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M. Mesnard Dupin ou du Pin, place du Bretonnais

5. « L'état-major étant logé à la maison (Mesnard Dupin), il n'y fut

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Nous attendions à chaque instant la colonne de Ghalbos venant de Ghatillon, mais la nuit survint sans qu'elle parût. Cependaut, vers les sept heures du soir, nous vîmes arriver successivement Bourbotte ^, Choudieu, Fayau ^ et Bellegarde ^ qui, réunis à Merlin, Carrier et Turreau, formèrent un collège de sept représentants du peuple. Les

commis aucun désordre. Ailleurs, le pillage et l'incendie signalèrent dans la ville la barbarie des révolutionnaires. Je vis devant notre porte des soldats, sur les marches de l'escalier des charcutières, briser, détruire tout ce qui leur tombait sous la main. » (Boutillier de Saint-André, loc. cit., 194.) — Ce récit de M. de Saint- André est contredit par Savary, autre témoin oculaire, qui écrit (loc. cit., II, 261) : « On avait établi, dans la matinée, des postes dans les différents quartiers, et des factionnaires dans les rues, avec la consigne de ne laisser aucun soldat entrer dans les maisons. Les historiens n'en ont pas moins répété que tout avait été mis à feu et à sang à Gholet. »

1. Pierre Bourbotte, né à Vaux (Yonne), le 5 juin 1^63, député de son département à la Convention, demanda dès le 16 octobre 1792 la condamnation à mort de Louis XVI et de sa famille. A la prise de Saumur par les Vendéens, le 6 juin 1793, il fut sauvé par Marceau ; il fit souvent preuve de courage. Il fut condamné à mort avec les INlontagnards et se poignarda. On le porta, vivant encore, à l'échafaud.

2. Joseph-Pierre-Marie Fayau des Bretinières, né à Rocheserviére. en Poitou, en lySi, administrateur du département de la Vendée, député de ce département à la Convention. Il vota la mort du roi, sans appel ni sursis. Rentré à la Convention après sa mission à l'armée des côtes de la Rochelle, il proposa Tincendie total du territoire insurgé, afin de le rendre inhabitable pendant un certain temps. Il dénonça Baco, maire de Nantes, comme fédéraliste. Décrété d'accusation après l'insurrection de prairial an III, il bénéficia de l'amnistie de brumaire. Chef de bureau au ministère de la justice, commissaire près le tribunal correctionnel de Montaigu. Mort le 2^ mars i;;99.

3. Antoine-Denis Dubois de Bellegarde, né à Angoulème le i" mars 1^38, garde du corps le 28 février i^SS; soldat et bas-officier dans un régiment de cavalerie en 1^58. Il était cornette aux hussards de Wurmser lorsqu'il se distingua à l'affaire de Roupterot où il fut blessé de dix-sept coups de sabre et de trois coups de feu. Chevalier de Saint-Louis. Commandant de la garde nationale d'Angoulème en i;;89 ; député de la Charente à l'Assemblée législative puis a la Convention. Il était en mission à l'armée du Nord lors de la trahison de Dumouriez, et contribua puissamment à retenir les troupes qui auraient pu suivre leur général. Il fut envoyé en mission dans l'ouest, le 19 août 1793. Élu au conseil des Cinq-Cents, puis au conseil des Anciens, par le département de la Charente. Employé dans les eaux et forêts sous l'Empire, exilé comme régicide, en vertu de la loi du la janvier 1816, mort à Bruxelles en 1825.

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premiers nous annoncèrent que le corps aux ordres de 26 vendémiaire Chalbos uc pourrait ffuèrc être rendu à Gholet que vers

(17 octobre), . . ., .

Arrivée de la mmuit, et, comme il était harassé de fatigue, on convint bos^Tchoiet. ^ ^^^^ prendrait séjour le lendemain. Vers cette heure, parut enfin la tête de colonne, et, des officiers de mon étatmajor lui ayant indiqué l'emplacement qu'elle devait occuper, elle y prit position. Le mouvement ne fut achevé qu'à deux heures du matin. Aussi, au lieu de faire mar- Les généraux, cher l'armée, on séjourna dans les deux camps, et les offi-

les représentants

du peuple se réu- cicrs généraux I se réunirent, dans le jour, en conseil de né^aTen chef Lé- guerre, chez Léchelle, où se trouvèrent pareillement les cheiie; on tient g^pt représentants dont je viens de parler.

conseil. L armée * *^ o x

de Mayence est at- Je pris la parolc et proposai de faire partir sur-le-champ,

taquée par les Re- ii.it

belles. — Bataille ^t saus attendre au lendemain, les deux corps d armée sanglante de Cho- ^éunis, de Ics faire marcher sur trois colonnes, savoir :

let.

celle de droite par Jallais, d'où il lui serait aisé de tourner la position de Beaupréau, en cas que l'ennemi eût intention d'y tenir ; ou de se porter droit sur Saint-Fio- À rent-le-Vieil pour l'attaquer en queue, si, en effet, ainsi que l'assurèrent diff'érents habitants de Gholet, il était ou coupé ou intentionné de passer la Loire ^ ; celle du centre sur Beaupréau par le May ; et enfin celle de gauche, sur Geste, par Saint-Macaire, pour arrêter les Rebelles et les couper en cas qu'ils voulussent se retirer, par Vallet, vers Nantes. Ces trois colonnes, ajoutai-je, marchant ainsi, seraient à même de se secourir mutuellement,

1. Les généraux de la colonne de Chalbos étaient : Chalbos, commandant en chef, le général de division MûUer, les généraux de brigade Westermann, Ganuel, Chabot, Nouvion et Danican. [Note du manuscrit.)

