LENS IDE
5° Théorie lymphatique et sanguine. — Selon
Hochenegg, il y aurait des kystes de l’épididyme
liés à l’oblitération et à la dilatation de vaissaux lymphatiques d'une part (Nepven et Dupuy 1872), ou a de petits foyers hémorrhagiques suivant les cas. Sans nier leur existence, il faut avouer que ce sont là des raretés. Suivant cet auteur, les premiers auraient des parois minces à revêtement interne
endothélial, tandis que les seconds à parois très
épaisses renfermeraient du liquide épais et brunâtre.
Après avoir passé en revue les diverses théories émises pour expliquer la genèse des kystes de l’épi-
didyme, il nous semble que plusieurs d’entre elles
méritent l'attention car elles sont édifiées sur des constatations anatomo-cliniques indéniables. C'est assez dire que, selon nous, une seule théorie ne
saurait rendre compte de tous les faits et que plu-
sieurs doivent être vrais.
Sans doute, au point de vue clinique, la division
en petits kystes et grands kystes est commode et
utile; mais elle n'est peut-être pas conforme à l'exacte vérité, puisque comme le montre Bouju, les deux peuvent coexister et ceci expliquerait pour cet auteur les récidives.
Sans vouloir discuter pluslonguementl’opinion de Bouju, nous dirons seulement qu'aujourd'hui où
la pathogénie de ces kystes est mieux connue, il y
aurait peut-être intérêt à les diviser suivant leur origine. Cette division serait, en tous cas, plus scientifique.
SYMPTONES
Le début des kystes de l’épididyme est assez … variable : tantôt il est brusque, accompagné de douleur, c’est le cas le moins fréquent, celui où il s’agit d'une origine traumatique. Mais encore est-il juste de remarquer que, plus souvent peut-être en pareille occurence, c'est un kyste dans lequel l'accident fait . rompre un point des voies spermatiques.
Dans d’autres cas, les plus communs, le début est lent et progressif, sans douleur : le kyste n’apparaît pas brusquement comme dans la forme précédente, il débute par un très petit volume, et c’est tout au plus quand il a acquis les dimensions d’une aveline ou d'une noix que le malade s'en aperçoit, croyant parfois à la présence d’un troisième testicule.
Mais l’indolence n’est pas constante, et il est de
petits kystes qui sont extrêmement douloureux et
peut-être faudrait-il attribuer à ce fait souvent les
î __ douleurs des varicocèles qui coexistent dans bon à nombre de cas.
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