Sur la droite à Test du Ghàteau-Rouge
3. Les Montis, village dépendant de la commune de Mésanger, à cinq kilomètres et demi nord-nord-ouest d'Ancenis et à trois kilomètres et demi à Touest des moulins du Ghàteau-Rouge.
Candé. 2* jour du deuxième mois (28 octobre 1793)
Vous êtes prévenu, citoyen général, que la colonne qui vient d'arriver repartira d'ici à onze heures du soir précises, pour gagner une marche sur l'ennemi qui fuit à toutes jambes. Veuillez en prévenir, sur-le champ, les chefs de corps immédiatement sous vos ordres, afin que ceux-ci en préviennent immédiatement aussi leurs officiers et soldats, qui mettront à profit le peu d'heures qu'ils ont à rester dans le camp actuel pour se reposer. On prendra les mesures nécessaires pour que la distribution d'eau-de-vie
s'effectue sur-le-champ.
Signé : Marceau.
Du 3^ Jour du deuxième mois (24 octobre 1793)
Demain l'armée se mettra en marche à dix heures précises du matin. Les soldats auront soin de faire la soupe et la mangeront de bonne heure. Le général en chef voit avec peine le peu d'ordre qui s'observe dans la marche. Il ordonne que tous les officiers restent dans leurs rangs, et que ceux qui ont deux chevaux en envoient un avec leur domestique à la queue de la colonne. Il prévient que s'il trouve demain, à cheval dans la colonne, des domestiques, ainsi qu'à l'avenir, il fera destituer sur-le-champ les officiers à qui ils appartiendront.
Le général en chef a remarqué que plusieurs soldats restaient en arrière et s'écartaient pour piller. Il prévient que l'armée approche de l'ennemi, et que c'est une raison pour que les officiers empêchent qu'aucun soldat ne s'éloigne et ne s'écarte de son rang. Il prévient que tout officier qui n'emploiera point l'autorité que la loi lui a con-
KLÉBER EN VENDEE. SGj
fiée pour arrêter le soldat et le faire servir sa patrie comme il le doit, sera, pour la première fois, suspendu de ses fonctions pour huit jours, et mis à la queue du bataillon.
Le général prévient aussi que le décret qui prononce la peine de mort contre tout officier qui abandonnera lâchement son poste en présence de l'ennemi, recevra sur-lechamp son exécution; et que, s'il s'aperçoit que, dans une bataille, un officier n'enflamme point le soldat et ne réchauffe point le courage par son exemple, il le remarquera pour le faire punir d'après la loi.
11 y aura demain une arrière-garde composée de trente hommes à cheval, prise dans la dernière colonne et commandée par l'adjudant général Mignotte i. Cette arrièregarde fera suivre les traîneurs et les obligera à rejoindre leur bataillon.
Le général de brigade, chef de V état-major, Marceau 2.
Au Lion-d'Angers, y brumaire an II (28 octobre 1793)
Demain, l'armée partira dans la matinée, le pain et la viande seront distribués ce soir, à cinq heures, et les commandants de bataillon donneront des ordres pour que la soupe soit faite de bonne heure, et qu'elle soit mangée de-
1. Joseph Mignotte, fils d'un marchand d'huile, né à Auxonne, le la novembre 1755, canonnier au régiment de Grenoble le i5 avril 1771 ; soldat au a* régiment de cavalerie le 28 avril 1778 ; lieutenant, le 10 mars 1792; adjoint à Kléber pendant le siège de Mayence ; capitaine, le i" août 1793; adjudant général chef de bataillon; général de brigade, le i" janvier 1796; chef de division dans la gendarmerie, en l'an VI ; très apprécié par le général Hoche. Colonel en l'an IX. Retraité le 3i mars i8i5; rentré au service le 28 juillet ; retraité définitivement le 4 septembre de la même année.
2. Il n'y a pas d'ordre inscrit au Livre sous les dates des 4' 5 et 6 brumaire (25-27 octobre 1793). Pendant ces trois jours, l'armée a continué sa marche le 25 octobre, est arrivée à Château-Gontier le 26, et a subi la déroute d'Entrammes le 27. (Cf. ci-dessus, p. 239-254.)
main matin à huit heures, afin de se" mettre en route aussitôt que la générale sera battue.
