HÉMIPLÉGIE
soulagement pendant les quelques mouvements passifs que nous l’aidons à exécuter; mais, de même que le chloroforme, le massage n'agit pas de façon efficace sur ces contractures; sitôt après notre intervention, le segment du membre reprend sa position antérieure, un peu calmé cependant. Si celle amélioration légère suffit au malade, on répète massage et mobilisation, mais au bout de peu de temps, l’absence de tout progrès, et même l'arrêt d’amélioration passagère dans l’état du muscle font suspendre le massage.
Chez quelques malades, on profite des phénomènes de syncinésie ou mouvements associés, pour leur conserver quelques mouvements utiles : quandle malade veut prendre un objet, il faitavecla main du côté gauche sain le simulacre du mouvementqu’il désire faire à droite et, par syncinésie, le mouvement s’opère. 11 est certain que la syncinésie n’est possible que si les phénomènes de dégénérescence sont encore peu accentués.
Dans cette période, les malades présentent aussi, les uns du tremblement, d’autres de l’hémichorée ou de l’athétose, etc., suivant que les troubles hémianesthésiques sont ou ne sont pas liés à l’hémiplégie; enfin les arthropathies et les atrophies musculaires, sont la conséquence des troubles trophiques qui complètent le symptôme hémiplégique.
Toutes ces lésions nous indiquent, par leur ensemble, des dégénérescences profondes pour lesquelles nous ne saurions intervenir, et, si nous avons tenu à les rappeler ici, c’est que, même si l’hémicontracture existe isolée, la sclérose des centres nerveux entraînera la marche progressive de la lésion musculaire, c’est-àdire la dégénérescence par rétraction, c’est-à-dire les griffes et les pieds bots paralytiques, sur lesquels nous n’avons aucune prise.
En résumé, en cas d’hémiplégie, la massothérapie intervient ti\'s utilement, mais à condition de respecter la période d’apoplexie et les quelques jours qui la suivent; la rééducation des muscles de tout le côté paralysé donne les meilleurs résultats. Mais dès que l’hémicontracture apparaît, les chances du kinésithérapeute diminuent de jour en jour, jusqu’au moment où la dégénérescence médullaire s’annonce par la griffe et le pied bot paralytique.
Paralysies et contractures de l’hystérie.
Nous n’insisterons pas longtemps sur les diverses affections nerveuses; nous indiquerons simplement les quelques méthodes d’intervention massothérapique, car la partie la plus importante sans
DAGRON
MASSAGE ET MOBILISATION
doute, celle de la rééducation motrice, est traitée spécialement dans cet ouvrage, comme nous l’avons dit (l) antérieurement.
Cependant nous croyons utile de spécifier cerlains trailemenis (|ui ont une man|ue bien particulièie.
iNous ne pouvons en elTet, après ce (|ue nous avons écrit sur riiémiplégie, ne ]>as revenir sur ce sujel à propos du traitement des paralysies hystériques, qui aflectent des formes multiples, persistent ou guérissent.
Ce massage est donc indi(jué chez ces malades, et, en dehors de son elfet suggestif, il a pom* but d(‘ conserver le plus longtem])s possible aux muscles leui- iiadtabilité.
Mais ce sont surtout les contractures (pii méritent une indication toute spéciale ; contrairement aux contractures secondaires de riiémorragie cérébrale, elles ne sont [>as dues à une scléroser descendante de la mo(dle. Ce cbloroforme les fait cesser pour (piebpjes instants; le massage a le même etfet de sédation musculaire.
Cne des localisations les plus communes et des plus difliciles comme diagnostic est la contracture des muscles de la hanebe (jui i-appelle la coxalgie.
(’diezces malades, le massage joint à la mobilisation passive donne des résultats bien variables, la rééducalion motric(> exige de lapait de la jeune fille une volonté (ju’on ne rencontre jias toujours; le moindre ]»rogrès est une cause d’auto-siiggestion (pii accélère la marebe vers la guérison.
Maladie de Parkinson.
Comme dans toute maladie du système nerveux dont les symptiMnes sont multiples et variables suivant l’âge de la lésion, la paralysie agitante trouver dans la massolbéra[)ie un soiilagement certain aux contractures, une assistance aux phénomènes paralyti(|ues ; mais il est un symphjine, (jui est particulier à cette maladie, c’est un tremblement spécial : à la main, le malade remue les doigts de façon à rappeler le mouvement d'émietter du jiain. Ce massage n'a aucune action sur ce syndrome.
Chez ces malades, la mobilisation passive seule modifie le tremblement, en modéi-ant et même en suspendant (pi(d(jues instants les mouvements souvent pénibles. Au membre supérieur, la mobilisation passive est exécutée par le médecin qui détail b' successivement tous les mouvements des doigts, de la main, du poigmd, d(*-
(1) CoNSTtNSOUX, loC. Cit.