2. Une lemme, chez laquelle j'avais mis pied à terre et qui paraissait initiée dans les pensées les plus secrètes des chefs de Rebelles, me prévint de toute la manœuvre que l'ennemi se proposait de faire, et m'assura que nous serions attaqués à Cholet même, avant deux fois vingt-quatre heures; j'en rendis compte, mais personne ne voulut ajouter foi à cette assertion. (Note du manuscrit.)

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si l'une d'elles venait à être attaquée, ou de se réunir sur le point de Montrevault ^ pour se porter à Saint-Florent, si l'ennemi s'y était porté lui-même. L'adjudant général Marceau, qui faisait les fonctions de général de brigade, ainsi que tous les chefs de l'armée de Mayence, étaient de mon avis ; Merlin survint et s'y rangea pareillement ; mais nous ne fîmes fortune ni l'un ni l'autre. On trouvait que le corps d'armée aux ordres du général Ghalbos était trop harassé pour exécuter de suite le mouvement et que l'armée de Mayence réunie à la petite colonne de Luçon était trop faible pour se disperser ainsi. On ne croyait pas d'ailleurs que l'ennemi eût intention de passer la Loire ; qu'il était à Beaupréau, que c'était donc à Beaupréau qu'il fallait marcher, et y marcher ensemble et en masse. « Cette manœuvre, répliquai-je, a cela d'avantageux que, pour la concevoir, il ne faut pas se mettre l'esprit à la torture », et je me retirai.

Pendant que nous discutions ainsi, une partie de l'armée Rebelle passait en effet la Loire à Saint-Florent ^, tandis

1, Montrevault, sur un coteau de la rive droite de l'Èvre, qui l'entoure au sud et au nord comme un promontoire. Chef-lieu de canton autrefois du district de Saint-Florent-le-Vieil, aujourd'hui de l'arrondissement de Cholet. A vingt-sept kilomètres nord-nord-ouest de cette ville; huit kilomètres nord de Beaupréau ; treize kilomètres sud de Saint-Florent-le- Vieil ; vingt et un kilomètres nord-est de Vallet ; vingt-six kilomètres sud-sud-est d'Ancenis ; quarante-deux kilomètres est de Nantes.

2. « Le 17 au matin, M. de Talmont, après avoir rassemblé les soldats des environs (de Saint-Florent), dirigea trois attaques, l'une sur Ingrande, l'autre sur Varades, et la troisième sur Ancenis, pour tenir en échec les garnisons de ces petits endroits et les empêcher de se réunir sur un seul point. Varades lui avait été désigné ; Gourdon, l'un des meilleurs capitaines de l'armée de M. de Bonchamps, qui l'avait nommé le brave Gourdon. partit le matin à quatre heures, de Saint-Florent, sous les ordres de M. le chevalier de Turpia-Crissé, avec quatre cents hommes choisis, passa sur le ventre aux petits postes placés dans les îles intermédiaires et, après un léger combat, s'empara de Varades, qui fut de suite occupé par une forte garnison. » (Gibert, loc. cit., 96-97.)

« Pendant toute la marche de Beaupréau (sur Gholet) à la rencontre de

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qu'un autre corps de quarante mille hommes, commandé par d'Elbée et Bonchamps, marchait sur Gholet, où il croyait, sans doute, surprendre nos troupes plongées dans le vin et abandonnées au pillage. Mais nous étions sur nos gardes et, déjà, vers les six heures du matin, le capitaine Hauteville ^ avec une cinquantaine de chasseurs à cheval, soutenus par quelque infanterie légère, était parti à la découverte et s'était avancé jusqu'au delà du May, où il rencontra des patrouilles ennemies. Il tirailla quelque temps avec elles, afin de les engager à un mouvement qui pût le mettre à même de reconnaître leurs forces et de pénétrer leurs projets. Il leur donna ensuite la chasse et rentra dans le camp. Sur le rapport qu'il en fit, il fut ordonné d'envoyer des partis continuels, pour observer les Rebelles, et que les troupes se tiendraient prêtes à combattre. A deux heures après midi, j'apprends que r avant-garde est attaquée et que les avant-postes se replient avec précipitation. On bat la générale en ville et au camp ; tout le monde est bientôt sous les armes. Je me transporte lestement sur la gauche du corps de bataille, comme étant la plus faible et la plus aisée à tourner par le bois de Gholet, si on n'y portait pas la plus grande attention. J'y trouve Haxo, Sainte-Suzanne ^ et

l'ennemi (les Républicains\ nos gens entendaient distinctement le canon de la place de Saint-Florent, qui battait Varades sur la rive droite de la Loire, et l'on disait tout haut que c'était pour passer ce fleuve si nous étions vaincus. » (Poirier de Beauvais, loc. cit., 146.)

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