CHAPITRE XI
AfrAs avoir indiqué tOHt ce qiri se trouve de bMu ÛMÈ le troisième livré de Kopemik, Sniadeeki fixe eileore Pattentiéb de se« auditeurs sur ses travMcguaat & la réfohne du eatêndrier^ dont nous avons déjà parié. « L^eïplicatien du déplaeement des points équihosiamc indiquait la néce^ité dé fixer la période du naottveftient de la terre autour du soleil ou la loïl^eûr
' def antiée.Comme, sans là détermination |>récîse de oet élément; la réforme du calendrier ne pouvait s'effsëtiier
'' lors du c<»èile de latran, fa cour de Rome avait invité Kopèrnîk à se charger de ce travail, qui dlBVaît dénier une base durable au noéveau cafendrier . Kopemîk, r^etant encore sur ce point la doctrine de Ptolémée, Vàttaeha à prouver que la durée de Tannée qu'(»ï ap- J)elle iFépîqttê, réglée d'après le retour des satsôËs, sè-
' Mât toujours încertaîne et Variable, comme rapportée aux points équinoxiauxi qui ont été démontrés
ET SBt^rRATiyiTX. Itf
mobiles. Il pféfôra, en conséquence, de prendre pour mesure le retour du soleil à une mâme étoile, comme à un point fixe. Cette méthode avait été déjà suivie par les Chaldéens, et fut enccm rappelée i la fin du neuvième siècle par Thébith, astronome arabe* Kopernik, dirigé par cet exemple, remonta aux observations les plus reculées, et les combinant avec les siennes, il en déduisit la longueur de ramiée, cpit se trouve aujourd'hui de âS secondes trop grande. Cest sur les résultats ainsi déterminés qu'il appuie, et le calcul de ses tables , et ses considérations stfr le moavement annuel de la terre. »
A ces quelques mots- de Sniadecki, nous ajouteroni les propres paroles de Kopérn^^ où il combat la mé** thode ancienne par des calculs et par desobserratione* « On voit donc, dit Kopernik, qu'il faut se servir 'des étefles fixes pour établir la longueur de Tannée ; l'ar^ reur qif on peut craindre* dans cette méthode est moindre ^e celle qu'on risquerait dans l'autre, d'autant plus que le soleil lui-môme est sujet à une donhU 4i^ gMU : la seconde tf a été aperçue qu'au bout d'to fort longtemps; la première est annuelle. Ainsi, même en comparant le soleil à l'étoile, il faut choisir deux époques où cette inégalité soit la même ; il faut éviter la différence des deux équations, ou en tenir compte dans le calcuK si l'on veut a^ir un résultat exact. La connaissance de l'équation dépend elle-même de celle du mouvement annuel. ))•
iU KOKMIK
li y a donc quatre causes d'inégalités dans raniiée tropique. La première est l'inégalité de la précession; lii deuxième est réquation annuelle du soleil; la troisième est celle qui change Téquation annuelle; la quatrième est celle qui change les apsides du soleil. »
Voilà les principes et Tobservation de Kopemik qui ont servi de base pour la précision avec laquelle on peut définir la longueur de Tannée et le retour des saisons.
Le quatrième livre traite de la lune, de cet astre, rebelle à tous les efforts dep astronomes, qui, selon Sma^ ibdkî, était le tourment de Tesprit humain, par les va:riations nombreuses de son mouvement. Bien que dans plusteurs détails [Kùpemik a une grande supériorité sur Ptolémée, il n'a pas été heureux dans Texplication de ses hypothèses. Il n*a pas pu se dégager des erreurs des anciens, et il manquait d'instruments nécessaires pour donner la précision à ses calculs et à ses observations. Lepréjugésuoé delà science desanciens était un obstacle qui. arrêtait quelquefois Tessor de ce grand homme. Cependant ses recherches à cet égard ne sont pas tout-àpfait perdues; il a donné une combinaison plus simple et plus facile pour calculer la double inégalité de la lune et ensuite il a fait une correction importante aux parallaxes et aux diamètres.
