ET ^W TI^VAI^X
Il . oQâsaii^amat O0lui de toos les mpuvenieflÉs, paorqjapi y encore jdacerait-on ce centre 4ads la terna». taj)4iâ » que le;, soleil et toutes» les ptonètes çmt aussir J^um, » cestm de gravité, et que le scteil» à raison # sa, •.masse ioQmment prépondérante ^ mériterait plutâfc » cette préfj^renoe? Ce choix est d*aiitaat plus raisourn nable, qu*on en déduit d'une maniera simple etaû^ » tous les pbépoménes et les apparences daasiç^ioju^u^ Y Tements des étoiles etdesplanétes*. » ^
« On voit» par ce raisonnen^nt serré et méthodique» que Xapernik fut le premier k avancer que la pesant^ était une propriété gén^le de la matière, et Taffia^aK dans toutes ses parties; qu'elle ^'étendait au, soleil et A toutes les planètes; .qu^ c'est par ractioa de cette for^ que les parties de la matij)re qui composent les eorya célestes se sont réunies et £^kçonnées en.|^obeai^t:Sa maintiennent sous cette forme. Dans cette ponséQ ▼a3te et entièrement neuve, il ne restait qu'un pas kjw^y qui valut l'immortalité à Newton. » . . ,.
; Galilée, Koëmer, Keppler, tournèirent leurs:regard;i yers le^ciel » et en poursuivant rœuvre de Ko/^K <%: cilitèrent U route à Newton. ^ \ .
., « Roëmer, danois, avait observé beaucoup d'éclipsesf des satellitss de Jupiter : il remarqua des retards sensibles à certaines époques dans le commencement e^ ^.la fin de Q3S éclipses, et çn trouviSk égaleiqentJi'e^pliGatipn da^s le mouvement de la terra. Ces recberf^lç mi* cent encore à même de reconnaître ,et d'éva)uer la yi-
151 ECMANIK
t698e de la lainière : oomiaiaBaiieê importants qui a éminemmeat influé sur les progrès de rastronomiat al étendit prodigieusement la sphère de nos idées snr la aQpsthation de runl?ers. Rioher, envoyé en iCTipar le gott?emement français à Gayenne , pour y obeerrar la paraUaie de Mars , s*aperçat que son horloge » éproQfée et réglée & Paris, retardait, près de Téqoaleiir, d^entiron trois minutes en M heures. On en aomAut que la pesanteur variait dans les diflérentes latitudsa des HauT, qu'elle allait en augmentant de réquatanr aux pdleaf et qu^élle diminuait des pAIes & réquakean Os phénomène, en étonnant PEurope , devint une dé« monstratfon du mouvement diurne de la terre, oondoi* sh les géomètres à la eonnaissanoe dé la figure de notre planète, et (ùt une soufee féconde de découvertes imm portantes qui en ont résulté.
c Tandis que le système de Kopemik gagmdt aInsLà chaque découverte, que tant tle grands phénon^es nouvellement aperçus étaient ou une confirmation de sa doctrine, ou une conséquenes de ses principes, Brad* tet voulait encore s^'assurer si, diaprés Tidée de Koper* nik , la distance de la terre au soleil n'était eBhetivement qu^un point faisensihle en comparaison de Mlle des étoiles fiies. Kon*seulement il eût bientôt lieu de s*efi cenvalnerci mais il d^uvrit en même temps , à VM6 defolNiervatito, la nmaiUm de l'aie de la term et Vdherfûtkm de la lumière. Le succès de ces réclier» cfaesadieva la démonstration du moutement annudl'dé
ET SE» TtAVAUX. n&
la terre , et JiuyUftâiit ^explication <to (Mittietit» {MM^ mènes, fit Mire (fe nduvêaiei^Vrôgftii&'fatt^^ Cette Md^è série ééiB vérttÀ grindes^ iMutelte» , comme uM saKe nécessâtlfe desidéé^ de Kt^m^itk^kîén^ seulement fit asseoir un système ^f (tes ftAdèmeirtÉi inébranlables, mais sdrtit encore à Fa déOOimrtééhine srtenee toute neuve. ' . .
