PARALYSIES RADIALES
|)ar instrument piquant n’occasionnerait pas de troubles paralytiques aussi importants ; les symptômes nerveux sont alors plutôt névralgiques, mais quand la plaie est faite par un instrument coupant, ou par des armes à feu,* les lésions paralytiques sont plus ou moins étendueset s’adressent à plusieurs nerfs du bras : des muscles du lerriloire du radial, du cubital et du médian sont atteints sans aucune précision. Ils ne sont jamais complètement paralysés, à moins de lésions très étendues.
Le massage améliore rapidement ces cas divers, car il obtient de la partie indemne de chaque corps musculaire, le maximum de sa fonction. Tel fléchisseur parésié à la suite d’une plaie de Faisselle par balle de revolver, et qui saisissait avec peine les objets au lendemain de l’accident, a regagné la plus grande partie de sa force au bout d’une semaine de traitement : mais il conserve longtemps un certain degré de faiblesse. Les suites dépendront de l’évolution de la plaie nerveuse : suivant que le nerf sera régénéré ou que la conductilité aura emprunté la voie collatérale par une anastomose. Enfin nous devons compter aussi sur les lésions de névrite ascendante avec troubles graves du côté des centres nerveux : notre intervention deviendrait alors à peu près inutile. C’est d’ailleurs le même insuccès qui attend toute intervention sur les territoire nerveux du membre supérieur, en cas de tumeur maligne des régions claviculaire et axillaire : la cachexie qui survient rend inutile le travail de soutien qu’exerce le traitement. Le massage dans ce cas sera surtout mécanique; il aura pour but de soulager le malade en s’opposant aux œdèmes du membre dus à la compression des veines axillaires.
3° Lésions centrales. — 11 est enfin un dernier groupe de paralysies radiales sur lesquelles nous insisterons à peine, car nous devons revenir sur cette question à propos de l’hémiplégie. Cependant avant môme que toute localisation de lésion soit faite, le massage a sa première indication dans le symptôme paralysie et nos pressions doivent se localiser de suite aux muscles atteints, qu’ils soient annihilés dans leur fonction motrice, ou qu’ils accusent simplement quelque faiblesse. Le diagnostic sera posé ensuite d’après les signes observés, et, suivant que la maladie sera progressive ou régressive, nous poursuivrons notre action dans un but curateur ou dans une intention de surveillance expectative.
Nous entretenons plus ou moins longtemps l’irritabilité de la fibre musculaire et ensuite nous rééduquons la fonction des muscles ([ui dépendent du territoire nerveux qui a souffert.
Enfin si ce ten-itoire est annihilé, nous essayons de rééduquer la
DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION
fonction an moyen de muscles voisins, e( même, si nous ne ))ouvons oblenic de moiivemenls par- ceL ai-Iince, nous lecheiclions de noire mieux à donner au iraialytique (|uel(iue mouvement se rappi’ochanl le plus de la fonction ])erdue.
Hémiplégie (hémorragie cérébrale).
Nous ne donnei’ons pas d'exem})le spécial au sujet de notr e action sur les lésions aneslliésiques ; comme celle.s-ci se trouvent rai ement isolées, nous pi’éfér’ons les laisser- gt-oupées avec les lésions motr-ices comme nous l’avons fait pour- le ner-f radial; suivant fidèlement 1(î ])lan (jue nous nous sommes tr*acé, d’api-ès notre action réelle sur* les symptômes névi’opathiques et nulle contre les maladies et leutévolution ])r-ogr-essive, nous déci-ii-ons rnaintruiant notice méthode d’inler-vention dans les (-as de par alysie s’adr-essant à la fois à toute direction nerveus(‘ (motilité, sensibilité, nutr-ition). Nous [n-endi-ons ce syndrome si classirpie de riiémi[)légie à la suite d’iiémoit-agie cét-élu’ale ; nous donner-ons en rmnue temirs les indications nécessair-es à connaître en cas d’a[)Ojdexie, d’hémiplégie, d’hérniconti’actur-e, etc., et entin nous expli(juer-ons comment on peut apprendr-e à l’inlirme |)ai- hémiplégie le rnoycm de se servir le mieux possible de l’airparadl musculair*e réduit et de ([ualité fort défectueuse (jm; lui ord laissé st‘s lésions plus ou moins étendues.
1° Apoplexie. — Tout h* monde ne paraît pas d’ac-coi-d au sujet de la pér-iode ajropleclicpie de Thémorr-agic^ céi-ébrale. Les uns pensent que, dès la pternièr-e manifestation (h; la maladie*, on peut commencer à mobiliser- les diver-ses articulations du côté |)ar-alysé, en insistant surtout sur- les jointures les plus irnpor-tantes, c’est-à-dire les doigts, le poignet, le coude et le genou ; ce s(n-ai(*nt de simples ruouvemerrts passifs aussi étendus (jue possible, r-épétés plusieur's fois dans un but de sou[)lesse futur-e.
L’autr'es, et ce sont les plus nornbr-eux, considèr ent (|ue cette pér-iode de la maladie demande la plus gr-ande r-éser ve. La physiologie pathologique condamne en elfet toute intervention à cette heura*, car le moindr^e travail cér'ébr-al ne saurait s’accomplir- sans causerdes variations de pression dans les vai.sseaux de l’encéphale. Le plus gr-and calme, l’absence de la moindre excitation cérébrale (mouvement communiqué, im[)re.ssion des or-ganes des sens) sont les plus sûrs gar-anls contrée toute com[)lication gr ave et 1 a[)0]>lexie doit êtr^e r-espectée jusqu’au moment où le malade a r-ejrr is corrnaissance de façon absolu(;et cer taine, et non pas air prr'rnier- rnorr verrrerrt