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DES PERSONNAGES HISTORIQUES

Une série de sept sourimonos : Les sages des bambous, de vieux sages représentés par des femmes modernes.

Une série de vingt-quatre sourimonos, intitulée : Piété filiale, parmi lesquels un charmant dessin d’une femme lavant, le haut du corps nu, et dont le torse est tout étoilé des pétales d’un prunier en fleurs, secoué par le vent audessus de la laveuse.

Une série des douze mois de l’année, représentés par des femmes, où est un gracieux dessin de fillette japonaise frottant un plancher, et que regarde paresseusement sa maîtresse.

Trois musiques représentées par trois musiciennes.

l’art japonais.

Une série intitulée : Huit chambres, qui sont huit figurations de petites femmes, dont l’une, le torse nu, fait sa toilette devant un singe sur lequel elle a jeté sa robe; le singe étant cette année le dénominateur de l’année, et revenant dans un certain nombre de planches.

Une jolie petite impression représentant un miroitier repassant sur une pierre un miroir de métal, à côté d’une femme dont le visage est reflété dans le miroir, qu’elle tient à la main.

Une série un peu caricaturale de sourimonos, dans le genre des Otsouyé : cette imagerie industrielle d’Epinal du Japon, se fabriquant à Otsou près de Kiôto.

Parmi les grandes pièces, qui sont en général des bandes ayant une hauteur de 19 centimètres, sur une largeur de 51 :

Tortues en marche avec leurs petits sur la carapace.

Une enceinte de lutteurs, formée de sacs der sable dans des enveloppes historiées, avec au milieu, sur une petite table deux bouteilles de saké, destinées à être offertes aux génies du Japon, aux Kami, dans une cérémonie religieuse précédant la lutte.

L’entrée du temple Hatiman à Foukagawa

La récolte du thé dans un jardin.

La visite chez un horticulteur.

Des femmes regardant du pont Ycitaï, Tile Tsoukouda.

Trois femmes, dont Tune, à l’occasion du Jour de l’An, écrit sur un paravent une pensée, dont l’autre peint un éventail, dont une troisième illustre une poésie.

Trois femmes, entrain de plier et de repasser une robe en plumes de paon, avec le fer japonais, qui ressemble à une petite bassinoire, dans laquelle est un charbon incandescent.

j Une série de douze petites pièces en hauteur, intitulée : Une paire de paravents.

Une série de petites femmes modernes ayant à leurs pieds des vieillards historiques d’autres siècles.

Quelques planches représentant des femmes, faisant jouer des marionnettes sur un petit théâtre.

Parmi les pièces séparées, des acteurs et des scènes théâtrales, dont l’une représente Daïkokou faisant pleuvoir des pièces d’or sur une femme, puisant de l’eau.

Cette année, commencent à paraître des souri-

monos de natures mortes, qui vont fournir à Hokousaï de si originales compositions et de si admirables impressions. Ce sont, dans les petites pièces, un canard mort et un bol de porcelaine sur un plateau de laque; une cage où est un oiseau et un vase de fleurs.

Dans les grandes planches :

L’arrivée des manzoï dans un palais, où éclate la joie d’un groupe d’enfants qui les acclament, et où, derrière des stores, s’aperçoivent les ombres chinoises des princesses prises de curiosité, mais ne se montrant pas.

Des femmes dans un jardin, l’une s’éventant avec un écran, l’autre poursuivant des papillons avec un filet.

Des femmes donnant la liberté à des grues, le jour de l’anniversaire d’une mort, qui leur a été à cœur.

Et parmi ces grandes pièces, deux très beaux sourimonos.

Une énorme et noueuse branche d’un de ces vieux pruniers, appelés là-bas : dragon couche, toute fleurie de rose et de blanc

Un chapeau de femme en paille, au fond de crêpe rouge, laissé au milieu d’une allée de jardin, et dans lequel sont tombées des feuilles d’arbres.

Une petite série de trois planches représentant un jeu japonais par gestes, où il y a un juge, un chasseur, un renard, et où, dans une des planches, la femme fait le renard avec ses mains rapprochées de sa figure et recourbées devant elle.

Une série de douze planches, donnant un simulacre des scènes des rônins par des femmes et des enfants.

Une série en l’honneur de la Lune, représentée par des femmes, et dans laquelle rien de plus gracieux que cette petite femme, la tête renversée en arrière et d’une main, retenant sur sa gorge un fichu-fanchon de crêpe noir, un bôshi, tout envolé autour d’elle, et de l’autre main, tenant contre son côté un parasol fermé.

Une série sur Yédo, représentée par des industries et de petits paysages.

Une série intitulée : Les douze animaux du zodiaque, qui y figurent en général sous la forme de jouets, entre des mains d’élégantes petites femmes.

Parmi les grandes planches :

Une promenade de femmes près d’un cours d’eau où sont entrés des enfants, dont l’un élève

en l’air une petite tortue qu’il vient de prendre.

Une grande langouste à la teinte rougeâtre, du savant dessin d’un naturaliste, un sourimono fait pour le Jour de l’An, aux frais d’une société de vingt personnes.

