poplité, la branche externe devient plus superficielle et va gagner obliquement le col du péroné qu’elle contourne (point péronier) et pénètre dans la loge antéro-externe qu’elle innerve, puis traverse l’aponévrose au-dessus du cou-de pied, pour se diviser dans la peau de la région dorsale du pied. La branche interne continue la direction du tronc principal, traverse en diagonale verticale le losange poplité (point poplité), entre dans la loge postérieure de la jambe, y fournit de nombreux rameaux musculaires, mais il reste un nerf assez volumineux qui suit le bord interne du tendon d’Achille, derrière la malléole tibiale (point malléolaire), puis entre dans la gouttière calcanéenne (point calcanéen) et se divise en nerfs plantaires interne et externe (point plantaire) pour les muscles et la peau de la région plantaire.

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

Nous rappellerons encore que la névralgie sciatique se présente sous forme de douleur continue ou d’accès. Dans la crise suraiguë, il y a exagération des douleurs avec iri adialions très étendues. Entre les crises, la douleur s’atténue sans disparaître et la fonction locomotrice, qui est sous la dépendance des muscles innervés par le sciatique, se ressent de cet état : l’atropliie musculaire, considérée comme une conséquence de cette i)ai‘esse musculaire, est un des résultats des troubles tiopliiques qui accompagnent la névi'algie et surtout la névrite.

Névralgie et névrite sont variables comme effet etcomme pronostic; notre action massotliérapique fait peu en cas de névrite ; elle est pluseffectivedans la névralgie, mais c'est la cause decettealfection qui nous permettra de pronosti([uer les résultats de notre intervention. Nous réussirons dans les névralgies de nature rhumatismale, /’r<V/ore, dans celles qui sont dues à uue circulation veineuse défectueuse (varices) ou qui sont consécutives aux traumatismes. Mais dans les compressions du [)elit bassin (tumeurs, cancei‘, etc.) et les névrites anciennes, le massage n’obtient (|ue de mauvais résultats.

Les névralgies ont été améliorées pendant lescrises paroxystiques: on doit donc tenter deux ou trois fois le massage pendant l’accès dans un but analgésique et suspendre, si le malade se plaint de nouvelle exacerbation.

Ouel (|ue soit le moment de l'intervention, la séance consiste à masser d’abord le nerf lui-même en remontant vers le centre. On suit par })ressions légères sa direction, de|)uis l’anneau du soléaire ju.s(]u’à l’échancrure sciati(|ue : on masse de même la branche externe, depuis le col du péroné jusqu’au sommet du ci‘eux poplité.

Despressionssont ensuite faites surlesbi'anches de[)uis la gouttière calcanéenne jusqu’au creux poplité, pour la brandie intei ne, et de la région prétnalléolaire externe jusqu’à la pai lie la plus élevée de la loge anléro-externe, pour la seconde branche. Enfin des manœuvres sont encore faites le long du biceps de la cuisse et du demimembraneux.

Les diverses articulations du membre inférieur .sont mobilisées passivement, tandis que l’on exerce des pressions de simple contact, les vibrations manuelles, les effleurages, les pressions très légères qui mettent en résolution les corps charnus des muscles innei vés pai' le sciatique qui étaient contracturés, surtout au moment de la crise.

Certains malades supportent ce massage au moment des crises, comme à toute période de la maladie, d’auties ressentent de telles

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