Le général Ghalbos ^ désirant mettre le plus tôt possible l'armée en état de combattre et pourvoir à ses besoins, invite les généraux de division à s'occuper des objets qui lui sont nécessaires et à fournir les états, qui le mettent dans le cas de donner des ordres pour que les remplacements soient faits avec célérité.
Ils préviendront les volontaires que toutes les demandes et réclamations qu'ils pourraient faire doivent être présentées par les généraux de brigade ou chefs de brigade, en l'absence des premiers.
Les généraux de division ordonneront qu'une ordonnance à cheval, par brigade, soit toujours en service au quartier général, et ils indiqueront à ces ordonnances leur demeure, afin que les ordres, qui leur seront adressés, leur parviennent promptement.
Le généj^al de brigade, chef de V état-major, Nouvion.
Au Lion-d'Angers, 8 brumaire an H (29 octobre 1793) ^
L'armée se mettra en marche ce matin à dix heures et demie précises 2. *
Cent hommes à cheval, avec l'infanterie placée en avant du pont, formeront l'arrière-garde qui sera commandée par le général Bouïn-Marigny.
Le reste de toute la cavalerie marchera en avant-garde.
I. Chalbos, le plus ancien général, a été désigné ce jour-là même parles représentants du peuple pour prendre provisoirement le commandement en chef de l'armée. Léchelle, malade ou se disant tel à la suite de la déroute, se retire à Angers. Le chef d'état-major est le général Nouvion. (Cf. ci-dessus, p. aS^-aSS.)
a. Marche sur Angers, où l'armée va se réorganiser.
La division du général MùUer suivra la cavalerie, celle de Mayence ensuite.
Les équipages marcheront en avant de la colonne ; les caissons, après la division du général MùUer.
Le général de brigade, chef de V état-major général de V armée de V Ouest, Nouvion.
Le pain et la viande seront distribués demain, à dix heures du matin, aux lieux indiqués dans l'ordre de ce jour.
Il sera commandé une escorte par bataillon, pour veiller à ce que les distributions se Cassent en règle. Tous les officiers généraux se rendront demain, à onze heures du matin, chez le général Ghalbos.
Le général de brigade,... Nouvion.
[^Angers.'] 8 brumaire an II (29 octobre 1793)
L'armée sera logée en ville. La division de Mayence entrera la première, elle le sera après le pont '. L'autre division occupera l'entrée de la ville ^. Toute la cavalerie sera bivouaquée à la Visitation 3.
1. Le Grand Pont ou Pont du Centre, dont l'origine remonte « jusqu'aux premiers âges de la cité angevine », sur la Maine, maintes fois reconstruit et toujours au même point, taisant communiquer la ville proprement dite, assise sur la rive gauche de la rivière, avec le quartier de la Doutre, situé sur la rive droite. Il supportait la chaussée — ancienne voie romaine — qui desservait le Lion-d'Angers, Château -Gon lier, Laval, et à laquelle venait, dans l'intérieur de l'enceinte, se relier la route de Nantes par la rue Saint-Nicolas.
2. Quartier de la place Lionnaise, prés la porte du même nom, au débouché de la route venant du Lion-d'Angers, au nord de la ville.
3. Le couvent de la Visitation était situé dans le quartier Saint-Laud, au sud du château et en dehors du mur d'enceinte. Désaffecté au moment de la Révolution, il devint plus tard une caserne d'infanterie qui n'a été démolie qu'en 190a. La gare du chemin de fer d'Orléans occupe, depuis
L'artillerie et équipages, au cimetière des pauvres, Tertre Saint-Laurent ^.
Les distributions en pain et viande pour l'armée de Mayence se feront au Champ de Mars ^, une heure après l'arrivée ; pour celle de Mûller, à l'entrée de la ville. Elles se feront pour un jour.
La retraite sera battue à cinq heures et demie du soir, l'appel le sera à six heures.
Les volontaires sont prévenus qu'il y aura des patrouilles, et que ceux qui seront trouvés hors de leurs logements seront arrêtés et punis sévèrement. Les compagnies de grenadiers seront chargées de ces patrouilles.
