‹ Kystes et abcès de l'utérusChapitre 33 sur 44 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Symptômes.

L’abcès utérin débute presque toujours d’une facon brusque, soit qu’il succède à une infection puerpérale et qu’il se manifeste à la suite d’un accouchement ou d’un avortement par des symptômes d’infection utérine, soit qu'il apparaisse éomme complication au cours d'une métrite aiguë, dont les symptômes s'accompagnent de l'apparition d’une tumeur utérine, soit enfin qu'il soit le fait de l’inoculation directe du mésomètre par un instrument contaminé.

Parfois le début peut être insidieux et lent : 1l s’agit alors d’abcès tuberculeux évoluant insidieusement au cours de la tuberculose génitale ou d'abcès consécutifs à une infection chronique de l’utérus.

L'abcès en se développant au sein du parenchyme utérin réagit peu sur l'organe lui-même. Les manifestations extérieures sont d'un ordre purement général et ce n’est que par l'association de quelques modifications locales associées à des troubles généraux vagues qu'on peut localiser la lésion dans les organes génitaux. Quant au diagnostic exact, aucun auteur ne l'a encore posé. Les troubles fonctionnels font le plus souvent défaut. La leucorrhée est il est vrai la règle, mais elle traduit uniquement l’état d'infection de la cavité utérine. Dans d’autres cas 1l peut exister un véritable écoulement de pus, l'abcès se trouvant alors en communication avec la cavité utérine.

La menstruation est souvent modifiée ; la malade de Grammatikat avait des règles plus abondantes qu'auparavant. C’est en effet dans ce sens que se modifient les menstrues.

C'est probablement une réaction de voisinage qui détermine les troubles de la miction et de la défécation que signalent souvent les auteurs, soif qu'il se produise entre la vessie, l’utérus:et le rectum

des adhérences défensives qui retentissent sur ces organes pour en

SYMPTOMES 129 La Ba ae AU PT RE Ca TPE ARR PR déterminer les troubles fonctionnels, soit que l'utérus en augmentant de volume détermine leur compression.

Les douleurs apparaissent enfin ; elles sont spontanées à l’hypogastre, à caractères paroxystiques, ou bien se manifestant à la suite d’un examen physique de la malade. Dans ce cas elles sont localisées, pouvant faire présumer par leur fixité du siège de l'abcès.

L'examen physique ne permet guère de préciser davantage le diagnostic. Quand il n’y a pas encore d’adhérences produites, que l’abcès est nettement utérin, on observe une augmentation de volume de l'organe facilement constatable par le toucher combiné. Si l’abcès siège au niveau du col, le doigt vaginal sentira une tuméfaction ramollie, fluctuante, légèrement douloureuse, mais une collection en tout autre point ne sera en aucune facon pathognomonique, pouvant être symptomatique de toutes les suppurations utérines.

Si les organes environnants ont eu le temps de réagir, si des adhérences se sont établies, les signes physiques deviennent encore plus obscurs et Le diagnostic de collection pelvienne est le seul qu'on soit autorisé à établir.

Quant à l'utérus lui-même, il est augmenté de volume, ramolli en général et toujours très sensible.

L'abcès utérin manifeste sa présence dans le parenchyme par des troubles généraux graves. La fièvre, les frissons sont la règle : ils traduisent la formation d’une collection purulente et se manifestent sous forme d'accès coïncidant avec une augmentation de volume de la tumeur.

En même temps les malaises, le manque d'appétit, l’insomnie peuvent dans certains cas accompagner l'apparition de la fièvre.

Mais nous avons vu que souvent l’abcès évolue froidement pendant

longtemps.

Mercadé

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