L*amottr dé la^rité est la palssièni des géfafeëMiÉ^ rieurs ; ii M et sera t(Mjovnrs la eHuse des {Ans liefléè décoùrenes Atns tèfs sciehces; Dominé pïrmi'ûDllè transport, Kept^Iér se montra partisan télé AkJÊopèhiêl. Marchant sur les pas de ce ^nd bomme dans rèbseryation de Tordre et de la rtiaiicberdes {Aanétes, Il kvatt Sttivt avec une |)eraévèran6e !flAitt|table cëRê de M&rs t il 60 a féfiflé et eâlehiléles obsertatfms ftit^pur Tf^ cho dans le conrs de dix années. A TàMb de ses tfataiht et de se» calciils effrayants, il eût le bdnbénr de f^éa^ snrer qne les pkoiètes maréhaieuft éans les éHpma sahraJent toi^^mrs on rapport délérmtné entre les secteim <ie kmre^rMtes eft le temps cmplbyé à l^'pareoli* Hr 9 et pnfs entre lesteimps périodfqMs de Mm rétoHr^ lioft et les dtstanées des planètes au sotoih Cette grande décoinerto renferme les lofs eÈniqtielIès les corps itn système soMreoMtssefit dans lenrsiD»onTeéentir;19è#^ ton, à ridée faste et & la déiBtoilioh etâcfrdld^'M^jpigi^ misb en avant par ^ffopéiMfc êbècîm '#y eetle
feiroe éteft tin0 ianse physi^ et ^éralc dé tdds les mouvements des i)IanAtes.'fo y apiAiqtniht les Kns de
m KOKRNiC
Keppler, ks priacipes déoouverts par Galilée et les tô« litte sur U force eêmirifu9$ dévoilées par HuTghens, il es tiim la loi de TattraotioB oomme ta clé de tous les njfstéres^ eteréa une nouvelle science connue sous le nom d'aêironomiêfkyiifn$.
Dans cette science il s'agissait de tirer d^one seule force une foule d*actions dispersées, d*où natt une jraqde variété de mouvements et de leurs inégalités: il 6*agisscut de démêler le lien secret qui enchaîne tant de phénomènes en apparence discordants, et les &^ iiiQuer mutuellement les uns sur les autres; M ^^agissait enfin de comparer les résultats tirés de la théoria avec les données obtenues de Tobservation, et après avoir remcMité des effets aux causes, il fallait descendre des caiises|kttY eff(^ et par cet accord mutuel des raisonpementseides fiûts» commander la conviction et assurer le triomphe de la vérité. Cette entreprise, qui avait pour but de déduire d'un petit nombre de principes établis: une vaste série de conséquences, aurait présenté 4 chaque pas des diËcuUés insurmontablesi si, par une lai^gue nouvellement trouvée, la pensée n'eût été puissamment secondée dans les recherches, oiiM fallait parcourir une cbati^ étendue de comlnnaisoQSt fraiMdiir beaucoup d'idées intermédiaires pour nes'ar-réter. qu'aux ^r^tats généraux, et y voir la liaison eC h dépendance^ de^ phénomène. Une telle laugiie fut le calcul inventé par iVttr^cMi^ par la ma^e duquel to<^ U s(»ence de? causes physiques ^et des lois qui les goa-
ET an tmAVJLvx. • ^m
vemefttdtifis tot. moavfments d» oorp9 céleiiis, gieaeo uo prdbièipadi mécanique* i
iea iâè«s fénér^ scml roeîl de la ralsai ; ellatiMt eneore lanesafedelafoKOQet dal'èkeiMhié é^ wtt ceptiombamaiDesiO^st daûla lasgue ^ae coMiile at tout llartdô les atteindre, et toot» la mMboda* da les déf^ppeTi. Mnà h sailcès dans la salotk^ dé oe pn^ Uégaae teiM^eiitièreiiiqnt au progrès di^neniiMaiiialh iml. Aussi les plu^ tuibiles géoBiètresqaipaf usent apiès tkmtQOi, s'efforc^rent-ilsàrenvid^ parfMttioMer oe puiççatH; inculpent da Fesprit bumain» Area^os aiif cours, la masse de découvertes croissant toujoara en a&tronovije pbyaiqne, portaJa eoietwed^â asiçea 4 ce point d'éléiYatioB et ;da gloire oà noua la voyoaa aujei»d'fcat. ^ .^ . = .. \ ■ • . . ^:-j
