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DU GÉNÉRAL KLÉBER

[Saint'Hilaire-de-Loulay .\ Ordre du 2y septembre iyg3

Tout le monde se tiendra prêt à marcher à dix heures du matin. On ne battra la générale qu'après de nouveaux ordres du général.

Les chefs de brigade, les chefs de bataillon, les commandants de compagnies, ceux des postes, veilleront avec la plus scrupuleuse attention à ce que personne ne s'éloigne du camp, sous tel prétexte que ce puisse être.

Le général, fatigué des longues remontrances qu'il n'a cessé de donner pour empêcher les tiraillements, prévient enfin tous les citoyens officiers que c'est à eux seuls qu'il s'est déterminé de s'en prendre, pour arrêter un abus que leur coupable indifi'érence a fait naître. Hier, on a tiré à l'infini sur des oies; les officiers étaient là, et aucun d'eux ne s'est mis en devoir d'empêcher ce tiraillement. Le général a été profondément indigné de ce silence criminel. C'est là où il a vu combien peu on écoutait et exécutait ses ordres. Ils le seront cependant, il le jure sur cet honneur qui lui est mille fois plus cher que la vie. 11 traduira

au tribunal qui en doit connaître les lâches qu'une coupable mollesse empêche de faire leur devoir.

Un spectacle bien satisfaisant est venu, dans cet instant, distraire le général de la peine profonde, que lui causait l'horrible débandade qui s'est hier faite surtout dans la légion des Francs et les chasseurs de Kastel ; c'est lorsqu'il a vu, dans ce moment de halte, les troupes qu'on lui a confiées des côtes de Brest rester à leurs rangs serrés et sous les armes, comme si elles eussent été en présence de l'ennemi. Cette contenance fière lui présage les plus heureux succès, et lui est un garant sûr de celui de ces troupes, et c'est leur exemple que le général invite ses troupes Mayençaises à suivre. Que toutes rivalisent entre elles, qu'elles connaissent cette émulation précieuse qui fait faire le bien ; qu'elles se disputent l'honneur de le faire le mieux, alors elles obtiendront, toutes, les succès qu'un vrai républicain doit toujours remporter sur les esclaves des despotes.

Chaque fois qu'on entrera daus un camp, les troupes resteront sous les armes jusqu'à ce qu'on ait fait sortir des rangs, d'abord la garde, ensuite les hommes de corvée qui doivent aller, les uns en armes, les autres sans armes, à la paille, au bois, etc. Les chefs de brigade et ceux des corps resteront responsables de l'exécution de cet article de l'ordre.

Que l'on se mette en marche ou non, à dix heures, les troupes prendront les armes, on leur lira une proclamation des représentants du peuple et on fera un appel exact, et on en remettra le résultat au général, qui veut aussi connaître les officiers et sous-officiers blessés, malades ou absents, avec ou sans permission. Il prie les chefs des corps de lui en faire remettre le résultat le plus tôt possible.

2j septembre iyg3

Le général en chef pré vient l'armée qu'elle est environnée d'ennemis, et qu'il est plus particulièrement défendu à tous les individus de l'armée de s'écarter du camp.

Deux cents francs sont donnés en gratification, au nom de la République, à toute personne qui arrêtera un soldat venant de tirer un coup de fusil dans les environs du camp, afin que le général puisse le faire juger comme assassin, et que les bons soldats ne soient plus affligés d'une telle dilapidation de poudre.

Il est expressément défendu de faire les feux des cuisines en avant des faisceaux d'armes. Ils doivent tous être en arrière du front de bandière.

Tout officier ou sous-officier commandant un poste, qui laissera entrer dans l'intérieur du camp, sans avoir fait reconnaître, sera suspendu et envoyé, pour trois mois, en prison sur les derrières.

L'attachement sincère que le général porte et a voué à l'armée, et le soin qu'il aura toujours de lui en donner des preuves, doit la convaincre que toutes les mesures de sévérité qu'il prend ne tendent qu'à lui conserver l'honneur et la gloire militaires qu'elle a acquis.

Une fois pour toutes, l'armée ne marchera jamais que par pelotons, observant la distance et gardant le plus grand silence possible. Elle s'habituera aussi, quoique sa droite en tête, à être mise, par inversion, à droite en bataille. Par ce moyen, elle est toujours à même de combattre, de quelque côté que vienne l'ennemi.

