DATES
On sait depuis les recherches de Dolbeau, Verneuil, Reclus, Poirier, Dominguez, etc... que la partie antérieure de l’épididyme est de résistance
moindre que la partie postérieure et que les parois,
faibles par place, sont susceptibles de céder à la pression et de se laisser refouler en donnant naissance à de véritables diverticules en doigt de gant, pouvant ultérieurement se laisser distendre plus encore, par amincissement de leurs parois. Sur les cônes, on retrouve dans les injections au mercure les mêmes particularités.
Il est vrai que ces dilatations sont surtout fréquentes après 40 ans (Reclus), époque à laquelle la spermatogénèse est certainement moins active que jusqu'à cet âge; mais la rétention spermatique peut s'observer par absence d'émission ou par obstacle à l'émission, surtout par ce dernier mécanisme. Tantôt, c'est un noyau à la queue de l’épididyme, reliquat d'une blennorrhagie; tantôtc'est uneinflammation consécutive à des traumatismes répétés, ou «des brides coudant les vaisseaux efférents. La sclérose sénile (Verneuil) agirait de la sorte. Ces kystes seraient analogues à ceux de certains ovaires sclérokystiques.
En résumé, deux ordres de causes, la rétention
-et l’altération des parois seraient à la fois mis en
avant dans cette théorie séduisante à plus d’un point
de vue, Mais cette opinion n'explique pas les kystes
ASE
situés vers la queue de lépididyme ni les grands kystes spermatiques.
3% Théorie de l’origine Wolffienne. — Cette théorie est celle qu'ont soutenue Follin, Broca, Verneuil, Vautrin. Elle rattache la genèse des kystes épididymaires à l'évolution du corps de Wolff : les uns séreux naîtraient des débris de cet organe qui demeurent isolés; les autres spermatiques prendraient leur origine dans un tube qui est encore en connexion avec les voies séminales, comme le vas aberrans de Haller, par exemple.
Ce serait donc les débris du corps de Wolff, vasa aberrantia hydatide pédiculée de Morgagni, tubes de Follin, corps innominé de Giraldès qui donneraient naissance à des kystes séreux ou spermatiques, soit qu'ils communiquent avec les voies séminales normalement, soit que cette communication résulte d’un traumatisms comme le voulaient Curling et Broca.
De ces kystes ainsi compris, on pourrait rapprocher les kystes du ligament large chez la femme.
4 Théorie de l’origine séreuse. — Cette théorie soutenue d’abord par Gosselin dans un travail des Archives générales dé médecine, reprise et complétée par M. Poirier, semble devoir rendre très exactement compte des kystes de petit volume qui ne sont jamais spermatiques, s'énucléent facilement sans présenter de rapports avec les voies séminales et siègent entre l’épididyme et le testicule.
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