Les remplacements devant se faire avec la plus grande célérité, les chefs de corps s'occuperont de suite à former l'état des besoins de leurs troupes et la réparation des armes. Ils sont prévenus que tous les ouvriers de la ville sont en réquisition pour cet objet, ainsi que pour le ferrage des chevaux 3.
Ils remettront demain matin aux généraux de brigade l'état de situation de leurs troupes. Le général de brigade le fera passer au chef de l'état-major général logé avec le général en chef, place de la Commune, chez le citoyen
1848, la plus grande partie de l'ancien enclos, le reste a été converti en rues et en terrains à bâtir.
1. Cimetière consacré à la sépulture des pauvres morts à l'Hôtel-Dieu ou hôpital Saint-Jean-Baptiste, bordé par la rue du Cimetière des pauvres, aujourd'hui rue de la Paix, et par la rue Belpoigne, dans la Doutre, derrière l'hôpital Saint-Jean-Baptiste et l'abbaye du Ronceray. Le Tertre Saint-Laurent avait été rais à peu près en état de viabilité et aplani, en 11775.
2. Le Champ de Mars, au sud-est et en dehors du mur d'enceinte, entre la porte Neuve et la porte Saint-Michel. Beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui; mais avec des accidents de terrain nivelés vers i8i3.
3. V. l'arrêté des représentants, du 'j brumaire an II (a8 octobre iJ93), à sa date, dans la dernière partie du présent volume.
Ruillé I, OÙ il sera envoyé une ordonnance à cheval par brigade et une à pied par demi-brigade.
Les officiers généraux enverront de suite la note de leurs logements à l' état-major.
Le commissaire ordonnateur est logé chez la veuve Lachèse ^, place de la Commune 3.
Le payeur Delaunay, rue Pinte 4, après les ponts.
Pour viser les prêts, au bureau des commissaires, maison de La Grandière, près le Champ de Mars.
Le général de brigade,... Nouvion.
[Angers.] g brumaire an II (3o octobre i793)
Aujourd'hui, à midi précis, les chefs de bataillon feront prendre les armes à leurs bataillons respectifs et les con-
1. Jean-Guillaume de La Planche de Ruillé, ancien officier, né vers 1^35, appartenait à une vieille famille dont l'écusson figure dans la salle des Croisades, à Versailles. Il avait été l'un des rédacteurs du cahier de la noblesse d'Anjou, en 1793. La municipalité d'Angers ayant abandonné la ville dès le 12 juin i-g3, plus de dix jours avant l'entrée des Vendéens, il fut élu, le i3, maire provisoire et sut maintenir l'ordre public. Il empêcha les Vendéens d'enlever les approvisionnements de la ville et d'emmener les cent otages qu'ils avaient désignés pour leur répondre de l'attitude de la population. Arrêté comme complice des Rebelles aussitôt a[)rès la rentrée à Angers des autorités Républicaines et traduit, le 16 juillet, devant la commission militaire, il fut mis en liberté provisoire, sur les instances de la population patriote qu'il avait protégée. Arrêté de nouveau deux ou trois jours avant que les Vendéens ne reparussent devant la ville (3 décembre 1793), il fut de nouveau déféré à la commission militaire, le 2 janvier 1794, condamné à mort et exécuté le même jour. L'hôtel de Ruillé était situé dans un coin de la place, ses jardins s'étendaient jusqu'au mur d'enceinte sur lequel donnaient ses terrasses.
2. Françoise Bonnaire, veuve de Philippe-Alexandre Lachèse, en son vivant maître en chirurgie à Angers et accoucheur renommé.
3. Place de la Commune ou de la Maison commune, ainsi dénommée pendant la Révolution parce qu'elle servait d'esplanade à l'Hôtel de ville ; elle a repris depuis son ancien nom de place des Halles. A proximité des portes Saint-Michel et Cupif.
