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etre bientôt décharge, les papiers publics nous ayant deja mandement par annoncé l'arrivée du général Léchelle. Voici l'arrêté dont intérim, en ^ertn
o d un arrête des
il est fait mention et par lequel les différents commande- représentants du
peuple. L'armée
ments de l'armée sont désignés ; il fut aussitôt mis à exé- continue son sé-
.. jour au camp de
CUtlOn. Montaigu et fait
des sorties pour
Nantes, le J octobre JygS importer des co-
mestibles de toute espèce.
Le citoyen Kléber, général en chef par intérim de l'armée des côtes de Brest, mettra à Tordre du jour ce qui suit :
lo II est ordonné au général de brigade Kléber de prendre le commandement en chef provisoire de l'armée des côtes de Brest, et de se faire reconnaître à l'instant en cette qualité.
2° Il est ordonné au général Beaupuy de prendre le commandement provisoire de 1 avant-garde et de toutes les troupes jusqu'ici sous les ordres du général Kléber, et de se faire reconnaître de suite en cette qualité.
3^ Il est ordonné au citoyen Scherb, adjudant général, chef de brigade, de prendre le commandement provisoire de la deuxième division de l'armée, ci-devant sous les ordres du général Beaupuy, et de se faire reconnaître de suite en cette qualité.
4^^ Au citoyen adjudant général chef de brigade Blosse d'aller prendre le commandement provisoire des troupes au bivouac près Remouillé, de les faire camper, de s'y garder militairement et d'y attendre les ordres du général en chef.
I. J'ai rappelé dans la préface de ce volume combien Kléber s'est toujours dérobé, autant qu'il a dépendu de lui, au commandement en chef. Ce fut toujours malgré lui et à son corps défendant qu'il fut appelé à exercer ce commandement.
l88 KLÉBER EN VENDÉE.
S'^ Il est ordonné au citoyen Diisirat ^, adjudant général, de se rendre à Nantes, et d'y prendre provisoirement le commandement amovible en second de cette place ; en conséquence, de se faire remettre les instructions relatives à son service par le citoyen Laval, et de correspondre avec le général en chef.
6° Au citoyen Besson 2, de remplir les fonctions d'adjudant général près le général Beaupuy.
7° Au citoyen Lefaivre ^, chef de bataillon, de prendre à Tavant-garde les fonctions du citoyen Blosse.
8** Au citoyen Lefaivre 4 jeune, de remplir les fonctions d'adjoint aux adjudants généraux près le citoyen Besson.
90 Au citoyen Duthil, de remplir les fonctions d'adjudant général à la colonne de Scherb.
Les Représentants du peuple :
Signé : Merlin, L. Turreau.
1. Pierre-Marie-Gabriel Vidalot du Sirat, ou Dusirat, né le 23 mars i;;64, au château du Sirat, près Valence-d'Agen (Tarn-et-Garonne). Entré au service en i;;8i comme cadet dans le régiment d'Aunis, il était capitaine de grenadiers pendant le siège de Mayence, dans le même régiment devenu le 3i* d'infanterie. Il se distingua pendant le siège ; général de brigade le 5 juillet 1^94, après avoir commandé une des colonnes infernales de Turreau dans la A endée. Les notes de ses supérieurs le désignent toutes comme un excellent officier fait pour commander une armée et pas assez connu. Il commanda le département du Tarn-et-Garonne en 1809 et celui du Lot-et-Garonne en 1825. Mort au Sirat, le 3 décembre i843 Son père, Antoine Vidalot, avait été député à l'Assemblée législative et à la Convention.
2. François-René Besson fut tué huit jours après au combat de la Tremblaie, sous Cholet. Beaupuy dit qu'il « était brave jusqu'à la témérité, aussi intelligent que capable. » Il allait être nommé chef d'état-major. (Cf. Bussière et Legouis, Michel Beaupuy, 200.)
3. Était adjudant général et commandait la place de Paimbœuf au mois d'octobre i;;!94. Il fut destitué par le Comité de Salut public le 10, pour avoir poussé à la mer et laissé noyer des femmes et des enfants.
4- Peut être Louis-Jean-Claude-Clément Lefaivre, né à Besançon, le 18 décembre i;6y; colonel du 8' cuirassiers; baron de l'Empire le i3 décembre i8i3, donataire de mille francs de rente sur le canal du Loing, confirmé dans son titre par ordonnance royale du 2 décembre 1814, mort le i3 mars 1839.