Ifaia q^tte étendue immense de vérités parooomes pm^que dànsun siôole ne se dévoila qu'à mesitfaqufi le s]f8tème i^KofmiAy creuaé dans toute s^ pfbfiHi*deur, atteignit les demters degrés de la eenilude; Le imovenieiit de la terre /Ot rarraagemeqt des qorpa bèleftee^ établis et démontrés, ou âûsaient déopavrir. de nwveaux faits eide nouvelles vérités, ou inctiquaieotVexplicaiion simple et facile des {rfiénomèoes qu'il amsitélé , knpossible d'expliquer sans cette doctrine. Sans ^lè, Keppler n'aurait pas trouvé les belles lois qui J-obt inuBiortalisé; sans ces lo^, Newtc» n'Aupait pas découvert la loi de rattractien^ et aurait manqué de base pour poser son édifice. Comme tout s'er)«-
180 f KOlflMIK :
dMlM éÊtà ietiMiMs de te natamif linri tant m lie dans Tordre et Ut siitia Am pemim tl'lnMoe mbMI sv la nkuli de lâTÀilé:| tt gttMé pft# un friioîpe kutûBeiik^ cOBçoil M obfotB «vM IMIité ^.tat eiptiqui «veo oiarté; privé de oe flanbMuii ttefre deiift la oûDfitsiaD et dans te iétiMMe» Til lA Baiîgatoer. égalé dan les déserte d» ;i:OeiÉli, j^eedaBi^ tue ift eM veîM par dée miafeer sMii au ieiaid ue nwte iaoirtttiie» Jmqo'à oè cpil eon oil éémifMtti quelque étoile emaue e*attaoii»t^«e fide poar coMieltri Me éûarie et pour dtt<pr tt
Dèe qae Jrip0rii»eAt déniHé k irref^ oMi^^ ^leeeîeei^ el la HHmhé dee plaiiètte auMr M iekA, cette connaissance, après les découvertes de Gatfléi, flwnaiiiialiiMIéDiealàlarKlierebe «MMir<ke|taropriéMede ce moaifeamit et de la figeie dn eoufte ^fÊÊlm pbaMie déorîvtat damtemri ré%okttli»»;ei fi%taillâ«ÉoheindiqiiéeàKepplerv : i
Dèf que Kopernik eàt placé 4a terfeUarlflK diepie^ tiètee de piMnier oidi^ Mqull eûtptoé ea pMMipt qoe la gravilé était une propriété génévàle de la matiéfpe, qeîafibetàit égidémeot le lotetl^t toute» te pletié i w , il at tottdhat peur ainât dire au doigt ta nléaie origine eltà femôManoe entte ces plauàted et la lenesdMD to^teeqa'oamiarqaaitdaas la terre ét&ît à leohtreiier el A <)tMrver dai» lee autres plÀBétee; «I réeip^ quimmtitottt ee (lu'oo déôounait dans les eutree pl^
ET sm nUkTAUX. # VtH
Aètes^ nMBilàl* rioheroba (ta mèfiies pbénraAaif dans la terre. Getto voie de llumlogiA» frayât |ar «ymitt^^i hit induiie àê là rwwibtedpa d«i iiMial là tmsembUùu» das «flrts« et dt riMMfpr«^ «tti0i«IMi PidMtitè des moM, coodaiiil MiWr imi él d'aMrasgnuids kommta ^iràs kâf atntdip tmitrertet lAi |riw inportaatai dans te ifittiaf dit
itoAdes planètoi^ imr teoiB «lOutemeate 4b rotalteii, iartewnaltDoaphèi^s «iwrtetoniUatte^ dia iinte i|M M^osni tewra surEMiBi te* Ai à cM art dia n^
liorÉ(]i'«ofln Kopëraik^aM dMMVirt «t4liiM|0»qÉi \à tttrrt «bftteteil4 trdis idmtvtamito prinoipiiix^ il «laltiatttral, d*api«6 tea (MriiteiiMMi da loéaairiqÎM dijà connus, de poursuivre des phénomëMa lén^ailfié^ «Mab^ebmit da cbamn de «a moQfeiiia&to, al 4*en in»iMar toa ififluattcés rteipMpJWi. Dalààtfamtt iln^lk^tioii at lea exj^rteDCaa aar la "variasioa da te pteaiitettr« Ga fait, atéré par raDettératioti te te wmà dat liorlpges ea différeotes lalitodéi^ iiidkiiiait rapteitittetoant du globa aux pôtes« et aon rooflaÉteatil^éi}ualaor « pbénoinène qui fat depaispleinaBiaBtaQoinDfi pat las maiRires^ûtettass et à jamais nfénorabiéadtt de^ da bidridten. En maroiiaat pas A paa dlma ir4* rite à rattire^ on ne terda pas i dtaèter dana te figiire ée la Mm laeaiisade te rétvograaatioa das pctete étfàintaiatik. La noamnatat da rotatioik at rs
