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DIPHTÉRIE

pérature soit tombée à la normale, après la phase des grandes oscillations du quatrième septénaire.

C’est la période où le typhique, devenu convalescent, après avoir vécu sur lui-même et s’être déjà fortement amaigri, se cachectise encore, parsuite de l’atonie intestinale qui demande des ménagements prudents. Les lésions intestinales sont encore trop récentes pour qu’on propose de masser cet intestin, mais la musculature des membres n’exige pas cette prudence et des manœuvres légères de pression ont d’heureux effets sur les membres, le dos et les lombes.

A la sixième semaine, s’il n’y a pas eu de complications (hémorragies, etc.), on peut commencer à exercer quelques effleurages sur l’estomac, afin de l’aider à digérer les premiers aliments solides qu’on lui donne; un médecin prudent peut terminer ce massage par quelques passes sur le colon transverse et le côlon descendant, évitant la région de la fosse iliaque droite. A la fin du deuxième mois, tout l’abdomen doit être massé, afin de tonifier la fibre musculaire de l’intestin. Les digestions sont plus faciles et la constipation est heureusement combattue.

Le massage général est continué pendant quatre semaines et se termine par des exercices d’assouplissement, des marches de 200, 400, 500, 750, 1000 mètres, au pas accéléré, bien cadencé, en levant bien les genoux, pour favoriser le développement des muscles.

Ce que nous venons de conseiller pour le typhique, nous pourrions l’indiquer à tout malade d’entéro-colite prolongée ou de dysenterie, au cholérique même, s’il atrouvé grâce devant le génie épidémique.

Diphtérie.

11 est peu de maladies générales qui laissent d’empreintes aussi tenaces sur l’organisme que la diphtérie, car en dehors de la dépression générale, caractérisée par l’émaciation et l’hypoglobulie, le poison diphtérique cause la dégénérescence de la fibre musculaire et occasionne des paralysies d’autant plus graves qu’elles s’adressent à des muscles d’importance vitale (voile du palais, pharynx, etc.).

La dégénérescence de la fibre striée peut s’étendre à d’autres muscles, car la paralysie diphtérique se généralise; les membres peuvent être pris avant le voile du palais, et parfois, avec beaucoup d’irrégularité, des groupes musculaires sont atteints par le mal.

Ce ne sont pas des paralysies complètes, la contractilité électrique reste intacte. Les organes des sens sont atteints surtout dans leurs parties motrices (œil, ouïe, goût). La sensibilité tactile diminue : le malade ressent des fourmillements.

Tous ces divers troubles sont améliorés ])ar le massage local, mais surtout par les elFets généraux de la massothérapie. Son action sur les divers émonctoires est plus nécessaire que jamais pour débarrasser l’écoiiomie des toxines (pii agissent sur la libre striée.

La technique de nos mamuuvres est la même que pour toute maladie grave, en y surajoulaiit les pressions locales sur les régions en voie de paralysie.

Dès que les i)bénomènespharyugésonl cessé, lorsque la muqueuse buccale est indemne, des pressions sont exeir.ées sur loul le corps, même s’il n'existe aucun symptc'mie de paralysie du C(jté des membi'es. ('.es manœuvi*es sont répétées quolidiennement et suivies d’exercices de mobilisation j)assive, de mouvements d’inspiration jM’oronde, avec exercices très modérés du larynx, par émission de sons bas et élevés, à durée progressive.

Des exercices d’assouplissement (bis bras et des jambes, })uis des manpiagesde pas sonl exécutés simultanément av(‘c les mouvements recommandés pour entraîner voix et respiralion.

Les manœuvres locales sont ajoulées, c’esl-à-dii‘e que les pressions rapides du massage général font place à des effleurages mieux localisés, suivant (pie tel groujie musculaiie a été atteint de paralysie. Comme il n’y a ]»as de paralysie com})lète, on peut de suite commencer rentraînement du membre en dirigeant la mobilité passiveet active, comme s’il s’agissait de faiblesse musculaii-e après immobilisation.

La durée du traitement varie d’a[)i*ès l’étendue des lésions ; quand les membres n’ont pas été touchés, et que la j»aralysie est restée limitée au pharynx, le massage général avec exei’cices respiratoires est continué pendant un mois, mais si des zones musculaires ont été atteintes, aux membi es ou au tronc, notre intervention sera de plus longue durée.

Depuis que la diphtérie est soignée par le sérum, des complications diverses se sont surajoutées aux accidents de l’intoxication diphtérique ou, pour être plus exact, les ont remjilacés; il s’agit là d’une nouvelle intoxication, mais cette fois due au sérum : les accidents sont différents, et la massothérapie ne peut qu’en atténuer encore les effets, en aidant le corps à évacuer ces nouvelles toxines et à lutter contre les lésions qu’elles ont déterminées.

Maladies dyscrasiques (chloro-anémie).

