‹ Kléber en VendéeChapitre 7 sur 170 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

le i8, l'armée de Saumur, commandée par Santerre et Ronsin, était battue à plate couture à Coron, tandis que Rossignol était demeuré malade à son quartier général.

Le 19, pendant que la Grande Armée Catholique et Royale repoussait Kléber à Torfou et lui prenait ses canons, le général Duhoux, à la tête des troupes de la levée en masse, était mis en déroute au Pont-Barré par l'un de ses parents du même nom i.

J'ai dit déjà que Canclaux avait ramené à Nantes l'armée de Mayence dans la matinée du 2a septembre. Les Mémoires de Kléber fourniront d'amples renseignements sur l'habileté déployée, dans cette circonstance, par le général en chef de l'armée des côtes de Brest. Bonchamps, en effet, et ses seconds, fidèles aux résolutions prises par les généraux Vendéens 2, attaquèrent à trois reprises consécutives les républicains à leur sortie de Clisson. Si Lescure et Charette n'avaient pas manqué à la parole donnée, il y a tout lieu de penser que ces attaques eussent réussi et que les meilleures troupes de la République, dans TOuest, eussent été sinon complètement détruites, du moins coupées de leur ligne de retraite sur Nantes, rejetées dans l'intérieur de la Vendée. La suite des événements en eût été complètement changée ^.

Mais Canclaux rentra à Nantes et put y rétablir son armée et reconstituer ses approvisionnements. Trois jours après, il repassait la Loire 4, bien décidé cette fois, même s'il n'était pas soutenu par Rossignol, à s'attacher sans répit à l'ennemi, qu'il avait ordre de détruire et, pour ce

1. Le chevalier Duhoux d'Hauterive, officier vendéen, tué à la bataille de Savenay. On trouvera des détails complets sur toute cette partie de la campagne, notamment dans Ghassin, Vendée patriote, III, et dans Deniau, Histoire de la guerre de la Vendée, 2' édition, II.

2. A Tififauges, dans la soirée du 19 septembre (cf. le Précis de Gibert, 91, en note).

3. « L'armée de Mayence coupée de sa ligne de retraite, c'était la conquête de Nantes assurée aux Vendéens. Seuls d'Elbée et Bonchamps l'ont compris. » (Lieutenant-colonel d'Elbée, Le généralissime d'Elbée, •].)

4. « L'armée se tiendra prête à marcher aujourd'hui entre neuf et dix heures du matin; la générale en sera le signal. La colonne sera dans l'ordre direct..,. » Canclaux. {Ordre du 25 septembre 1793, en copie, dans les papiers Chateaugiron de la collection Venture.)

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