‹ Kléber en VendéeChapitre 56 sur 170 · aj août · texte numérisé non relu

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vaux. Cet arrangement semblait être calculé pour faire décider d'attaquer la Vendée par Saumur. Il était probable que les quatre représentants du peuple ^ et les sept généraux ^ de l'armée de la Rochelle opineraient pour cet avis, ce qui ferait onze voix. Le général ^ et les quatre représentants 4 de l'armée des Côtes de Brest n'en auraient que cinq ; quant au général et aux représentants de l'armée de Mayence ^, il était probable que, ne connaissant pas le pays, ils n'opineraient pas, et, quand même ils se fussent réunis à l'opinion d'attaquer par Nantes, il ne pourrait y avoir que huit voix pour le dernier avis 6.

Le général en chef de l'armée des Côtes de Brest, Ganclaux, arriva à Saumur, avec son chef d'état-major Vergues, le i^^ septembre. Les représentants du peuple y étaient arrivés la veille : l' avant-garde de l'armée de Mayence était déjà arrivée à Angers; ainsi, il était temps de tenir le conseil de guerre. Il s'assembla, le 2, à huit heures du matin, et la présidence en fut déférée à Reubell.

La première observation, que firent les généraux de l'armée de la Rochelle, fut que le chef de l'état-major de l'armée des Côtes de Brest ne devait pas avoir voix délibérative, sous prétexte qu'il ne commandait aucune division de l'armée ; comme si l'essentiel n'était pas de prendre l'avis de ceux qui, par état, connaissaient mieux le théâtre de la guerre et les ressources locales. Cependant,

1. Ils étaient cinq : Richard, Choudieu, Bourbotte, L. Turreau et Fayau.

2. Ils étaient neuf : Rossignol, Duhoux, Menou, Santerre, Ghalbos, Salomon, Mieszkowski, Rey et Dembarrère.

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