«Miilde la jtdite aux pôles jeta encon •dujoiur sur TAlat prtmîtif des planètes, qui, de masses d'abord mal* lesoa flyidesetdurciesaveoleteiDps, parrefletdeoejacHivemam, se sont façonoéeseD ^héro!desaplati8. Lbso»» citlai6ote4lé Taie de laterradévolléesparfiapmiik doRt tinrent tiea ensuite aux recherches les plus sablipu» finta 114te acqoiss du triple mbuvetnent: de ta terre eowttûsk à la découverte du nttoie phénomène dana lep AHtMs planètes. De Ut tout Tordre et ladWision de Ï9i^ «momie en mouvements périodiques, en mouyemtDtB -4e rotation et en osGiUatoires^ auxquels sont assajétjs les axes de rotation de toutes les planètes. Leisy^éme :4e JTcfmitt, bim médité et approfondi, OuvrU la oar- 4rière de tout«| oesredierches, et donna le Ql4'm xraad qolnhre de vérttée qui se suivaient par im eaehaloev meirt néeeitsaire.
t Aiasi, rastroncmiie moderne doit à ce grand bonusi^ VimiNpIfiton nouvelle et la vraie direction imprimée aux espritapoor Tatanoement rapide dans TéUida du eiel ; «Ue hii doit les germes d*uné foule de découvertea dé- <lmle$^ la considération de tous les moavementa dén- •Vdlés de la terre ; elle lui doit la ressemblance et Tana* logie indiquées entre la terre et les autres planètes» et Tapi^ioatmi de cette idée féconde, qui mena ensuite à la. découverte de tant de phénomènes, et fit éclore une grapde série devéritéç de rastmoomie d'aiyounUiiU ; àli^ lui doit enfin le vaste plan de travaux tracé. 4e m maio qui a embrasé Jes recherches ^ le^ svicp^ de^
ET SES TKAVACX. • I6I-
modernes, et doit guider encore les efforts des généra-» tionsfatares. Si nous arrêtons aujourd'hui nos regards sur les progrès étonnants de cette science, en nous applaudissant de tant de conquêtes faites sur la nature,, nous apercevrons dans le temple auguste de Timmortalité et de la gloire, Keppler, Newton, avec tout le cortège des grands hommes marchant sur leurs traces, rangés autour de Tautel de la vérité , pour raviver et former en masse de lumière la première étinœlle que Kopernik jeta au milieu des ténèbres de la physique céleste. » '
Rendons justice à Sniadecki, Kepernik a trouvé dans ce philosophe un digne interprète. Tout ce que le génie de Kopernik a de puissance, toute Tinfluence qu'il a exercé sur le mouvement intellectuel du genre humain est signalé et apprécié. Il fallait posséder de vastes connaissances et consacrer bien du temps pour suivre pas à pas, l'heureuse influence de ce grand homme sur la marche des sciences. C'est un juste tribut d'admiration qui fait autant d'honneur à son auteur qu'à l'homme supérieur auquel il a été destiné. Cependant malgré toute l'estime que nous avons pour le grand talent et les vastes connaissances de Sniadecki, nous croyons qu'il n'a rempli sa tâche qu'à moitié. Sniadecki, élève du dix-huitième siècle, plaçait la raison et la science en première ligne. La religion, dans sa plus sublime expression, ne paraît pas l'occuper. Sous ce point de vue, il a laissé le champ libre aux autres. L'influence morale
I6t KOPEIKIK
de K&pêmik n'esl pas moins {2;rande que celle qu'il a exeroée sar le mouvement intellectuel, et peut^tre pourrons-nous prouver que la gloire de Kapemik n'est pas encore arrivée à son apogée.
