EXPLICATIONS SUR LES FIGURES ACCOMPAGNANT CETTE BROCHURE
La figure No. I présente un Mizusashi ou vase à contenir de l'eau, vieux de 500 ans, fait à la main et portant la trace d'une spatule. La couleur de sa pâte est d'un rouge pâle ; son vernis est d'un blanc tirant sur la couleur de pois ou bleuâtre ou jaunâtre. Ce
de différentes sortes de poteries, presque toutes destinées à l'infusion du thé. Ce n'était que par exception qu'on faisait des pots, des vases à contenir de l'eau, etc. Yoshimasa, un des shoguns de la dynastie de Ashikaga, était un grand amateur de thé et la faveur qu'il accorda à Shukô, célèbre maître du chanoyu, est connue. Les shoguns Nobunaga et Hideyoshi (Taïkô) aimaient également beaucoup le thé ; ce dernier avait pour favori Rikiu. Les réunions tenues pour le chanoyu étaient souvent des assemblées où l'on parlait des affaires secrètes de la guerre ou de la politique, et des ustensiles pour le thé, donnés aux Samurdis comme récompense, remplacèrent, par mesure, d'économie, de l'argent ou du riz. La conséquence naturelle de ces habitudes fut un grand développement du chanoyu et l'augmentation de la valeur des vieux ustensiles de thé. La fabrication des poteries vernissées resta pourtant encore sans faire de notables progrès, parce que les laques composaient la plupart des ustensiles de ménage dans les classes populaires. L'important événement qui vint changer cet état de choses fut l'expédition dé Corée. Beaucoup de potiers, ramenés de ce pays par notre armée, s'établirent dans plusieurs provinces telles que celles de Hizen, de Higo, de Satzuma, de Nagato eic, et donnèrent une grande impulsion à notre industrie céramique. De nos jours, il n'y a pas une chaumière qui ne soit garnie de quelques vases de terre, bien que les ustensiles de ménage chet les personnes audessus de la classe moyenne comprennent plus de laques que de faïences ou de porcelaines*
DES POTERIES VERNISSEES.
Le shogun Asikaga Yoshimasa était, d'après le Kokonmeibutsuruiju, un grand collectionneur d'antiquités ; il tenait souvent des réunions pour le chanoyu dans sa villa de Higashiyama, où il avait une riche collection d'ustensiles de thé et d'autres curiosités # Nôami et Sôami, deux célèbres maîtres de chanoyu, étaient Chargés par lui de rechercher des objets rares de toutes sortes, de leur donner des noms et d'apprécier leur valeur. Les poteries qui étaient en vogue à cette époque étaient désignées sous le nom de Meibutsu. Nobunaga et Hideyoshi, tous les deux grands amateurs de thé, chargèrent aussi Rikiu, Sôkiu, etc, d'apprécier les objets en leur possession ou de leur donner des noms. Ces objets sont compris aus6i dans le Meibutsu. Plus tard, Kobori Masakazu, célèbre amateur de vieux ustensiles à thé, regrettant de voir que l'on ne savait pas apprécier les poteries de Nochigama, de Kuniyaki, etc, dont il existait de beaux spécimens, surpassant même le vieux Setho ou le TobutsUy choisit quelques-uns des plus précieux, auxquels il donna des noms fantaisistes, ce qui attira l'attention des amateurs et augmenta la valeur de ces poteries. On leur donne aujourd'hui le nom générique de Chûkô Meibutsu pour les distinguer de l'ancien Meibutsu* La nature de la pâte de ces poteries et la couleur de leur vernis varient selon le lieu de fabrication ; leurs itoguiri ont aussi diverses espèces telles que celles qui affectent une forme circulaire ou qui vont de droite à gauche ou de gauche à droite. Elles sont en générai médiocres et cela est surtout vrai pour les vases Igayaki,
de différentes sortes de poteries, presque toutes destinées à l'infusion du thé. Ce n'était que par exception qu'on faisait des pots, des vases à contenir de l'eau, etc. Yoshimasa, un des shoguns de la dynastie de Ashikaga, était un grand amateur de thé et la faveur qu'il accorda à Shukô, célèbre maître du chanoyu, est connue. Les shoguns Nobunaga et Hideyoshi (Taïkô) aimaient également beaucoup le thé ; ce damier avait pour favori Rflda. Les réunions tenues pour le chanoyu étaient souvent des assemblées où l'on parlait des affaires secrètes de la guerre ou de la politique, et des ustensiles pour le thé, donnés aux Samuràis comme récompense, remplacèrent, par mesure d'économie, de l'argent ou du riz. La conséquence naturelle de ces habitudes fut un grand développement du chanoyu et l'augmentation de la valeur des vieux ustensiles de thé. La fabrication des poteries vernissées resta pourtant encore sans faire de notables progrès, parce que les laques composaient la plupart des ustensiles de ménage dans les classes populaires. L'important événement qui vint changer cet état de choses fut l'expédition dé Corée. Beaucoup de potiers, ramenés de ce pays par notre armée, s'établirent dans plusieurs provinces telles que celles de Hizen, de Higo, de Satzuma, de Nagato etc, et donnèrent une grande impulsion à notre industrie céramique. De nos jours, il n'y a pas une chaumière qui ne soit garnie de quelques vases de terre, bien que les ustensiles de ménage chez les personnes airdessus de la classe moyenne comprennent plus de laques que de iaïences ou de porcelaines.