CHAPITRE XII
- Après avoir donné un court résumé du prinoqMtl ou- TTAge de Kopmtik^ Sniadecki le juge et Tappràeie dans son ensemble. Il explique les ménagements que devait garder Kopemik en annonçant au monde iies Yérilée nottfelles, et signale les erreurs des écrivains qui n'ont pas compris cette prudente réserve; enfin il lui paie un juste tribut d'admiration, en lui donnant le titre àevéritable interfrète des mouvements célestes et de fondateur de l'astronomie moderne.
«^L'ouvrage immortel -du Rivolulions des Orbef eé" lestes, envisagé dans ses détails et dans son ensemble, atteste et prouve invinciblement la vérité suivante, que jTopemi/fcommençad'abordparembrasseretiréunirdans sa tête toute la masse de connaissances astronomiques depuis jffypparjwe jusqu'à son temps; qu'il l'a soumise
retamen ^vèrë, à Tépreavô. da ^iâodnement et des faits; et dans ses méditations longues et {«'ofiMides, il reconnut les débuts et les erreurs de i^ancienne doo** trine. n s'empara ensuite de Tidée du mouvement de la terre, en pénétra les rapports les plus éloignés, parcou* rut aveo elle les travaux et les observaticms de dix-neof siècles. La réflexion profonde et recueillie, en Gompa-» rant les phénomènes et en saisissant leurs rapports, lui fit voir les mouvements oélestes sortir de cette idée, et réciproquement cette idée naître et résulter de Tinspec* tion des mouvements célestes.
«Ayant ensuite ianncncer des voesetdes mérités qui auraient pu passer pour paradoxes, et ^Gurouctor les e^its prévenus, presque toujours rebelles aux idéim nouvelle^ il se garda de leur dire ouvertement qu'M ^ fftt trcHDpé pendant tant de siècles. De là ce^ soins étadiés pour déguiser Timportance et la nouveauté d^ ^ découverte; de là cette attention à mettre en avant iQUS les passages des auteurs anciens qui pouvaient offirir le moindre Vc^ii de ressemblance avec ses idées originales, pour jeter sur un système nouveau, une teinte d'antiquité» Cette tournure adroite et fine, œ calmant des amours-propres, ouvrage d'une léserve prudente et délicate, fut envisagé par quelques écrivains comme la rovte que JTiyMmifc avait suivie danssesrecberclm^ et comme un aveu des c^mnaissances emiHimtées. ^ '4oeU;ine, ainsi considérée, donna pris? à la critique jMBujustedçs auteurs^ qui, citant quelques traits isolés
150 KOPftRNlK
do Touvrage, détachant et morcelant dts idées ?i8tes et neavea, pour les plier anx paissages retronvès dans quelqoes ouvrages des anciens; enBn par rkiatlsiition aux découvertes récentes, n'atteignant pas la lUtultar ÔÊ ses conceptions originales, n'ont vu dans od grand Itomme qu'un esprit studieux, qui rassemble laborieiH» sèment, et rétablit les débris d'un édifice antique, la lieu de reconnaître dans son œuvre la touche d'un gé* nie qui crée, arrange, et annonce un système avoté par la nature.
a Kopemik avait hérité des anciens de Tart d'observisr; et d'un vaste dépôt d'observations. Sans rien ébangèrni rien ajouter au premier, il augmentaleseoond {at aeiiM» près travaux, et en tira un avantage précieuXi en en ftit satnt là base et la preuve de ses idées, qui ne poavairat (tre irrévocablement établies que par lenfisceord aveo les fidts observés. La notion ^ague et presque génêfth* lement connue du mouvement de la terre, révdtlla t^aetîvité de son génie, qui y entrevit une carri^ ou pêf* sonne n*était encore entré : et voilà à quoi se réddteént tous lés^itices qu'il doit à Fantiquité, Ha% dus ra^ naljse et le développement du mouvement de kl leiffè, dans son application heureuse aux phénomènes, daiis les idées essentiellement nécessaires qu^l y i^oiita, dans ies cdii£ié(}uences qu*il en a tirées, dans^'cel en^iilne* ttent (fés raisonnements et des foîts d'où sortit une sérfe dé vérités biconnues avant lui, et ce bd édifice rébèki h neuf de la science des astres, en un ïaôi, daifs lacoii-
ET UEÊ tBAVAÙX. I&t
struoUûii et Teipositioii de son système, ei noiui en eacoeptûos la direetiop du mouvement diuree de la iwê énoncé dans Plutanqne, les passages des aotenrsenciens ne pouvaient lui être d^aucune utilité. Ainsi» Umi 99$nf9f^Ecfêmik la gloire et le nom de premier e^tuMe iÊ4$9fféi$ des moQTements célestes et de fnmim pmdûimm de Tastriniomie moderne. »
Il ne resti^itirtnsà SntefedM cfoe de démontrer qatXki influence eierça la découverte do Kofemik, quel mon* lement elfe imprima aux inteIligttK)es supériemree, quelle série d*hommes de génie elle enfiainta. L'orateur s^aequitte en partie de cette t&che. Il montre comment la découverte de Eêpmnik flta tous les regards ten le cieU où rhomme commençait à voir un nouvel tMTdre et de neufelles lois. L'inAistrie vint en aide à la science. Galilée invente le télescope et applique les pendules aut horloges. Cette dernière découverte, perfectionnée par HiTfi^ne, sefMt i représenter le -mouvement de la terre etiburnit une mesure universelle pour estimer les mouvements cétostes et leurs inégalités.
Les $Te% de cercle pour mesurer la hanfeur des astres, partagés en plus petites divisions, et avec une précisiofi plus strfgnée : des verres habilement disposés dans les télescopes, et ceux-ci adaptés aux instruments de division, étendirent le domaine de la vue, tandis que remploi ingénieux des horioges & pendules permit dé suhëtitiier à Tidée abstraite du teinps Fimage sMiiilMe de sa durée.
Sniadeoki dit aussi quelques mots poar |>roavBr que K^permk fliit sur la roie Ntwton. £opemik non-seule^ ment prononce le nom d'attraction, mais le définît et signale sa propriété universelle.
« Lorsque Ptolémée, dit Sniadeoki; avec le Cortège de ses nombreux partisans, combattait Thypothàse du mouvement de la terre il s*appuyait entre autres sur Tobjectioa : qu'en admettant que les oorps placés sur la sur&cede la terre, tendent vers son «entre, comme é t^n terme de repos, il font que ce centre, et à plus iorte raison toute la masse du globe qui le renferme, restent également en repos. Pour répondre i cette dificnilé^ Eop$mà avait mis le premier en aiant Tidée de Teitraction. . -.
» La pesanteur, ditril, est un^ tendance 411e TaHH » leur de la nature a imprimée à tontes les parties de la » matière pour s'unir et se former en masse, dette pta^ s priété n'est point particulière à la terre; elle appar-* » tient également au soleil, à la lune» et à toutes les » planètes. C'est par elle que les moUéculesde lama- » tière qui <îompo6ent ces corps se sont réanies et ar- » rondies en globes, et conservent leur torwe ^phéri-^ » que. Toutes les sul^tances, placées & la surfpusedeç 1» corps célestes, pèsent également vers les centres de » ces corps, sans que cela empêche ces globes de cir- » cujer dans leurs orbites. Pourquoi cette constance » mettrait-^Ue obstacle au mouvement de Ifi terre tOu » si Ton suppose que le centre de gravité doit être hÔt