ET S^S TRAVi^UX. .i63
CHAPITRf: XIII.
Uouyraie de Kopernik, comme nous Tavons déjà dit, parut pour la première fois en iS43, h Nuremberg .Les exemplaires de ceite édition sont rares. On en troute un &Ia bibliothèque de Tlnstitut, Tautre à la bibliothèque Royale de Paris.
Voici le titre tel qu'il se trouve dans ces exemplaites :
Nieolai Copemiei TorinenHs, de Revolutionîhw or» hium C(Blestium,îibri VI.
Delambfe, sans doute par inattention, en reproduisant ce titre, écrit : Taurinengis, au lieu de Torimmu. Sur la même page du titre on trouve ces quelques lignés :
m Habes in hoc opère jam recens nato et edito, studiose lector, motus stellarum» tam fixarumquam erraticarum^ tum ex veteribus, tum etiam et recentibus observationibus restitutos : et novis in super ac admirabilibus hypothesibus ornatos. Habes' etiam tabulas expeditissimas ex quibus eosdem ad quovis tempus quam
161 KOPEENIK
facilUme calculare poteris. Igitur eme, lege firuere. » Norimberg» apud Joh. Petrejum. Anno M. D. XUIf.
L'éditeur, André Ossiandre, a jugé nécessaire, pour captiver Vindulgence des lecteurs , de faire un court préambule; comme il ne Ta pas signé, plusieurs écrivains très estimables y entre autres le consciencieux Delambre, Font attribué à Kopernik lui-même.
Voici dans quels termes il en parle dans son histoire de Tastronomie :
« En tète du livre, Kopernik avait mis un avis sur les hypothèses qa"i\ hasardait $ il y montre qu'en proposant une idée nouvelle, il ne peut encourir aucun re- , proche* La tftche imposée à Tastronome est d*observ6r exactement les mouvements célestes, de chercher les causes qui peuvent produire ces mouvements, d*imaginer les hypothèses les plus propres à les bien représenter; et puisqu'il est impossible d'arriver aux vérita^ blés causes, il doit être permis de supposer celles qui se trouvent les plus propres à faciliter les calculs. // n'est en effet aucun besoin que les hypothèses soient vraies m mime vraiHmblables ^ il suffit qu'elles se prêtent au calcul. A moins d'être tout-à-fait étranger aux règles de la géométrie et dtt Toptique, peut-on trouver quelque ombre de vraisemblance dans Tépicycle de Vénus? Qui ne voit qu'en admettant la grandeur des digressions on serait obligé d'admettre que le diamètre périgée doit être plus que quadruplé, et le disque plus de seize fois plus grand que dans l'apogée? et cependant l'expérience
de tous les siècles dément cette conséqaence nécessaire. »
« Il y a dans la doctrine astronomique, d'autres' absqrdités que je n'ai pas Tintention de discuter pour lé présent. Ce serait un soin bien superflu ; il est a$uz r^ connu que l^cutronomie ignore entièrement les causes ie$ mouvements inégaux, et si elle en propose qui sontdespn invention, c'est uniquement dans la vue de donner une base quelconque à ses calculs. Entre plusieurs eiplica* tions qui conduisent aux mêmes conséquences, telles que «elle de Texcentrique et de Tépicycle, il choisit celle qui lui paraît la plus facile à comprendre.. (Test la révé^lation seule (}ui pourrait faire connaître les véritabfes, causes; que le défaut de vraisemblance ne nous empS-' che donc pas d'ajouter à tant d'hypothèses invraisembU^bles, une hypothèse nouvelle qui n'est pas plus absurde: admettons-la bien plutôt, si elle est belle, facïtiê, et donne lieu à un grand nombre d'observations nqùyelléç. 9
Ce qu'(^iandre dit ici pour obtenir qu'on veuille' bien ne pas réprouver le vrai système, Ptolémée le disait autrefois pour excuser les invraisemblances du sys-^ tème ancien.