Nous avons pris cette affection comme type des indications de massothérapie dans les maladies générales non inflammatoii-es, parce

INTOXICATIONS (SATURNISME).

que rénonciation des deux principaux symptômes, le nervosisme spécial et Fhypoglobulie, sutüsent pour donner une idée précise de l’importance de tout traitement cinésique et du massage en particulier.

On ne saurait prendre en effet trop de précautions dans des interventions pour des maladies qui s’annoncent par des souffles cardiaques et vasculaires, des syncopes, des hémorragies, des palpitations, de la dyspnée, etc.

Le massage général doit donc être dirigé dans ces cas avec toute la prudence possible, au début; mais au bout de peu de jours, les forces reviennent avec la diminution de ces symptômes et la résistance nouvelle des malades permet de joindre aux pressions sagement ménagées des exercices d’assouplissement divers.

La dénutrition n’est pas de règle chez la chlorotique, qui peut même ne pas s’amaigrir ; le sang est seul malade. Ce fait nous explique sa guérison rapide dès qu’un traitement a été institué contre son anémie. Nous réservons cependant notre jugement sur la valeur du traitement, quand il y aura anémie pernicieuse.

Intoxications (saturnisme).

Notre choix s’est porté sur le saturnisme plutôt que sur l’alcoolisme, quoique tous deux nous donnent des symptômes du côté du système nerveux, parce que, chez le saturnin, en dehors des accidents paralytiques, il existe un état d’anémie constant qui est justiciable du massage général.

L’état dyscrasique créé par le saturnisme tient d’ailleurs aux altérations du sang ; il y a diminution du chiffre des globules.

C’est un des accidents de l’intoxication saturnine qui amène le malade à se faire soigner, une colique de plomb, une paralysie des muscles du membre supérieur. Il est des cas où nous pouvons agir localement, dans les divers troubles de l’appareil locomoteur, par exemple.

La paralysie saturnine s’adresse surtout aux extenseurs des doigts et de la main ; d’après Duchenne de Boulogne, les radiaux seraient pris en dernier. Le long supinateur est respecté, contrairement à ce qui se passe dans la paralysie radiale. La contractilité électrique se perd rapidement avant la contractilité volontaire des corps charnus qui ont tendance à l’atrophie. Les muscles extenseurs du pied, les péroniers latéraux, les intercostaux sont aussi à surveiller.

Le massage, tel que nous l’avons décrit pour la paralysie radiale, est le meilleur mode de traitement local de la paralysie saturnine.

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILTSATION

elle exige toutefois des soins plus prolongés que la paralysie radiale a frigore. Mais si le traitement généi’al facilite une rapide évacuation du plomb, la durée du traitement est bien réduite.

Il n’a ])as encore été donné de résultats de la massothérapie en cas de coli([ue de j)lomb : je crains qu’elle n’ait pas d’action heureuse ; il s’agit de conlracture intestinale; le massage pourrait être tenté, mais comment le saturnin aigu })ourrait-il l’endurer, quelque léger lut-il.

Le tremblement, l’encéplialopatliie me semblent devoir mieux profiter du traitement local. Mais j’ai bàt(^ d’arriver à l’indication du massage généi’al, (pii ])ourrail devenir un jtrocédé de prophylaxie des conqilications du saturnisme, en facilitant l’évacuation du plomi) absorbé, et en donnant <à l’économie son maximum de résistance.

L(^ massage général ne |»rés(*nt(‘ aucune |>articularité d(^ teclini(|ue (pii mérite de nous y arrêter longueimmt; tontihois t(;s |)ressions doiviMif étri' tiï'S lég(*res, afin d’éviter par des manœuvres trop acnmtuées de léveiller des pliénomtmes convulsifs.

Cancer. — Tuberculose.

S’il (îxiste deux maladies (pii demamhmt à l’homme une somme de résistance toute spéciaU; pour lutter conire leur envahissement progressif, ce sont bien ces deux terribles aiïections qui semblent défier nos pmcédés Ibéiapeuliipies multiples et évoluent en diqiit de tous nos efforts.

Mass(‘r une tiimeui’ cancéreuse, ou quebpie genou atteint d’arthrite fongueuse, est une bien détestable besogne qui accélère le mal et le complique même. ^lais il y a cancer et cancéreux, et surtout tuberculose et tuberculeux.

Notre intervention sur l’anémie du cancéreux, sur sa circulation ne lui assurera aucune survie, soyons-eii certain, et si une gêne fonctionnelle locale (œdème des jambes, des bras, etc.) est améliorée par (pielques manœuvres massothérapiijues, notre action est vite limitée et de peu de durée. Aussi nous nous opposons à toute intervention chez le cancéreux, jusqu’à nouvel ordre.

Nous n’en dirons pas autant de la tuberculose : et tout d’abord, si nous sommes mal fixés au sujet du terrain (pii plaît au cancer, nous sommes mieux documentés au sujet de la tuberculose, et la prophylaxie peut ici jouer son nMe bienfaisant. Comptons parmi les agents physiques utiles à tonifier l’enfant, fadolescent, l’adulte (|ue guette le bacille de Koch, le massage et la mobilisation, avec h*s

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