Des passants dans la brunie : des hommes porteurs d’instruments de travail, des femmes, des enfants.

Une série de trente-six planches : Les trentesix occupations de la vie. Parmi ces compositions, une charmante impression : un petit Japonais qui apprend à écrire, et dont la mère guide la main armée du pinceau.

Une autre série de cinq planches : Les cinq forces, figurées par des femmes.

Une autre série de dix planches : Les cinq chevaliers élégants : les cinq chevaliers élégants, toujours représentés par des femmes.

Une autre série de sept planches : Les sept Komati, les sept périodes de la vie de la poétesse. Cette poétesse à la vie accidentée, et si populaire au Japon, eut un moment l’ambition de devenir la maîtresse de l’Empereur, en même temps qu’un sentiment tendre pour un seigneur lettré de la cour, nommé Foukakousa-no-

HOKOUSAl.

Shôshô, avec lequel on raconte qu’elle fit le pacte suivant. 11 viendrait causer avec elle, amour et poésie, quatre-vingt-dix-neuf nuits, et à la centième nuit, elle lui appartiendrait. L’amoureux remplit les conditions imposées par la poétesse, mais à sa sortie de chez elle, la quatre-vingt-dix-neuvième nuit, — c’était par un hiver très froid, — il fut gelé. Au Japon, une femme et un homme ont la réputation d’ètre morts vierges : la femme c’est Komati, l’homme c’est Bénkéi.

Parmi les grandes planches :

La danse d’une jeune fille avec un double parasol, dans un palais où, derrière un store, est l’orchestre, et derrière un autre store, sont les princesses.

Des scènes de théâtre, entre autres Kintoki et sa mère.

Quelques sourimonos, dans la facture un peu brutale des sourimonos de Kiôto, parmi lesquels une cantine en laque sur son tapis rouge, surmontée d’une branche de cerisier en fleurs.

Une série intitulée : Les douze mois de l’année. Rappelons une fois pour toutes, que sous tous

ces titres, ce sont toujours de petits dessins de femmes.

Une série sans titre, et sans doute de dix, représentant les femmes de différentes classes ; la femme de la noblesse, la grande courtisane, la yotaka , l'oiseau de nuit, raccrochant autour des chantiers et des entrepôts.

Une série d’une dizaine de planches : Contemplations DES BELLES VUES DE YÉDO.

Une série de dix planches ayant pour titre : Les dix Eléments.

Dans les planches parues séparément, un jeu de jeune fille, où Ton prononce des noms d’animaux, et où l’on pince le dessus de la main de celle qui se trompe, — et des branches d’arbustes fleuris sur un papier ressemblant à notre basin, — et une curieuse nature morte, rappelant un peu la simplicité des sujets traités par Chardin : sur des feuilles de bambou, une tranche de saumon et une tranche de katsouô, un autre poisson très estimé des Japonais.

Parmi les grandes planches :

La cour du temple Qhji, avec son concours de monde.

La maison de thé d’été, provisoirement établie sur une route, où la mousmé remplit la tasse de thé d’un voyageur sur un banc; à la

HOKOUSA I .

porte, une femme à cheval et un garçonnet se rafraîchissant.

La coulisse d'une représentation dans un palais : l’ouverture du manuscrit de la pièce, les apprêts de la toilette des acteurs, les essais des instruments.

Cette année, étant sous le signe zodiacal du rat, un sourimono du Jour de T An représente un énorme rat en neige, auquel un peintre peint l’œil, dans un attroupement d’hommes et de femmes.

L’année 1804 est l’année, où Hokousaï a publié un nombre de sourimonos tel, que Hayashi dit, que personne ne pourrait en publier le catalogue complet.

A ce catalogue de sourimonos, qui me sont presque entièrement fournis par la collection de Hayashi, et un rien par la mienne, je voudrais joindre quelques-uns des plus beaux, des plus originaux parmi les grands, parmi ceux qui mesurent comme largeur 50 centimètres sur 18 de hauteur, et qui se trouvent dans les autres collections.

Et tout d’abord, je citerai parmi ceux de la collection Manzi , qui sont en grandissime

nombre, et tous hors ligne, comme beauté d’épreuves :

Un vol de sept grues sur le rouge d’un soleil couchant.

Un prunier en fleurs, au pied duquel sont deux faisans, et dont les rameaux s’étendant sur une rivière, laissent voir sous la verdure fleurie la perspective de deux bateaux.

Trois femmes agenouillées au bord d’une baie, le regard à la mer, pendant qu’une servante souffle avec le vent d’un écran le feu d’un réchaud, sur lequel chauffe le saké.

Au-dessus de la neige d’un cerisier tout fleuri, le vol de deux hirondelles au col rouge. Rien ne peut donner une idée de la douceur de cette planche, et dans le nuage de l’impression, le charme effacé de ces fleurs, où presque un imperceptible gaufrage détache les pistils.

