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Enfin, il est un point spécial qui mérite l'attention : c’estla présence dans les couches lesplus centrales de grandes cellules qu'on rencontre en ilots épars ou en cordons aussi bien à l'intérieur des cavités glandulaires que dans l'épaisseur du tissu interposé aux glandes utérines ; il faut toutefois remarquer que ces éléments ne dépassent pas la limite des glandes, Ces cellules mesurent en moyenne 20 y ; elles présentent un gros noyau et un cytoplasme bien développé ; leur forme enfin est irrégulièrement polyédrique.
Dès lors, il semble plausible de considérer ces éléments, si on en juge d'après leur forme et leur répartition, comme des cellules déci-
duales qui sont les témoins d’une grossesse dont cliniquement nous avons pu établir l'existence.
Obs. XVI. — Max Maprexer, Ueber metritis gonorrhoica. Centralblatt für Gynäkologie, 14 décembre 1895, n° 50, p. 13143.
Femme de 29 ans ayant eccouché il y a sept semaines pour la troisième fois. Les accouchements précédents s'étaient passés normalement et la malade était tout à fait bien portante jusque trois semaines avant le dernier accouchement. À ce moment là elle eut un fort écoulement de pus.
L'accouchement fut normal, la malade resta couchée sept jours. Cinq semaines après elle ressentit des douleurs à l'hypogastre pour lesquelles elle se décide à entrer à l'hôpital.
L’utérus est sensible, mou, du volume d'un utérus gravide de trois mois, À droite on trouve une tumeur annexielle du volume du poing, à gauche une autre tumeur du volume d’un œuf de poule. Le paramètre est libre, le col de l'utérus très mobile. Dans le pus qui s’écoulait du col, on trouve des gonocoques purs. La fièvre était à 3804.
Le 1% octobre 1895, hystérectomie vaginale. A droite : pyo-salpingite contenant peu de pus ; à gauche trompe du volume d’un doigt, atrésiée, renfermant un peu de liquide séreux.
L'utérus était volumineux, sa paroi, mesurant 20 millimètres au niveau du corps, 1# millimètres dans le col, était molle et œdématiée.
Au niveau de la corne gauche existaient de petits points jaunes, du volume d’un pois,constituant une infiltration purulente du muscle utérin.
L'examen histologique de la paroi de l’utérus révéla la présence au niveau du fond d’une accumulation de cellules rondes. L’infiltration est très abondante entre les fibres musculaires, le long des vaisseaux ; on y trouve des cellules ressemblant à des cellules épithélioïdes, des leucocytes polynucléaires, des mastzellen.
Dans le col et dans la partie inférieure du corps les phénomènes inflammatoires sont beaucoup moins nets.
L'examen bactériologique permit de reconnaître des gonocoques au niveau des foyers inflammatoires et même à l’intérieur des cellules,
surtout dans les foyers purulents de la corne gauche de l'utérus. Au niveau du col les gonocoques existaient aussi mais étaient extra-cellulaires.
Madlener pense qu’il s'agit d'une infection gonococcique qui s’est réalisée dix semaines avant l'opération. La pénétration des germes dans la cavité utérine et de là dans le myométrium ne s’est produite qu'après l’accouchement.
Obs. XVII. — Penrose. Bilateral abscess of the uterine walls. The American Journal of Obstetrics, 1895, vol. 32, p. 292.
M. F..., 22 ans, russe, multipare, malade depuis la naissance de son enfant, il y a huit semaines. Accouchement difficile, nécessité de faire une application de forceps. Trois jours après l’accouchement elle commença à souffrir dans le bas-ventre et à avoir de la fièvre, surtout la nuit. À son entrée à l'hôpital elle se plaignit de douleurs dans la fosse iliaque gauche et pendant les trois premiers jours sa température oscilla entre 1029 3 et 400° F. Pouls entre 100 et 130.
Examen génital : Col déchiré. Masse solide remplissant la région ovarienne gauche.
Opération. — Laparotomie. On trouve les intestins adhérents au fond de l'utérus et aux faces antérieure et postérieure du ligament large gauche. Après avoir rompu ces adhérences on trouve sur le côté droit de l'utérus dans la paroi même de l'utérus et au-dessous de la corne un abcès contenant environ une drachme (2 gr.) de pus. Un abcès plus petit fut découvert sur le côté gauche de l'utérus, communiquant avec la cavité d'un ahcès du ligament large gauche qui communiquait luimême par un trajet avec le muscle psoas. Les trompes ne présentaient rien de particulier. Ablation de l'utérus et des annexes, En pressant alors sur le muscle psoas gauche après section du ligament large, on voit s'échapper du pus. Lavage de la cavité pelvienne. Drainage. Guérison rapide en deux semaines.
Examen des pièces. — L'utérus présentait dans ses trois diamètres les dimensions suivantes : 8, 1; 7, 3; 3 centimètres. La paroi musculaire était jaune, apparemment en dégénérescence graisseuse. Sur chaque paroi latérale au-dessous de la corne existe un abcès ; celui de gauche est beaucoup plus volumineux et a détruit partiellement lé tissu utérin.
Le péritoine recouvrant les faces antérieure et postérieure de l'utérus est normal.
Les trompes présentent de la salpingite subaiguë avec de l'hypertrophie des parois. Les ovaires contiennent quelques kystes folliculaires.