Le général annonce qu'il a fait remplacer les citoyens Dorvilliers et La Haye, officiers au deuxième bataillon de Seine-et-Oise, pour s'être absentés sans permission, et

qu'il va se faire donner l'état de tous les individus restés à Nantes sans causes légitimes, pour les dénoncer à la Convention nationale comme d'infâmes traîtres.

[Saint-Hilaire-de-Loulax.] Ordre du 28 septembre Jyg3

Une fois pour toutes, les grand' gardes du camp et tous les postes de l'armée feront reconnaître de la manière qui suit. Après que la sentinelle aura crié : Qui çiçe/ on lui répondra : République française. La sentinelle criera d'une voix ferme : Halte-là/ Caporal, çenez reconnaître f Le caporal se portera avec ses quatre hommes à trente pas du poste et lui, de sa personne, à dix, en avant; il répétera le : Qui i>i^e! Et, après la réponse de : République française ; si c'est de jour, après avoir reconnu les troupes, il dira : Avance, et si c'est de nuit, il fera donner le mot d'ordre et de ralliement, et préviendra son chef que la troupe est reconnue. Les quatre fusiliers de la découverte auront les armes hautes, et, si le pas des chevaux annonce une troupe un peu nombreuse, la garde entière prendra les armes, ainsi que pour l'infanterie.

Il sera nommé tous les jours un officier supérieur de visite de poste dans les quatre divisions de l'armée, qui seront chargés, pendant les vingt-quatre heures, de la police et sûreté du camp, ainsi que de la visite des postes.

Il est ordonné aussi que, dans chaque bataillon, on enterrera les débris des viandes tuées.

Le général en chef Ganclaux ordonne que les volontaires et soldats, qui vont aux hôpitaux de Nantes, n'emportent avec eux que les plus mauvais fusils de leur compagnie. Lors de leur entrée à l'hôpital, le fusil que chaque

militaire aura apporté sera envoyé à la commission des armes ; cette arme sera rendue au soldat en sortant de l'hôpital, et en bon état. Le directeur tiendra la main à l'exécution de cet ordre, pour ce qui le concerne.

Dorénavant, dans tout camp stable, les gardes monteront à dix heures précises ; elles se réuniront aux autres de leur demi-brigade, et défileront pour se rendre à leur poste, conduites par un soldat d'ordonnance qui viendra les chercher.

Les commandants des bataillons et autres corps de l'avant-garde, du corps d'armée et de la réserve feront passer, dans le jour ou demain au plus tard, au citoyen Brondes, commissaire des guerres, que l'on trouvera en avant des vivres qui se distribuent au corps d'armée, le nombre effectif de leurs corps, distinguant les soldats des officiers et les chevaux.

On renouvelle qu'à l'avenir, on ne distribuera plus, à toutes les distributions, que sur des bons totaux de chaque corps. Tout autre bon partiel sera refusé i.

Ordre du général Kléber

Aussitôt que les tentes seront arrivées, chaque bataillon, s'empressera de les faire tendre, au cordeau, sur deux rangs. On établira les faisceaux et généralement tout le front de bandière, conformément au règlement qui sera également observé pour la garde de police, les feux et les latrines. Les chefs de bataillon commanderont ensuite les hommes de corvée pour enterrer les restes des bestiaux tués, qui infectent le camp, et occasionneraient bientôt quelque maladie putride. Les officiers d'inspec-

I. Ces ordres ne portent pas de signature. Ils émanent, très vraisemblablement, du général Aubert-Dubayet.

tion, que chaque corps doit avoir, seront responsables de l'exécution de cet ordre, et veilleront à ce qu'à l'avenir on ne laisse plus aucun de ces restes.

Le général entend qu'indépendamment de l'état de situation, qui lui sera exactement envoyé tous les quinze jours, il recevra, tous les matins, celui des mouvements survenus dans chaque bataillon ou chaque brigade, lesquels se trouveront au dos des billets d'appel, qui seront portés tous les jours au quartier général, à neuf heures du matin.

Il y aura tous les jours deux officiers supérieurs de ronde, l'un pour la visite des postes sur la droite, l'autre sur la gauche ; la grande route servira de ligne de démarcation. Ces officiers seront chargés de faire défiler les postes, et ils en feront au moins deux visites par jour et autant de nuit, à des heures indéterminées. Ils seront munis de leurs hausse-cols et accompagnés d'un adjoint et d'une patrouille. Le service se commandera par la droite de l'ordre de bataille établi dans le camp. Ainsi, aujourd'hui, les citoyens Ageron et Travot feront ces visites, le premier à droite, le second à gauche.

