X INTRODUCTION
quer directement les Rebelles, en partant de Saumiir pour les jeter à la mer, au lieu de faire le grand détour par la rive droite de la Loire et par Nantes, pour prendre l'ennemi entre deux feux. Tout cela a été étudié et discuté, longuement et à maintes reprises, par les écrivains techniques et par les historiens.
On ne doit guère s'étonner de voir des militaires de carrière, comme Dubayet et ses lieutenants : Vimeux, Haxo, Kléber, des représentants habitués à la guerre, comme Keubell et Merlin, de Thion ville, faire tous leurs efforts pour rejoindre l'armée des côtes de Brest, bien commandée et coutumière du succès.
Arrivée à Tours les 22, 23 et 24 août 1793, l'armée de Mayence faisait, le 26, filer, sur Saumur, son avant-garde. Le 3o, Kléber, avec celle-ci, couchait à Angers. Quelques jours après, Dubayet présentait sa division à Ganclaux et les opérations de guerre reprenaient au sud de Nantes et de la Loire.
Il semble bien que l'accueil enthousiaste, fait aux nouveaux venus, et les premiers succès remportés par Kléber et ses compagnons, dans le voisinage du lac de Grand- Lieu, ne furent pas agréables à tous les généraux de l'armée de Nantes, Beysser, ce « Roger Bontemps » i, paraît avoir péché surtout par jalousie, en refusant « avec humeur » 2 de marcher, le 16 septembre, sur Glisson, de concert avec Kléber, qui le lui proposait, et en laissant écraser celui-ci, avec son avant-garde, le 19, à Torfou, par les troupes combinées de d'Elbée, Bonchamps, Lescure et Gharette. S'il y eut vraiment mauvais vouloir de la part de Beysser, il en fut lui-même la victime, car, le surlendemain, il était écrasé et mis en déroute à Montaigu par une partie des vainqueurs de Torfou. Sa troupe se rejetait en désordre jusqu'à Nantes 3; et Ganclaux était