DEN RSR UNS NT CE Re CVs PR Er PR BE LES UN Te de tie
Obs. XVIII. — Davis. American Journ. of Obsletrics, 1895, t. XXXI, p. 155-161 d'après Crisreanu, Revue de Gynécologie, n° 4, 1904, p. 642.
Température entre 38° 9 et 37°8. Deux semaines après l’accouchement, laparotomie. Hystérectomie sus-vaginale, Porro. Guérison, Abcès sous-péritonéaux dans le parenchyme.
Obs. XIX. — MEence, 1897 (d’après FRANQUÉ).
Femme de 40 ans, mariée, chez laquelle on pratique l’hystérectomie supra-vaginale pour annexite bilatérale d'origine gonococcique.
La malade avait été infectée six semaines auparavant par son mari,
Dans la muqueuse on trouve des gonocoques. Dans la corne droite de l'utérus, il existe une petite tumeur saillante qu'on prend pour un petit myome interstiliel.
Après incision, on constate qu’on se trouve en présence d’un abcès sous-péritonéal ne communiquant ni avec l'utérus, ni avec la trompe. Cet abcès contient un pus franc, riche en gonocoques intra-cellulaires.
Obs. XX. — Kusrner, Lage u. Bewegungsanomalien des Uterus, Veil, Handbuch der Gynük., t. I, p. 190, Wiesbaden, 1897.
Küstner a vu des abcès atteignant le volume d’une noix dans un cas opéré pour prolapsus utérin, et leur attribue comme cause les ulcérations du col.
Obs. XXI. — Frirscn (d'après FRANQUÉ).
Fritsch a observé une métrite aiguë après une discision bilatérale pour laquelle on a pratiqué une dilatation et tout d’un coup un flot de pus s'écoula.
« J'ai pu constater nettement que l’abcès était situé dans le muscle utérin et qu'il ne s'agissait pas d’un grand follicule suppuré. »
Au point de vue étiologique, il s’agit d'une infection de la plaie par les microbes pyogènes après la première opération.
Obs. XXII. — Grorcer Il. Nozce, of Atlanta, Ga. — Report of four cases of abscess of the uterus. Southern Surgical and Gynaecological Associalion, St-Louis, 9 novembre 1897, in Medical Record, New- York/1897;0t 411, 18297
Le premier cas était d'origine puerpérale. L'opération fut faite à la fin de la seconde semaine. Il y avait une trompe purulente et un abcès de l’ovaire gauche.
Les annexes du côté droit étaient normales.
On trouva un abcès du fond de l'utérus, du volume d’un citron. Il fut incisé, curetté et cautérisé à l’acide carbonique.
La cavité allait de la ligne médiane jusqu’à la racine des annexes gauches.
Drain dans le Douglas. Guérison.
L'auteur pense qu'il n’est pas toujours nécessaire d’enlever l'utérus dans les suppurations du parenchyme utérin.
Obs. XXIII. — Guino Cavazzani. Grandi ascessi parenchimatosi dell'utero (Osserv. 1). Atti del R. Istitulo Veneto di scienze, lettere ed arti, t. IX, série VII, 1897-1898.
S. A..., 18 ans, réglée à 14 ans ; puis les règles furent suspendues, pendant les trois années suivantes avant le début de la maladie actuelle : celle-ci a débuté par de la fièvre, des douleurs abdominales, du météorisme, de l’anorexie, des vomissements, de l’augmentation de volume du ventre, du ténesme vésical, des mictions fréquentes et autres troubles qu’elle ne se rappelle pas bien.
Après une période aiguë les symptômes s’amendèrent, mais il persista une tuméfaction dans le bas-ventre et des souffrances qui depuis lors ne l'ont jamais abandonnée. Elle resta trois mois à l'hôpital et retourna chez elle incomplètement guérie, présentant des diarrhées profuses ; pendant très longtemps elle eut des alternatives d'amélioration et d'aggravation, puis la fièvre apparaissant de nouveau, elle fut contrainte à rentrer une deuxième fois à l’hôpital le 3 mai 1897.
Il existe une tuméfaction abdominale, particulièrement accentuée dans la région médiane inférieure, qui est très proéminente, surtout quand la malade est couchée. A la palpation l'abdomen est mou, élastique, mais on trouve un corps arrondi, à surface lisse, commençant à trois travers de doigt de l’ombilic et s'étendant jusqu’au pubis.
Il n’est pas possible de séparer cette masse des organes abdominaux et pelviens, elle est absolument immobile, Le toucher rectal permet de reconnaître que le petit bassin est occupé.
La douleur exquise de la péritonite manque à la pression, mais les régions déclives dans le décubitus dorsal sont un peu mates et donnent en plus la sensation de flot superficiel qu'on ne doit pas confondre avec le flot de la tumeur. La température oscille entre 38 et 3905, avec rémissions intermittentes. Je fais le diagnostic de collection purulente enkystée.
Le 6 mai 1897 laparotomie sous-ombilicale, On voit aussitôt dans le fond un corps sphérique rappelant par sa couleur, sa forme, son volume un utérus gravide de six mois. Il était recouvert d'une lame péritonéale épaissie, de couleur rosée, légèrement adhérente, recouverte çà et là d’exsudats fibrineux à divers stades d'organisation. Tout autour les