Le citoyen Tardieu, capitaine de grenadiers, pour n'avoir pas procuré le mot d'ordre à son poste, s'y être endormi et avoir répondu d'une manière indécente à l'officier supérieur de service, et le citoyen Grémillet i, capitaine au iS*" bataillon des Vosges, pour le même grief, resteront, chacun, vingt-quatre heures aux arrêts forcés. Le général prévient son armée que c'est pour la dernière fois qu'il use d'une si grande douceur pour des fautes aussi impardonnables, surtout envers les officiers instruits qui,

I. Jean-Etienne Grémillet, né vers 1^45, capitaine à la 2' compagnie du i3* bataillon de volontaires du département des Vosges, avait pris part au siège de Mayence.

comme le citoyen Tardieu, ne peuvent être censés avoir péché par ignorance.

Le général s'empresse d'annoncer à l'armée que quatre hommes du corps d'armée ont été tués par les Brigands, en allant piller un château. Ils ont subi la peine que méritait leur désobéissance. Pour éviter un pareil inconvénient, le général se propose de faire rassembler les troupes à des heures inconnues, et il fera faire des appels, et donne sa parole d'honneur qu'il fera destituer les officiers et sous-officiers qui se trouveront absents sans permission.

Les chefs de brigade enverront leurs noms, ainsi que ceux des officiers de leur corps et leur ancienneté de grade et de service.

Les armes qu'on ne pourra décharger le seront à une heure fixée par les chefs de brigade de police, qui surveilleront cette opération.

Chaque bataillon commandera, tous les jours, un piquet de service égal à celui de la garde ; ce piquet se tiendra spécialement prêt à marcher au premier coup de baguette. Il sera donc plus expressément défendu aux hommes, qui le composeront, de s'éloigner du camp.

[Saint-Hilaire-de-Loulqx.] Ordre du 2g septembre lygS

Le général en chef passera ce matin l'armée en revue. Les différents corps se tiendront prêts à prendre les armes sitôt que la soupe sera mangée. Les soldats sortiront sur le front de bandière du camp, avec leurs armes et leurs sacs, et le camp restera tendu.

A ce moment, il sera fait sous les yeux des commandants des bataillons, par chaque capitaine, un appel exact de sa compagnie, dont il formera le tableau numérique,

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quant aux sous-officiers et soldats, et nominatif quant aux officiers. Il le remettra de suite au commandant de bataillon, qui en fera un relevé. Ce relevé sera remis aux commandants de divisions, de l'avant-garde et du corps de réserve, par qui ils passeront au général Aubert-Dubayet et, par lui, au général en chef.

Signé : Ganclaux.

Le général Kléber fera prévenir du moment où il faudra prendre les armes, et les chefs de bataillon et de brigade s'occuperont sur-le-champ à faire dresser les états demandés par l'ordre ci-dessus, lesquels seront signés par les chefs de bataillon et de brigade, et envoyés avant dix heures du matin à l'état-major.

Dorénavant, il ne sera plus reçu d'état de situation, ni

de billets d'appel, sans être signés par les chefs des corps

ou des brigades.

Le général de brigade, Kléber.

[Saint-Hilaire-de-Loulaj-.] Ordre du 3o septembre ijgS

Adjudant général de ronde : le citoyen Blosse; officiers supérieurs de service : le citoyen Verger sur la droite et le citoyen Ageron sur la gauche.

Le général a fait aujourd'hui la visite des postes; il y a vu, avec autant de surprise que de peine, combien peu les officiers s'occupaient de leurs devoirs, combien peu ils étaient exacts à se faire lire les ordres. C'est surtout dans la manière dont il a été reconnu, qu'il a remarqué l'insouciance des commandants de poste. Jaloux de remplir les obligations que leur place leur impose, ils devraient, en arrivant à leur garde, se faire un plaisir d'instruire le soldat, qui, aimant naturellement ses devoirs, n'est si

KLÉBER EN VENDÉE. 35l

souvent en faute que parce qu'il ne les connaît pas. Aussi le général, qui est persuadé de la bonne volonté du soldat, s'en prendra toujours à l'officier, lorsqu'il le trouvera en défaut. C'est donc à l'officier à étudier ce qu'il doit faire, ce que doit faire le soldat, pour instruire celuici toutes les fois qu'il se rencontre avec lui.

