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Lorsque le kyste se développe en devenant intravaginal, il y a souvent une réaction de cette séreuse et la production d’un degré variable d'hydrocèle qui peut gêner le diagnostic et même le rendre tout à fait impossible.
Un fait assez constant dans le développement
de ces kystes, c’est leur accroissement par poussées saccadées.Toutefois on les a vus rarement diminuer spontanément, à moins qu'ils ne se rompent dans la vaginale. |
Une fois développé, le kyste ayant atteint le volume d’un œuf au moins, parfois beaucoup plus, se reconnaît aux caractères suivants :
À la vue, la partie externe d’une des bourses paraît soulevée, légèrement saillante et le malade se plaint surtout de tiraillements et de gêne liés au volume et au poids de la tumeur.
Au palper, on sent une masse que la percussion
montre mate, éloignant immédiatement la possibilité d’une hernie. Cette tumeur est tantôt fluc-
tuante, tantôt rénitente, lorsque les parois sont
épaisses ou le liquide à haute pression. Elle a souvent une forme multilobée soit que des brides à sa surface donnent cette apparence soit que la collection soit réellement multiloculaire avec ou sans communication entre les diverses loges dont le liquide n’est même pas toujours identique.
Son siège à l’origine paraît être entre l’épididyme et le testicule, mais un peu en avant, on sent
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le testicule, et une légère dépression le sépare tou-
‘jours plus ou moins du kyste. Mais le canal épididymaire échappe le plus souvent à la recherche des
doigts, on le trouve seulement en arrière, semblant sortir de la tumeur même. Un autre symptôme fort important dont parle M. Tillaux dans son traité de
clinique et sur lequel M. Le Dentu a tout particuliè-
rement attiré l'attention dans une de ses cliniques récentes encore, c’est la possibilité de mobiliser le testicule sur la tumeur. Quand on saisit d’une main le testicule, que sa sensibilité spéciale révèle toujours au chnicien et de l’autre main la tumeur, on voit qu'on peut imprimer à la glande séminale des mouvements étendus ou limités, sur la production pathologique susjacente; sans doute dans cette mobilisation, on finit par entraîner le kyste avec l'organe, mais au début du mouvement, le testicule se déplace seul sur la formation kystique. Ce signe pourrait permettre de différencier certaines hydrocèles en particulier d'avec les kystes épididymaires.
Enfin, si l’on recherche la transparence avec une lumière et le stéthoscope, tantôt on la trouve et tantôt elle fait défaut. La plupart des auteurs classiques admettent que les kystes séreux sont
transparents et que l'absence de ce signe doit faire
penser aux kystes spermatiques. Cette manière de voir ne nous paraît pas absolument exacte. Certainement les kystes séreux sont transparents comme l'hydrocèle vaginale en général, mais il se peut très
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bien qu'un kyste ayant subi quelques poussées
aiguës ayant d'épaisses parois, ne soit absolument pas transparent, malgré son contenu clair etlimpide. N’observe-t-on pas la même chose dans beaucoup de vieilles hydrocèles ? :
En outre, l’opacité peut tenir à des hémorrhagies dans le kyste, hémorrhagies dues le plus souvent à des ruptures de petits vaisseaux néoformés; elle peut être due à la présence de nombreuses paillettes de cholestérine, à des granulations oraisseuses abondantes.
Enfin, comme on peut le voir dans plusieurs observations et en particulier dans deux de celles que nous rapportons, le kyste spermatique peut très bien être transparent; mais il faut remarquer pourtant en passant que la transparence y est moins. nette que dans l’hydrocèle par exemple. Au lieu de percevoir une teinte rouge rosée, éclatante, lumi-
neuse, on n'a pour ainsi dire qu’une demi-transpa-
rence.
D'ailleurs, l'erreur ne serait guère préjudiciable au malade car l’extirpation du kyste estletraitement de choix quel que soit le contenu de la poche.