CANCER, TUBERCULOSE
milieu maritime et que son état général est amélioré par le massage hygiénique.
Nous pouvons retrouver cet enfant à sa convalescence, quand il est boiteux de sa jambe, de son genou, quand il est impotent de son bi ’as, quand il est infirme en un mot : nous intervenons localement bien différemment. Nous respectons en général la jointure ankylosée, mais nous trouvons dans les articles voisins des mouvements qu'en amplifiant, en combinant, nous donnons, comme suppléants, à ceux qui manquent. Nous apprenons à Fenraidi du genou à marcher avec sa longue tige osseuse, au coxalgique à éviter la claudication.
Mais ce sont là services rendus dont nous avons déjà parlé et qui n’ont pas place ici : tandis que nous devons y consigner que ces jeunes convalescents sont toujours sous le coup de récidives dans d’autres jointures, et de localisation tuberculeuse en d’autres régions qui deviennent, suivant l’âge, de nouveaux lieux d’élection du bacille (larynx, méninges, bronches, péritoine, etc.). Aussi notre massage général, nos exercices divers deviennent chez le convalescent des moyens de prophylaxie contre de nouvelles invasions.
Chez le tuberculeux débile, le massage général est d’autant moins indiqué que ses muscles sont faibles, parfois dégénérés, et que les pressions, comme la mobilisation, doivent être suivies avec prudence et modération ; le surmenage est un degré facilement atteint chez ce malade, qui a de si soudaines variations dans ses conditions de résistance vitale.
Chaque jour demande un examen du convalescent, pour que l’on juge de la dose à ordonner, de l’exercice à conseiller, au besoin du jour ou de la période de repos que son économie exige.