Les règlements militaires, comme tous les ordres des généraux, devraient toujours être, sinon dans les poches, au moins dans la tête de l'officier qui aime sincèrement ses devoirs.

Le citoyen Goutade, sergent au 7* bataillon des Vosges, est en prison pour s'être, hier, absenté un instant de son poste.

Indépendamment des gardes et détachements à fournir pour le service de l'armée, il sera commandé journellement, dans la demi-brigade et dans chacun des bataillons des grenadiers, une garde de police composée de deux sergents, deux caporaux, trente-six fusiliers, un tambour et un officier. Il sera tiré de cette garde un sergent, un caporal et seize fusiliers pour la garde du camp.

L'emplacement de la garde de police sera derrière le centre du corps qui la fournira; celui de la garde du camp, à deux cents pas en avant des faisceaux.

Le général de brigade, Kléber.

[Saint-Hilaire-de-Loulaj-.'\ Ordre du i^^ octobre lygS

L'armée se mettra en marche aujourd'hui à midi précis.

L'avant-garde se portera, immédiatement après, en avant de Montaigu, suivant toujours la grande route. Elle se portera au-dessus du pont qui est en avant de Saint- Georges, et déjà la portion de troupes qui est à Montaigu aura pris poste dans Saint-Georges, avec toutes les pré-

cautions de sûreté requises à la guerre, en présence de l'ennemi.

Nul militaire ne pourra se rendre à Montaigu sans une permission expresse du général. Les distributions qui s'y feront seront toujours dans le meilleur ordre, c'est-à-dire avec un officier de corvée et des sous-officiers armés.

A la générale, le camp sera détendu et les tentes et bagages seront chargés sur les voitures destinées pour chaque bataillon, qui auront les gardes ordinaires. Les équipages de l'avant-garde attendront la colonne de ceux de l'armée, pour en prendre la tête.

A la générale, les campements et les nouvelles gaines s'assembleront, sous les ordres du lieutenant-colonel de jour et de l'adjudant général Dubreton. Le lieu de rendez-vous sera la grande route entre les deux camps. Ces campements se porteront de suite sur le nouveau terrain que devra occuper l'armée, marqueront l'emplacement de leurs corps respectifs, après avoir nettoyé le terrain et ouvert la communication. L'adjudant général et l'officier supérieur ci-dessus dénommés placeront les grand'gardes et les gardes du camp.

Les chasseurs à cheval auront la tête de la colonne et l'artillerie immédiatement après, et ensuite le détachement du 7® bataillon d'infanterie légère.

[Montaigu.] Ordre du 2 octobre lygS

Demain matin, à neuf heures, l'avant-garde prendra les armes sans battre la caisse. Les capitaines, sous la surveillance des chefs de bataillon et de brigade, feront la visite la plus scrupuleuse de l'état des cartouches et des armes de leurs compagnies. Il en sera remis le résultat au général. Il contiendra toutes leurs défectuosités.

On fera surtout attention à ce que les fusils soient garnis de leur baïonnette, et à ce que chaque soldat soit pourvu de trois pierres à feu. Il sera fait une demande en forme de celles qui pourraient manquer.

Les chefs de brigade, chefs de bataillon et capitaines tiendront la main à ce que les armes soient toujours dans le meilleur état. Sur la demande qui en sera faite par le chef de brigade, il sera fourni des cartouches à raison de trente-cinq par homme. Les commandants de bataillon qui n'auraient pas de vaguemestre auront soin d'en nommer un. Ce doit être un sergent, qui jouira de la solde attachée à cette place. Ses fonctions principales doivent être de veiller à la sûreté des équipages. Il sera subordonné au vaguemestre général.

Le général continue ses plaintes sur la manière dont on le reconnaît. Il invite les chefs de brigade et de bataillon à veiller à ce que les adjudants-majors et les adjudants-sous-officiers instruisent les hommes, toutes les fois qu'ils rassemblent la garde. C'est à eux, comme aux commandants des postes, qu'il s'en prendra, quand lui ou ses adjudants généraux ne seront point ou seront mal reconnus.

Signé : Klébeii.

[^Montaigu.] Ordre du 3 octobre lygS

Il est défendu à tous les individus composant l'armée, excepté aux adjudants généraux et aux ordonnances, de passer les dernières grand'gardes, les rapports de toutes les patrouilles ayant fait connaître au général qu'un grand nombre de soldats avaient été tués par les Rebelles, pour s'être trop écartés du camp. Le général renouvelle toutes les défenses relatives aux chevaux qui suivent l'armée et

annonce que des mesures très sévères vont être employées contre les femmes qui suivent encore les bataillons. II rend tous les commandants responsables de l'inexécution de cet ordre.

