ANATOMIE PATHOLOGIQUE “#3 & PATHOGÉNIE
Bb: Nous n'insisterons pas ici sur les dispositions ä anatomiques du testicule de l’épididyme et des voies __ spermatiques; nous ne parlerons pas non plus de la formationdu Vas Aberrans de Haller,des différents - diverticules possibles développés au dépens du rete- > Lestis et dont Herle, Poirier, Roth, de Bâle, ont signalé l'existence. De même, nous passerons sous ; silence la description de l’'Hydatide pédiculée de . Morgagniqui termine en avant la tête de l’épididyme e. celle du corps de Giraldès et des débris du corps de D Wolff. | | > Ces descriptions se trouvent dans les divers traités d'anatomie et d'embryologie,mieux exposées que nous ne saurions le faire.
Æ Mais en nous basant sur ces données connues d'anatomie et d'embryologie, nous pourrons com- : - prendre les diverses théories émises pour expliquer la production des kystes de l'épididyme.
à Les kystes de l’épididyme sont encore aujour-
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d'hui rangés suivant la classification de Gosselin et … % on les divise avec lui en petits kystes et en grands .« kystes. Les petits kystes peuvent avoir le volume … d’un pois ou d'un noyau, tandis que les grands kystes peuvent contenir au contraire 30, 50 grammes et même jusqu’à 1000 et 1100 grammes.
Leur siège est assez différent, les petits kystes se rencontrent surtout entre le corps de l'épididyme et le testicule, tandis que les grands kystes occupent plus ordinairement la partie postéro-supérieure de ce conduit. |
D'ailleurs les petits kystes peuvent aussi siéger sur le testicule lui-même à sa partie supérieure : et externe : les uns sont sessiles, les autres présentent un pédicule plus ou moins rétréci formé par le feuillet viscéral de la séreuse vaginale; mais quel que soit leur siège, ils sont toujours dépendants de l'épididyme.
Ces petits kystes ne communiquent pas avec les voies spermatiques. Dans la poche, parfois très | épaisse et scléreuse, tapissée par un revêtement épi- : thélial, on trouve un liquide séreux et jamais spermatique. Le liquide clair et citrin, contient des sels et de la cholestérine, quelquefois un peu de sang: il est alors assez trouble et épais. Parfois encore on ne voit que la poche qui s’est rompue et ratatinée.
Les grands kystes ont une paroi mince au contraire, mais assez résistante, constituée par du tissu cellulo-fibreux et tapissée intérieurement par un
épithélium qui se disquamme vite. Leur contenu peut être clair, opalin, séreux; il est légèrement albumineux.Dans d’autres cas, il est grisâtre trouble et contient des spermatozoïdes : de là la division en kystes séreux et kstes spermatiques.
Remarquons en passant que les kystes spermatiques sont souvent plus gros et multiloculaires.
Enfin il est fréquent deconstater d’autres lésions concomittantes. C’est ainsi que les petits kystes des vieillards vont souvent avec le varicocèle. D'autre part, les grands kystes qui peuvent s'accompagner de petits kystes au dire de M. Bouju, entraînent souvent une irritation de la séreuse et un degré plus ou moins intense de vaginalite avec hydrocèle.
Telles sont succintement exposées les lésions que l’on rencontre et dont nous allons maintenant aborder la pathogénie. Ici les théories sont nombreuses et, disons-le dès l’abord, 11 ne nous semble pas que l’on puisse se rattacher exclusivement à une seule d’entre elles.
1° Théorie de l'épanchemet Spermatique. — Cette théorie soutenue par Gosselin et Sédillot, admet que sous l'influence d’un traumatisme, ou par réplétion brusque, l’un des cônes ou le canal de l’'épididyme lui-même se rompe et le sperme s’épanche dans le tissu cellulaire qni entoure lépididyme : ce liquide se collecte et irritant le tissu qu'il refoule, produit la néoformation d’une poche membraneuse, capable elle-même de sécréter ensuite un
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liquide séreux qui dilue le sperme et augmente les
dimensions du kyste.
Outre que les organes sont bien protégés pour être atteints par un traumatisme, on peut objecter que souvent les kystes sont primitivement séreux et secondairement deviennent spermatiques, que les spermatozoaires y sont alors extrêmement nombreux et, fait important, qu'ils se retrouvent dans le liquide après ponctions répétées.
Mais le principal argumeut est la présence de l’épithélium qui tapisse la poche et dont les cellules sont cubiques ou cylindriques. |
À cette théorie, l’on peut rattacher l'opinion ancienne de Lloyd et de Childs qui considéraient ces kystes comme des hydrocèles au liquide desquelles le sperme se mélangeait à la faveur de la blessure des voies spermatiques dans une ponction.
Cette manière de voir ne sauraît être défendue aujourd’hui pas plus que celle de James Paget et de Broca.
En somme, si le traumatisme peut être cause d'un kyste, le fait doit être très rare. |
2° Théorie de la dilatation des voies spermatiques. — Cette théorie qui remonte à Liston, a été défendue par Verneuil et par Reclus. Monod et Arthaud l'ont aussi admise pour expliquer les petits kystes de la tête de l’épididyme chez le vieillard. D'ailleurs elle a en sa faveur de nombreuses constatations anatomiques.
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