4. Rue Pinte ou Peinte, dans la Douire, allant de l'église de la Trinité à la rue de la Tannerie.
duiront au Champ de Mars, et là, ils feront faire un appel exact de chaque compagnie Le résultat leur en sera remis par écrit, afin qu'ils puissent, à leur tour, en faire un général, qu'ils remettront eux-mêmes, demain matin, à huit heures précises, au général divisionnaire Kléber. Cet état aura plusieurs colonnes. Dans la première sera le nom des officiers et sous-officiers, dans la seconde leur grade, dans la troisième s'ils sont présents, dans la quatrième s'ils sont absents, et dans la case des observations on expliquera les causes de l'absence. Il y aura deux cases pour les soldats, l'une pour les présents, l'autre pour les absents. Chaque commandant remettra à la même heure une situation des armes : i° des fusils ; 2° des fusils manquant au complet; 3° des baïonnettes; 4° des baïonnettes manquant au complet ; S'' des gibernes ; 6° des gibernes manquant au complet ; 7° des caisses de tambour ; 8'^ des caisses manquant au complet. Les commandants doivent fixer, les uns, la place du rassemblement de leur compagnie, les autres, celle de leur bataillon. C'est à cette dernière qu'ils doivent rester pour attendre de nouveaux ordres, jusqu'à ce que Ton ait donné à chaque corps sa place d'alarme.
Les appels de midi et du soir se feront très exactement. Les officiers de semaine doivent y assister et en signer le résultat. Tous les jours, à huit heures du matin, les commandants des corps en enverront l'état au général, où se trouveront tons les mouvements de la veille, celui qui l'apportera au Cheval Blanc ^ en retirera un reçu qui couvrira la responsabilité des commandants. Dans un moment où il s'agit de faire une nouvelle réorganisation de
I. Le Cheval Blanc, hôtelleiie réputée dès le xv« siècle, située dans la rue Saint-Aubin, non loin de l'abbaye de ce nom. Cette dernière servait de siège à l'administration départementale, depuis 1790.
KLÉBER EN VENDÉE. 3'j3
l'armée, pour lui donner enfin cet ordre et imprimer à ses mouvements cet ensemble qui assurent la victoire, ce serait être l'ennemi de la République, si par paresse ou insouciance on apportait quelque retard à un travail si important.
Pour viser les prêts, au bureau des commissaires, maison de La Grandière, près le Champ de Mars.
Il y a au château, à l'arsenal, des ouvriers pour la réparation des armes ; on pourra y porter de suite celles qui en ont besoin.
A l'avenir, chaque corps enverra, à huit heures précises, un officier pour copier l'ordre, au Cheval Blanc.
Demain, à sept heures du matin, la générale battra, toute la division de Mayence se portera au Champ de Mars.
Celle du général Mùller occupera la route depuis la porte Lionnaise jusqu'au delà de Saint-Nicolas i.
La cavalerie ne montera pas à cheval, l'artillerie restera au parc.
Les troupes, lorsqu'elles seront assemblées, passeront les revues des commissaires des guerres; les chefs des corps donneront des ordres pour que les quartiersmaîtres ou officiers faisant les fonctions aient le contrôle de leur bataillon ou compagnie, qu'ils devront remettre au commissaire des guerres qui passera la revue.
Le général de brigade,... Nouvion.
I. Abbaye de Bénédictins, bâtie à un kilomètre ouest d'Angers, à peu de distance et au nord de la route de Nantes. Désaffectée en 1790, elle était alors abandonnée. Après avt>ir à plusieurs reprises servi d'hôpital militaire, elle appartient aujourd'hui à la congrégation de femmes du Bon-Pasteur, dont la maison mère est située de l'autre côté de la route de Nantes.
[Angers.] g brumaire an II (3o octobre 1798)
Le général Kléber ordonnera que la division de Mayence fournisse aujourd'hui deux cents hommes de garde pour faire le service de la place. Il y aura le nombre d'officiers nécessaire. Ils seront rendus à onze heures et demie sur la place de la Maison commune, où le commandant de place les formera par postes.
Le général de brigade,... Nouvion.
Angers. 10 brumaire an II (3i octobre 1793)
Tous les commandants des corps remettront, dans le plus bref délai possible, l'état de situation de leur troupe, de leurs munitions et fourniments, ainsi que de l'armement. Ces différents états seront remis aux généraux de division chargés de les faire passer au général de brigade chef de l'état-major général Nouvion. Dans les états de situation, le nombre des officiers et leur grade seront désignés.
