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vaginale qui échappe bientôt. Cette séreuse est le siège d'un léger épanchement.
L'examen de la transparence, très important ici, donne les résultats suivants: inférieurement le testicule ‘parait opaque, au-dessus de lui est la tumeur qui laisse passer les rayons lumineux d'une façon imparfaite; il y a de la transparence mais ce n'est pas une transparence nette et franche. Enfin à la périphérie tout à fait, il y a une mince zone parfaitement transparente et rosée, répondant au liquide épanché dans la vaginale. Il y a donc là un kyste de l'épididyme avec un léger degré d’hydrocèle vaginale. Quant à la nature du kyste, il est difficile de se prononcer ; toutefois en raison de l'imparfaite transparence, M. Le Dentu, penche vers le diagnostic du kyste spermatique.
Mais de plus, lorsque le malade tousse, marche ou fait un effort, il fait sortir une hernie iuguinale gauche assez volumineuse, mais ne descendant pourtant guère dans le scrotum. En tous cas même après la toux, la hernie ne vient jamais en contact du kyste, elle en reste au contraire très nettement distant: et ne parait avoir aucun rapport avec lui. Cette hernie réductible et sonore est constituée par une entérocèle ; lorsqu'on la fait rentrer dans l'abdomen, on a du gargouillement. Si l’on explore ensuite l'anneau inguinal gauche, on constate que les piliers sont très écartés; l'orifice est large et admet la pulpe au pouce facilement ; la paroi toute entière est très affaiblie à ce niveau, comme on peut s'en assurer en faisant tousser le malade.
On ne peut donc s'arrêter à l'hypothèse d'une hernie congénitale avec cloisonnement du canal.vagino-péritonial ; d'ailleurs la date d'apparition de la hernie, l’époque à laquelle le kyste a pris naissance, enfin son siège très bas ne sauraient permettre de défendre un tel diagnostic.
Ce malade est opéré le 11 février 1896 par M. Le Dentu.
LE Ro
Anesthésie à l'éther. Incision sur la tumeur, verticale suivant son grand axe ; le bistouri sectionne jusqu'à la vaginale qui contient un peu de liquide citrin.
Dans la cavité de la séreuse ouverte, on voit le kyste de l'épididyme, situé en arrière, assez volumineux et bridé par un tractus fibreux à peu près transversal qui lui donne l'aspect hilobé. Ce kyste est disséqué assez facilement et extirpé; mais il en existe un autre plus petit des dimensions d'une petite cerise et situé plus en avant sur l'épididyme ; on l'enlève également et le point d'insertion est cautérisé par l'attouchement avec la solution de chlorure de zinc. Suture en surjet au catgut de la tunique vaginale ; suture des téguments au crin de Florence, drainage au point déclive.
Le 15 février, on fait le premier pansement et on enlève le drain par lequel aucun suintement suspect n'avait eu lieu. Le 17 février, on enlève le pansement pour retirer les fils de suture cutanée: le pansement est complètement souillé d'urine et les bourses sont un peu infiltrées. Légère suppuration au niveau des deux fils les plus inférieurs. Les points
-ds suture sont néanmoins retirés et après une pulvérisation phéniquée, on remet un pansement humide.
Le 25 février, il y a encore un peu de suppuration au niveau du trajet du drain. L'état général est très bon.
Depuis, le point où la réunion a manqué, a bourgeonné et s'est vite oblitéré, et le 11 mars, le malade à pu quitter l'hôpital complètement guéri des ses kystes de l’épididyme.
L'examen du liquide du grand kyste a montré qu'il contenait beaucoup de spermatozoïdes ce qui avait déjà été prévu au cours de l'opération à cause de sa coloration grisètre un peu opaque et de son aspect épais et filant. Au contraire, le contenu du petit kyste était parfaitement limpide et citrin ; examiné au microscope, il ne contenait pas de spermatozoaires.
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SRE AU
OBSERVATION III (Service de M. Pegrot, recuillie par Souligoux) Thèse de Dominguez.
Le nommé D... Léon, âgé de 23 ans, journalier, s'est présenté à la consultation de l'hôpital Lariboisière pour une hernie qui, disait-il, le gênait beaucoup pour travailler. Cet homme raconte que non seulement son bandage n'empê-
chaït pas sa hernie de sortir, mais qu'il lui était impossible
de le supporter à cause des douleurs qu'il déterminait.
En examinant cet homme, on remarque l'absence de testicule dans la bourse gauche, et on le retrouve dans le canal inguinal ; il a conservé sa sensibilité spéciale à la pression et c'est ce qui explique les phénomènes douloureux empêchant le malade de bénéficier de son bandage. En poursuivant l'examen, on sent au-dessus du testicule une petite tumeur. Avait-on affaire à l’épididyme ou a un kyste de ce conduit? C’est à cette dernière opinion que l’on s'arrête, réformant le diagnostic de hernie qui avait été posé. En faisant tousser le malade, la tumeur subissait un mouvement d’impulsion. Le malade réclamant énergiquement une opération, on se décide à intervenir.
Après l'incision du canal inguinal, on trouve un testicule sain en apparence mais moins développé que celui du côté opposé. L'épididyme est moins volumineux et tous les éléments du cordon sont dissociés.
Le diagnostic était juste et la petite tumeur reconnue au palper était bien un kyste de l'épididyme; on la voyait
“appendue au voisinage de la tête de ce conduit; elle attei-
gnait le volume d'un œuf. Le liquide qu’elle contenait était analogue à celui d'un hydrocèle et parfaitement transparent. Au moment où l’on examinait le testicule et la tumeur,
le malade se mit à tousser et l’on vit à l’orifice interne du