Comme on peut le juger par cet extrait, Delambreùi* rait pardonné k^opernik si, pour désarmer ses adversaires, il avait parlé avec ménagement et timidité de sa découverte. Mais tel n'était pas le caractère de Kbpernik. C'était une précaution de l'éditeur publiée à rinsn
466 KOPEENDC
de l'auteur. Koperoik avait la plus profonde conyiotion que Dieu lui avait permis de lire dans le livre de la créa* tion ; il ne doutait pas de la vérité, et le travail quô les bigots prenaient pour une impiété était dédié au pape, comme le seul représentant de Tunité, persuadé que son livre serait utile à la religion et à TEglise.
Nous avons fait observer encore que Touvrage de Kopemik paraissait au moment oCi il quittait la vie terrestre, et dans ce moment solennel aucune considération humaine» aucun calcul de ce monde» n*arrètd celai qui doit paraître devant son juge suprême.
Ces considérations auraient suffi pour convaincre que le préambule placé & la tête du livré de Kopemik n'était pas de sa plume. Hais Gassendi nous révéb son véritable auteur dans la personne d'André Ossiandre, et nous en trouvons encore une nouvelle preuve dans les œuvres de Keppler.
Après le préambule d'Ossiandre , nous trouvons la lettre du cardinal Schonberg adressée à Kopemik, lettre dans laquelle il engage Tastronome polonais & publier Vaduyre de Rtvolutionibui. Ossiandre, sans doute» espérait, par Tautorité du savant cardinal, imposer silence à la foule des détracteurs ignorants qui se font un véritable plaisir de dénigrer toute découverte et de calomnier toute vérité nouvelle.
Arrive enfin la lettre de Kopemik adressée au pape
Paulin-
« Ad s^nçtissimum Dominum Paulam III pontiflcem
ET SES TIUVAUX. W
maximum, Nicolai Coperhici prœ&tio in libros Ravo* lutionum. »
Nous avons déjà donné un aperça de cette lettre âuasi respectueuse que digne; elle contient cinq pages.
Le fond du livre est précédé par la table des matières détaillée des six livres dont se compose Touvrage.
La seconde édition a paru vingt-'trois ans après, en i566.<!'est la pure et simple réimpression de la première; mais non-seulement on n'a pas corrigé les erreurs typographiques qui se sont glissées dans la première, mais même oa a omis fes lignes qui les signalaient à rattention des lecteurs.
Le titre de cette édition est le même que celui de la première; seulement Téditeur y a ajouté :
< Idem de libris Revolutionum Nicolai Gopefnici narratio prima, per H. Georgium Joachimum Rheticam ad D. Jean. SchonerumScripta. Basile» et oiBcinaHenric. Petrina. »
En effet, à la suite des six livres de Kopernik, nous trouvons la narration de Rbelicus sous ce titre :
c Glarissimo vire D. Joanni Schonero, ut parenti sac colendo, S. Joachimus Rheticus S. D. »
Cette exposition de Rhéticus, dont nous avons déjà parlé plus haut, est précédée par une courte lettre d'Achille Gassarus, adressée au savant docteur George Vo- * gelinusl Gassarus rengage à lire et à examiner le travail de Rheticus malgré l'opinion de quelques moines ignorants qui le prennent pour une hérésie.
168 KOPBENIK
A la fin nous trouvons la date :
« Basileœ ex oiScina Henric Petrina, anno MDLXVI. Mense septembri. »
Cinquante ans après cette seconde édition, NkoUu Mnler, professeur de médecine et de mathématiques, en fit paraître une troisième à AmêUrd€un. Dans cette édition, non-seulement les erreurs typographiques de la première ont disparu mais encore le savant professeur a ajouté une courte biographie de Kopernik, ainsi que des notes instructives, et une table des observations sur lesquelles l'astronome polonais basait sa découverte et son interprétation.
Voici le titre de cette troisième édition :
« Nicolai Copernici Torinensis. Astronomu instau- RATA iibris sex comprehensa, qui de révolu tionibus orbium cœlestium inscribuntur.
Nunc demum post 75 ab obitu autboris annum integritati suœ restituta, notisque illustrata, opéra et studio : D. Nicolai MuUrii^ Medicinœ ac Matheseos professons ordinarii in nova academia quœ est Groningœ. Amstelrodami. Excudebat Wilhelmus Jansonius, sub solari aureo, Anno MDCVII.