Dans le cinquième livre, Kopemik donne la théorie des planètes qui tournent autpiir du soleil. Dans rénumération de leurs noms et de leur origine, nous remarquons celle de Saturne, qu*on appelait Iiicefi#Aaf)pareti«,
* ET SB3 TRAVAUX. j^
{>aree^u'il 631 moios^loogteaips^ caché qu'aucune autr^ planète, et qu'il se dégage plua tdt des rayons dusor leil^ ce qui ne peut venir que de la lenteur de son mpu^ yement et par conséquent de )a grandeur d^ mo^ver ment relatif de la terjpe* i ;
jlc^ i^pernik offre une courte exposition des hypop tbéses desancienSf puis il donne sa propre interpréta^ tion, en expliquant d'at)Qcd les mouv^ants de Vénus, licite les observations qu'il a £sute^ lui-m^nie^ ain^ i}jue celles des autres qui lui ont servi de base daps $a^ calculs. >
« Le moavemept de la terre» dit Sniadecki, menait m^ins Koperuik à.la,.considération de la çau^ Ptiysi^ que^quile produit qu'à Texplication de tous. Ieseffi3t3 et de toutes les apparences qui en résuItenV.d^s 1^ OQur^. et dans le spectacle des corps célestei^ ; et dan^ ce, fermer objet, il n'est presque pas de mystère qui aii édiappé à 6a pénétration et à ses recherches. Outre les preutves. déjà alléguées, nous en trouvpns encore dans le cinquième livre où, considérant la.marche des planèt6$> il explique si ingénieusement, sans le seco.ursdes épioycles de Ptolémée, tantôt leur mouvement direct^ d'occident en orient, tantôt leur marche réti;ogradQ d'orient en occident, tantôt leur aspçct stationnaire, enfin le retour périodique de ces phénomènes, divers, .
^ KopemUt saisit le premier avec une sagacité rare,
el à l'aide des principes tirés de la géométrie d'ApolIor
nii^s, parvint à démoolrer les illusions et les apparen-
ce» dans le [ttioutetnent des planète»; tllndlôltt pro^ doites par le moutement de la terre : il noos iiDêégné à leedtstitigaer avec ))fédision dii moutemeiit liel de^B (Mp6 autour du soleil. Cette etpllcatloA, par Sa gfUide simplicité, frappa tous les bons esprits, et faisait tf'if^ IMtA ufie tbM preuve du taouvement de la teiM^ àtànt que iotttè Pastrouotnie, pair ses progrès, fût dewmiè Hliè dèmôAstratiôti suivie de cette térité. KopèfiOtmfttt Huit «m traité sur le mtovetnetities planètispar tiM àt^teation heureuse, qui seule aurait imttoM^ lise son nom dans l'histoire de Tastronomie.
t ttyppantue avait mesuré la distatiee dé la IdM à la ttm i XnpMktk appliqua cette méthode à la iMSUfe ésl dfaAaiiâes des planètes au soleil, InMttiiiiéSA^atit lui. n prit les ditR^rents points de rorbe de la terft ptxa stations, et son diamètre de 42 miltiofts (M Élites d'Allemagne pou)^ base de ces mesuYM. h% près cette idée, ayant soumis au calcul sM iifô-près observations des planètes alors connues, il dè^ termine leurs rapports de leurs distances, tû un mot, Tordre et Tarrangement des corps célestes une fols fltès, Kôpethik a embrassé et dévoilé tout ce qui tient au mouvement de la terre, tout ce qui dérive et résulte ^ ce mouvement dans le spectacle des phénomètiès ce* lestes, tl paraît que la nature confia à son génie toute la fecotidtté et toute l'étendue de cette idée, {)Our en pt3lMt le développement à ce degré de maturité qui dut changer la face de i*astron6mie, et avoir une èH grande
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influence sur ravancement des connaissances à venir. » Sniadecki ne donne aucune idée du sixième et dernier livre qui traite des latitudes. Ptolémée plaçait les limites delà latitude de Sa^meotde /uptter au commencement de la Balance, celle de Mars vers la fin du Cancer. Kofernik observe une autre position et la désigne. Ces limites ont changé ?tllsâ:t>i«Q>i(p) les apogées. Il fait les mêmes observations pour Vénus et pour Mercure, et leur donne le nom de déviation. Le chapitre trente-troisième da cinquième livre contient les tables explicatives de cinq planètes sous le titre de : De taibulisprosthaphœ'reseon quinque errantium stellarum. Enfin , le dernier chapitre contient les préceptes à Tusage des tables. Dans l^Mhtm do 4Merv éotA nom parlerons plus t&té^ iBOtM lrolifM)BijlAQtiuQrel0védé totfteÉ' tes. oèservttkns lippbrtéis et ompiayées par K^pkmik \sQm\B litre AsinÊÊÈm kûr tÊi n fA mrt aUbtmm tkesafÊruêêwriftà Bfk^.d^fmisici coiteUM* Sertma serU qm hm» fmt Cùfmàem,
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