Lorsqu'il aura plu, les généraux de division indiqueront l'heure et le lieu où les soldats pourront nettoyer leurs armes.

Le général ayant entendu, hier, au mépris de ses ordres, tirer plusieurs coups de fusil, a ordonné aux patrouilles à cheval la surveillance la plus active contre les délinquants et qu'ils lui soient amenés et jugés comme assassins. Quiconque ira à Nantes sans permission sera jugé comme déserteur vers l'ennemi, attendu que l'armée est entourée de Rebelles.

Le général en chef a mis, hier, aux arrêts, le citoyen Dupuy, officier au ii® bataillon de la Haute-Saône, pour avoir mal fait son devoir étant de grand'garde. En effet, toutes les gardes font mal leur devoir ; les sentinelles ne sont point vigilantes ; les caporaux reconnaissent mal et les officiers dorment. Toutes les gardes ont été, hier, répréhensibles, depuis l'avant-garde jusqu'à la réserve. Cette léthargie est odieuse et le général déclare à l'armée que si elle ne se réveille pas, elle perdra toute sa réputation. Quant à lui, il saura mourir.

Un sergent de grenadiers du 6* bataillon du Calvados a prêté un cheval à un sergent aussi de grenadiers d'un autre bataillon, qu'il ne connaît pas.

11 n'y a point eu d'ordre le 4 ^•

I. Kléber est allé à Saint-Fulgent avec Merlin (de Thionville) sous l'escorte de Marigny et de ses chasseurs.

[Montaigu.] Ordre du 5 octobre lygS

Des volontaires, pour s'être trop éloignés du camp, ont été tués par les Rebelles.

Le général renouvelle la défense à tout individu de l'armée de passer les grand' gardes. Leur conservation seule est le motif sacré de cet ordre.

Quand le général en chef et les représentants du peuple paraîtront au camp, l'armée sortira au front de bandière, sans armes, et telle qu'elle se trouvera dans les tentes.

Tout individu qui donnera à l'armée une fausse alerte sera arrêté et remis à la garde du camp, pour être ensuite jugé comme ennemi de la République.

[Montaigu.] 5 octobre lygS Ordre particulier du général Canclaux au général Kléber

L'avant-garde, aux ordres du général Kléber, partira à minuit précis de son camp et du village de Saint-Georges, pour se porter sur ïiiiauges. Le général la disposera ainsi qu'il le jugera le plus convenable pour la réussite du projet d'attaque.

S'il réussit, il enverra avertir le général en chef et se

postera militairement. Siuon, il fera sa retraite sur le

corps qu'il aura laissé en arrière et sur l'échelon parti de

la grande armée.

Le général d'armée, Canclaux.

En conséquence, Targe, avec ses Francs et les chasseurs de Kastel, formerait la colonne d'attaque de droite et entrerait par le faubourg Saint-Lazare '.

I, A Tiffauges.

Blosse, avec douze compagnies de grenadiers, formerait la colonne d'attaque de gauche, entrerait en bas, par la porte de bois.

Ageron resterait en réserve k Saint-Symphorien, avec deux pièces de 4 et quarante chasseurs à cheval; il aurait avec lui Nattes, adjudant général, et l'adjoint Bachelay.

La brigade de Travot se porterait en avant, jusqu'à la fourche de séparation des deux colonnes et s'y mettrait en bataille pour soutenir la retraite ou pour envoyer des renforts.

Targe aurait pour guide Pérodeau ;

Blosse aurait pour guide Rigaudeau ;

Ageron aurait pour guide Barreau ;

Kléber aurait pour guide Guillou.

Le général de brigade, Kléber.

Il n'y a point eu d'ordre le 6 octobre ^.

[Montaig'u.] Ordre du y octobre iyg3

Il se fera demain, à sept heures du matin, un fourrage général pour deux jours. Le rassemblement se fera sur le champ de foire, composé de la même manière que le précédent s'est fait.

Sous aucun prétexte il n'y aura de voiture.

Il sera commandé le bataillon de grenadiers de Uhôneet-Loire pour servir d'escorte.

Le tout sera sous la conduite du citoyen Doussin, adjoint de l'état-major. gi^^^ , Vimeux ^.

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