Le savant professeur dédie cette édition aux recteurs et aux curateurs de Tacadémie de Groningue, convaincu que ce n'est pas une hérésie mais une œuvre religieusej» qu'il propage. H rappelle ces paroles de SetUque : « luT cœlum ascendentibus Deusmanum porrigit : Dieu tend la main à ceux qui s'élèvent vers le cieU »
Aluler a cooservé dans cette édition le préambule d'Ossiandre, la lettre de Schonberg, ainsi que Tépltre adressée au pape Paul III.
Avant la table des matières, il consacre deux pages à la biographie de Kopernik, qu'à l'exemple de Tyehh- Brahé, il appelle incomparable. Ce court récit de sa vie a été tiré des notices biographiques de ses contemporains et surtout de Rhéticus.
D'après Huler, Kopemik est né à Thorn, ville de la Prusse, aux limites de la Pologne, a Natum esse constat Torunii Boruisiœ opido haud ignobili. Polonorum limitibus protimo. »
Voilà Torigina des erreurs. Les écrivains qui ont suivi Muter publiaient que Thorn était une ville polonaise^ et que la Prusse faisait partie intégrale des provinces soumises aux rois de Pologne. La Prusse, était confondue avec rAIIemagne et la Germanie; de là, les uns par ignorance, les autres par mauvaise foi, ont donné une autre origine à l'astronome polonais et l'ont compté au nombredes élèves des Universités germaniques.
Muler affirme que les biographes de Kopernik ne s'accordent pas entre eux sur le jour de sa naissance. Junciinuê^ astronome italien, assure que c'est le 19 janvier 1472 que naquit Kopemik. Tous les autres, auxquels Muler avec raison ajoute le plus de foi, signalent le 19 février 1475 comme le jour de naissance clu grand astronome. Ici nous devons ajouter d'où provient l'origine de erreur de Junctinuê, A chaque grand homme dont ne
170 KOPBKNIK
compose son ouvrage , il tirait Thoroscope du Jour de leur naissance. Le 49 janvier il devait naître un homme illustre par sa science, appelé à imprimer un nouveau mouvement à rintelligence humaine. Voilà ce que Msait dans les astres le savant Italien. Comme cette prédiction s^ajustait admirablement bien à Tapparition du restaurateur de Tastronomie, il signala le 19 janvier 1472 comme le jour de sa naissance. II est plus que probable que ce tf est pas ce jour qui a provoqué Tinterprétation de Janctinus, mais, au contraire, Thoroscôpe du jour qui l'a décidé à donnef une fousse indication à la naissance de Kopemik. L'université de Cracovie n*a pas protesté, n'a pas publié Thistoire de la vie du disciple qui a fait sa gloire, c'est pourquoi Terreur a pu rester inaperçue pendant quelque temps.
D'autres détails de la biographie sont conformes à ce que nous avons déjà rapporté. Il y rappelle son séjour et ses observations à Bologne et à Rome, parle de ses travaux et de ses amis les cardinaux Sehonberg et €ryêiuê, ajoute qu'il ne voulait briller en aucune manière et qu'il ne tenait pas même à ce que son ouvrage fût publié. Etranger à la vanité, dit-il, il consacrait tout son temps à la recherche de la vérité, c'est pourquoi après sa mort sa gloire brille d'un éclat plus vif. « Sed f a gloriolœ aucupio plane aljenus, soljusque veritates indagandee studio flagrans, dum vixit, latuit, quo tanto vegetior ejus post cineres splenderet ac perennaret gloria. »
ET SBl tiitA«X. mi
AUlto de là ttiil^lMëMatièff»9< Jfnfer MgiaiW: MU erreurs typographiques des précédentes édftiMè.
Les six livres de Touvrage sontattoèltepÉ^iiéâAÉbies' irtttï^étetfreS, de calculs et ffeiempla»- '
Alallri deroQtrftgt,Muler (tjQfoweoMttietKW VonsdCîàstgtiaM, uti diapiffe èAnfèMinilè tèMêitt de toutes les obseryatk)ti9 do!it 9è ^ervH JFd)NrMI SèUft^MS livre. Pour donftèr une idée de ta prtdfeiob 'de 'e& trktfi) i;o<isciencteû^, nonàireprôdùIscÉe leetWesdèslMll)dltlflôtti de ce chapitre. ''^
i. OftsèrvàtlonéseteBàrtfm fixaratt. ^ 1 OblHid1â&tls2()diaeiQb86iirati<mes/ - ^