Je citerai parmi les sourimonos de la collection de M. Gonse :

Un bouquet d’arbres sur une rivière, et la devanture d’un intérieur de maison, où deux hommes travaillent à la fabrication de poupées. Ce serait l’habitation de Toyokouni, le voisin d’Hokousaï, dans le Katsoushika, en le temps, où Toyokouni n’était pas encore peintre, mais fabricateur de poupées.

Un paysage tout blanc, tout rose, qui par la lloraison des arbres fruitiers, est comme le jaillissement du printemps dans un paysage d’hiver.

Je citerai parmi les sourimonos de M. Vever :

La promenade dans un temple, de Japonais et de Japonaises examinant les tableaux accrochés au mur, et où est représenté un groupe de deux Japonais, arrêtés devant un kakémono, dont l’un regarde la peinture et l’autre regarde les femmes.

Un Japonais dans une « Maison Verte » en train de fumer. Sa maîtresse, à côté de lui, fait essayer, pour L amusement de son amant, un pas de danse à sa kamouro , à sa fillette de service, dont un maître de danse, agenouillé devant elle, guide les mouvements.

Je citerai dans le format moyen, parmi les sourimonos de M. Haviland ;

Un dieu du tonnerre, se précipitant au milieu des éclairs, dans le bain d’une femme à moitié déshabillée; un lutteur ou un kami, dont une femme remplit de saké la coupe, une coupe grande comme un plat, tandis que deux autres femmes accroupies à ses pieds rient de sa grosse bedaine poilue, prenant l’air

Dans les grandes bandes :

Une vue de la Soumida couverte de bateaux. 1

Des tisseuses de soie, au métier établi en 1 pleine campagne, et dont Tune se voit à tra- J vers les fils d’un compartiment du métier.

De petits Japonais jouant auprès d’un pont. Impression signée : Gwakiôjin Hokousaï , en jj| état d’ivresse.

Citons en dernier lieu, dans la collection de M. Chialiva :

Un sourimono unique, le plus grand sourimono qu’on connaisse (L. 100) et qui repréprésente un pont, dans le genre du grand pont de la Soumida d’Outamaro, et où, dans un personnage de profil, au petit bonnet noir, à la robe bleuâtre, on croit reconnaître Hokousaï. C’est sur ce pont, des promeneurs et des promeneuses ; dans une halte de repos et de contemplation. Il y a un groupe de trois femmes, dont la tête ^ penchée de l’une en dehors de la balustrade, regarde dans la rivière ; un autre groupe d’hommes est en train de disserter; un Japo- nais qui a accroché à une traverse une branche d’arbuste fleuri, est à demi couché sur la barrière, tandis qu’au bout du pont, une femme cause avec une amie, les deux mains appuyées contre la rampe, dans une attitude charmante de vérité.

Ce sourimono qui est la réunion de deux grands sourimonos est signe : Hokousaï Sort.

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Mais revenons en arrière, revenons à ces années, où en même temps que Hokousaï publie de nombreux sourimonos, il illustre un certain nombre d’ouvrages.

En 1797, paraît Hatsou Wakana , Les Primeurs DES LÉGUMES VERTS.

Un volume rarissime, illustré en tout d’une seule planche d’Hokousaï, qui signe : Hokousaï Sori changé de nom .

Une paysanne en train de cueillir des herbes, à laquelle un enfant indique que le soleil se couche, et qui se retourne, une main devant les yeux.

La même année, paraît : Yanaghi-no-ito, Cordelettes du saule pleureur, un volume de poésies, dont l’illustration était due à Yeshi, Kitao Shighémasa, et à Hokousaï, qui représente la rive de la mer, à Yénoshima, où déferle une grosse vague, une planche qui a le doux coloriage et le joli gaufrage d’un sourimono.

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La même année, paraît Shunkiô-jô , Distrac- I tions au printemps, un volume de poésies, dont j Hayashi n’a jamais rencontré qu’un seul exem- * plaire, un volume aux nuances douces, amor- i lies des planches, annonçant une publication faite par une société d’amateurs.

Une impression charmante, est la planche en couleur, où Hokousaï a représenté une collation dans la campagne, et où des femmes s’amusent à faire flotter sur un cours d’eau des coupes à ]' saké, et l’homme auquel le courant l’apporte est obligé d’improviser une phrase poétique,! sous peine, s’il ne peut l’improviser, de boire j trois coupes.

La même année, paraît encore Sandara Kasoumi , La Brume de la campagne, un volume fait en collaboration avec Shighémasa et Tsoukané. ;

La planche, qu’Hokousaï signe Hokousaï Sôri, nous fait voir une habitation de la campagne, dont sort une paysanne, un enfant à la main, un autre enfant lié sur son dos par sa ceinture, tandis que dans le fond arrivent des femmes de la ville, suivies d’un porteur.

Des roses, des gris, des jaunes, qui sont comme l’aube de ces couleurs, et au milieu desquelles, éclate le rouge de la robe de l’enfant, que la paysanne tient par la main.

HOKOUSA 1 .

En 1798, paraît Dan tôka , Chansons de danse

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