Les généraux de division donneront la note des adjudants généraux et des adjoints de leur division.
Le général de brigade,... Nouvion.
Le pain et la viande seront distribués ce matin pour deux jours, à sept heures, savoir : le pain à la boulangerie située à Toussaint i, la viande à la boucherie, rue
I. Abbaye de chanoines réguliers, située en bordure d'une rue à laquelle elle a donné son nom. Dès le début de la guerre de Vendée, les bâtiments lurent transformés en manutention générale et magasins de grains. On y entassa à certain moment une si grande quantité d'approvisionnements que les voûtes s'effondrèrent. Dix fours, dont huit dans l'église (cf. Port, JJict. hist.), y cuisaient continuellement du pain pour les troupes. Ils fonc-
de la Poissonnerie ^. On ira en règle aux distributions.
La troupe à cheval est prévenue qu'il ne sera délivré aucune ration de fourrage à aucun corps de cavalerie, qu'il n'y ait un officier présent à la distribution. Les commandants des dift'érents corps ou détachements seront responsables de l'exécution de cet ordre.
Le bureau de la poste aux lettres est établi chez la citoyenne La Potherie, place du Ralliement ^.
Les commandants des différentes troupes qui auraient dans leurs corps les nommés François Rondeau, Laurent Martin, François Baumerie, Etienne Aubry, Jean Cronier, René Choisy, Jean Laurent et René Parenteau, tous les huit du district de Gliâteauneuf, département de Maine-et-Loire, déserteurs de cette armée, les feront arrêter et conduire au Département, pour qu'il soit pris à leur égard telle mesure qu'il appartiendra.
Le général de brigade,... Nouvion.
Angers. 11 brumaire an II (i^'" novembre 1793)
Le général Kléber donnera des ordres pour qu'il soit fourni une garde de trente hommes, commandés par un officier, pour la garde du parc d'artillerie établi au Champ
tionnèrent jusqu'au 26 août 1798. Aujourd'hui encore, la manutention militaire et les bureaux de l'intendance y sont installés.
1. Dans la partie basse de la ville, près du quai de la rive droite de la Maine et à proximité du pont du Centre. Elle s'ouvrait alors comme aujourd'hui dans la rue Bourgeoise.
2. La place du Ralliement, située au centre de la ville, a été ainsi dénommée en 1792; elle comprenait l'ancienne place Saint-Maurille, agrandie en 1791 de l'emplacement des églises Saint-Maurille et Saint-Pierre, démolies à cette époque. L'hôtel des Postes, reconstruit il y a quelques années, la borde encore, en partie, du côté est. C'est sur la place du Ralliement que la guillotine fut dressée en permanence en 1793-1794-
de Mars. Cette garde sera relevée tous les jours jusqu'à
nouvel ordre.
Le général de brigade,... Nouvion.
La division de Mayence continuera de fournir jusqu'à nouvel ordre deux cents hommes de garde pour le service de la place, qui devront être rendus à onze heures et demie, sur la place de la Maison commune.
Le général de brigade,... Nouvion.
Angers. 12 brumaire an II (2 novembre 1793)
Les volontaires, qui auront porté leurs armes à réparer à Farsenal, ne pourront les y reprendre qu'autant qu'ils seront accompagnés d'un oflîcier de leur compagnie. Elles seront rendues tous les jours à cinq heures du soir et sept heures du matin.
Les commandants des corps veilleront à ce que toutes celles à réparer soient portées sans aucun retard audit arsenal.
Les commandants des bataillons préviendront les volontaires qui sont sous leurs ordres, qu'en vertu de l'arrêté des représentants du peuple, la légion des Francs doit être complétée ; qu'en conséquence les hommes de bonne volonté qui se dévoueront au service des tirailleurs, si essentiel à l'armée, pourront entrer dans ladite légion et s'adresser à cet effet au général de brigade Bouïn-Marigny, logé chez la citoyenne Ju vigne ï, à la Cité, qui les fera inscrire pour y être admis.
Le général de brigade,... Nouvion.