‹ Kwan-ko-dzu-setsu: Art céramiqueChapitre 10 sur 17 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

POTERIE

Editeurs: H. AHRENS & Go.

No. 41 , TSKIDJl, TOKIO

TOKIO

10"» ANNÉE DE MEIDJI (1877)

YOKOHAMA.— IMPRIMERIE ET LIBRAIRIE DE C. LÉVY

Tout droite réunit.

tandis que le vernis blanc avec des lignes d'un noir bleuâtre caractérise quelques-unes, à l'imitation de Sôkoroku. La décoration avec diverses couleurs aurait été introduite, selon l'avis de Zôrioku, durant la période de Bunkwa (1804-1817.)

1. — Le centre de la fabrication de Satsumayaki était successivement Kosa du district de Kara (province d'Osumi), et Ichiku du district de Hioki (province de Satsuma) ; il se trouve actuellement à Nayeshirogawa du même district*

EXPLICATIONS DES FIGURES

La figure 25 représente un pot vieux de 270 ans. Fait au tour, il a une pâte cuivrée recouverte d une première couche de glaçure d'un jaune noirâtre, et d'une couche supérieure d'un noir lustré, en partie translucide. Ces deux couches sont fort épaisses, sans s'étendre pourtant à l'intérieur. Cette pièce pèse 3580 mommés; sa face inférieure d'une forme ronde et ayant deux lignes en creux, semble être recouverte d'une légère couche de sable.

Le pot à thé No. 26, qui semble remonter à 200 ans, est fabriqué au tour et a une pâte cuivrée ; son vernis opaque et mat, abondamment étendu,^ une couleur d'un brun jaunâtre, sans s'étendre à l'intérieur. Cette pièce dont l'orifice est blanc est grossière, dure et lourde ; son poids est de 32 mommés 5.

La figure 27 représente un pot à thé à pâte cuivrée remontant à 150 ans et fait au tour. Son r vernis opaque lustré d'or est d'une épaisseur moyenne, sans s'étendre à, l'intérieur. Cette pièce faite d'une pâte tamisée et fine est dure et pèse 29 mommés.

IZUMOYAKI.

On fait remonter à 800 ans l'origine des poteries vernissées dans la province de Izumo. Très fines et dures, elles avaient généralement une pâte grisâtre et le vernis de la même couleur. Plus tard, Gonbei, élève du célèbre céramiste Koraïzayemon de Hagi, commença la fabrication d'un nouveau genre de poterie qui ressemblait beaucoup au Hagiyaki. Elle avait ordinairement une pâte grisâtre avec le vernis de la couleur de nèfles et était fort grossière et dure. Quelques pièces présentent pourtant un lustre d'or sur une

pâte grise ou ont la couleur de nèfles ou blanche ou noirâtre ; elles sont toutes lustrées. A ces différentes variétés on ajoute une autre ayant des dessins bleus. Vlzumoyaki est généralement fin, dur et lourd. N'ayant eu d'abord aucune marque, il commença bientôt à apparaître avec la lettre zen dans un hexagone ; actuellement ce genre de poterie est marqué d'une gourde avec les lettres un-zen dedans. Le Rakuzangama y inventé par un potier nommé Gonbei, ressemble au Hagiyaki. Fabriqué d'abord à Rakuzan, il se fait maintenant dans la ville même de Matsuye. Une autre variété dite Fujimagama se distingue par sa bonne qualité et n'est autre chose que Vlzumoyaki actuel.

1. — Kôraïzayemon qui vivait sous Hideyoshi (TaïkÔ) était un Coréen naturalisé japonais et demeurant à Hagi.

2. — Les pièces caractérisées par leur bon goût imitaient le style coréen, tandis que celles qui se distingnaient par leur beauté étaient purement japonaises et prouvent les progrès de l'art céramique.

EXPLICATIONS DES FIGURES

La tasse à thé No. 28 faite il y a 40 ans au tour, a une pâte rougeâtre tirant sur le gris. Son vernis, lustré de la couleur de nèfles, est abondamment étendu et porte des traces de la spatule. Celte pièce pèse 48 mommés.

La pièce reproduite sous le No. 29 est faite avec la meule ; sa pâte est grisâtre ; et son vernis blanc lustré s'étend jusqu'à la face extérieure de sa base qu'il recouvre presque entièrement. Les dessins d'un noir bleuâtre sont fort pittoresques et pleins de goût. Ce vase appelé Mukôzuke (Muko signifie en face et Zuke, placé) tire son nom de ce qu'il est placé à la partie antérieure de la table à manger ; il est fin, dur et lourd et son poids est de 56,5 mommés.

Le No. 30 représente une tasse moderne faite au tour avec une pâte blanche ; son vernis noir semble avoir un fond rougeâtre, tandis qu'il est blanc vers la partie inférieure et sur la face extérieure de sa base. Ce vernis abondamment étendu et effaçant complètement les traces du tour est bleu avec un lustre vif.

Très-fine et un peu tendre, cette pièce pèse 22 mommés ; elle est originale, contrairement à deux pièces précédentes qui imitent le style coréen.

SOMAYAKI.

On fabriquait déjà à Sôma, il y a 800 ans, des poteries à pâte rougeâtre et au vernis de la couleur de coque d'œuf. D'ailleurs, elles semblent contenir mélangée dans la composition de leur pâte une certaine quantité de sable plus ou moins fin. Les pièces fabriquées durant la période de Tenshô, (1573-1591), un peu tendres et contenant une certaine quantité de sable dans leur pâte, étaient désignées sous le nom de Mujisôma ; elles portaient, dit-on, des dessins en or représentant des chevaux et dus au pinceau du peintre Kanôshoshin. Le Sbmayaki postérieur à celle époque a une pâle un peu blanche, ce qui donne la même couleur à la glaçure. Ces poteries grossières et composées d'un mélange de sable forment un genre tout spécial.

1. — Le Sbmayaki se fabrique à Nakamura, du district de Uda (province de Iwaki), appartenant jadis au prince de de Sôma.

EXPLICATIONS DES FIGURES

La tasse No. 31 semble remonter à §500 ans. Faite au tour, elle a une pâte d'un blanc rougeâtre et son vernis de la couleur de pois présente quelques traces à peine visibles de dessins. Cette pièce à pâte fine, mais de qualité inférieure, pèse 62 mommés.

L'assiette No. 32 vieille de 100 ans environ est faite au tour ; sa pâte est d'un gris rougeâtre, ce qui a donné la même couleur à son vernis translucide portant des dessins lustrés d'or. Cette pièce dont la pâte contient une certaine quantité de sable pèse 125 mommés.

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