Pour tenir le soldat en haleine, j'envoyai, le i6 et le 17, beaucoup de partis dans les environs, avec ordre d'emporter toutes les denrées et d'amener tous les bestiaux qu'ils pourraieut trouver. La quantité de mulets que nous avions fit que ces sorties ne furent pas infructueuses ; fuue de ces petites troupes donna dans une embuscade et perdit deux chasseurs et treize mulets.
Si j'avais pu me procurer la série des marches, contremarches et des déroutes éprouvées par l'armée des côtes de la Rochelle, je Feusse placée ici, à côté de la série de nos victoires, et on eût vu un contraste frappant dans la manière dont chacune de ces armées concourait à l'exécution du plan arrêté et si bien conçu à Saumur. Cependant, le 2 octobre, le général Rossignol convoqua de nouveau un conseil de guerre dans son armée, dans lequel, jetant toute la faute des échecs qu'il éprouva sur l'armée de Brest, il fit déclarer que chaque armée, libre de ses mouvements, agirait à l'avenir ainsi que les circonstances et le bien du service pourraient fexiger ; ce qui devait mettre, en eli'et, ce général et ses lieutenants beaucoup plus à leur aise.
Mais le Comité de Salut public, las sans doute de ce défaut d'unité et d'ensemble, se détermina enfin à réunir les deux armées des côtes de la Rochelle et des côtes de Brest sous le commandement d'un seul ^. Il donna à cette
I. « A trop de généraux succédera un seul général en chef d'une armée unique, c'est là le mojen de donner de l'ensemble aux divisions militaires, de l'union aux moyens d'exécution de l'armée, de l'intensité au commandement et de l'énergie aux chefs des troupes. — Deux chefs marchaient contre la Vendée, deux chefs appartenaient aux deux armées des côtes de Brest et de la Rochelle; de là, point d'ensemble, point d'identité de vues, de pouvoir, d'exécution; deux esprits dirigeaient deux armées, quoique marchant vers le même but; et il ne faut à l'armée chargée d'éteindre la Vendée qu'une même impulsion. La force des coups qui doivent être portés aux Brigands dépend beaucoup de la simultanéité, de Tensemble de
igO KLEBER EN VENDÉE.
armée la dénomination d'armée de l'Ouest, et mit le général Léchelle ^ à sa tête. Quant à Rossignol, il prit le commandement de l'armée de Brest proprement dite, c'est-à dire du corps destiné à garder les côtes de l'Océan, depuis Cherbourg jusqu'à l'emboucliure de la Loire, et de toutes les troupes réparties dans les départements de la Sarthe, de la Mayenne, des Côtes -du-Nord, du Morbihan et du Finistère. Rossignol établit son quartier général à Rennes ^.
17 vendémiaire Le général Léchcllc arriva, le in au soir, à Montaigu,
(8 octobre). i z-i •
Arrivée du gé- accompagué de Carrier, représentant du peuple ^, et du
ceux qui frappent et de l'esprit uniforme qui les meut. — Les généraux ont plus de passions et des passions plus actives que les autres hommes. Dans l'ancien comme dans le nouveau régime, un amour-propre excessif, une ambition exclusive de la victoire, un accaparement de succès sont inséparables de leur cœur. Chacun, comme Scipion l'Africain, voudrait être Scipion le Vendéiste ; chacun voudrait avoir éteint cette guerre civile, chacun voudrait avoir renversé le fanatisme et exterminé le royalisme. — Ambition généreuse, sans doute, et digne d'éloges, mais c'est lorsqu'elle n'est pas personnelle, mais c'est lorsqu'elle n'est pas exclusive.... — Désormais un seul général en chef commandera l'armée active contre la Vendée ; pour y parvenir, il a fallu faire un nouvel arrondissement pour cette armée. L'armée de Niort, celle de Saumur, celle de Nantes ne formeront plus désormais qu'une seule armée; elle sera augmentée en territoire de tout le département qui contient Nantes, du département de la Loire-Inférieure. Cette armée portera le nom d'armée de l'Ouest. » (Barère, Rapport sur la Vendée, i" octobre i^yS, p. i3, 14, i5 de l'édition in-8.)
I. Le Comité de Salut public annonça Léchelle comme réunissant l'audace et les talents nécessaires pour finir cette trop longue et trop cruelle guerre; mais voici, sans exagération, le témoignage que lui doivent ceux qui l'ont connu et apprécié : il était le plus lâche des soldats, le plus mauvais des officiers et le plus ignorant des chefs qu'on eût jamais vu, il ne connaissait pas la carte, savait à peine écrire son nom, et ne s'est pas une seule fois approché à la portée du canon des Rebelles. En un mot, rien ne pouvait être comparé à sa poltronnerie et à son ineptie, que son arrogance, sa brutalité et son entêtement. (Note du manuscrit.)