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anses intestinales étaient adhérentes. Parmi ces exsudats les uns étaient constitués par des franges en forme de cordon terminées par des vésicules remplies de liquide séreux ; l’une d'elles un peu plus volumineuse contenait du pus.
La partie latérale et postérieure était très adhérente aux anses intestinales, si bien qu'il était impossible de passer la main derrière la tumeur et dans le pelvis, pour en retrouver le point d'origine ; on fut donc obligé d'agrandir la plaie abdominale,
Des deux côtés de la tumeur on trouva les trompes et les ligaments ronds, si bien qu’on en conclut que la tumeur siégeait dans l'utérus, On fit une ponction : il s'écoula un pus crémeux, jaune, inodore. On attira ensuite les parois de la tumeur jusqu’à l'incision abdominale et on ouvrit l'abcès ; il s’écoula alors deux litres de pus.
On put ensuite s'assurer que la tumeur était endo-utérine et qu'elle se continuait dans le corps et dans le col utérin.
La paroi qui entourait l'abcès, d’une épaisseur de 6 à 8 millimètres, de structure fibreuse compacte, lisse à l'extérieur, rugueuse à l’intérieur, présentait l'aspect macroscopique d'une paroi d'utérus gravide. L'abcès siégeait donc dans le mésomètre et avail séparé, disséqué les couches interne el externe.
Une partie de la poche fut excisée, le moignon fut suturé et drainé. Drainage péritonéal.
En deux mois la cavité de l’abcès se rétracta. Guérison.
Cette observation démontre clairement, dit l'auteur, la possibilité d’un abcès parenchymateux de l’utérus puisque ce dernier a été constaté par la vue et par le toucher,
Elle démontre également que l’abcès peut succéder à une métrite aiguë, évoluer lentement et durer presque un an sans tendance à se rompre dans aucune direction.
Obs. XXIV. — Guino Cavazzani. Grandi ascessi parenchimatosi dell utero (Osserv. 2). Atli del R. Istitulo Venelo di Scienze, lettere ed arti, t. IX, série VII, 1897-1898.
GC... Maria di Venezia, 55 ans, entre à l'hôpital le 20 septembre 1897,
À 30 ans elle présenta quelques troubles génitaux qui durèrent quelque temps, puis cessèrent.
Elle eut successivement six grossesses normales.
La ménapause survint à 50 ans.
Le 15 mars 1897, elle présenta quelques troubles pelviens et garda le lit durant un mois avec fièvre, anorexie, douleurs généralisées, toux. A l'examen physique on constata la présence d’une tumeur globuleuse, dure, lisse, peu mobile, peu douloureuse, siégeant sur la ligne médiane, dans le bassin et arrivant jusqu’à l'ombilic. Température 380.
Le toucher combiné permit de reconnaître que le col était gros, dur, ulcéré, saignant facilement.
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Le cul-de-sac postérieur était occupé par une masse arrondie, molle, fluctuante.
Le 22 mars, on l'incisa en rasant le col et en dirigeant la lame vers le corps de l'utérus. Il sortit une quantité notable de matière purulente et gangrénée, La tumeur abdominale disparut et la malade se croyant guérie sortit le 47 avril.
En septembre donc elle revient, présentant des pertes fétides, des douleurs lombaires, une tumeur abdominale médiane, arrondie, presque fluctuante, s’élevant à trois travers de doigt du pubis, intimement unie à l'utérus et mobile avec lui. Le col présentait toujours les mêmes caractères de dureté, de tuméfaction et l’ulcération déjà signalée.
Le 7, j'abrasai tout le col et la portion inférieure du corps et curettai le fond.
Je produisis dans la paroi utérine qui était ténue et amincie, dans sa partie antérieure et supérieure un petit orifice duquel s’écoula une petite quantité de liquide séreux qui n'était pas de l'urine, mais un liquide un peu albumineux.
L'état ne se modifiait pas. Aussi le 23 novembre on fait la laparotomie.
11 existait une tumeur manifestement fluctuante qui était un cystome multiloculaire à loges complètement fermées et séparées, qui occupait le fond de l’utérus et se prolongeait dans le ligament large jusqu'au rebord pelvien.
Le péritoine qui doublait le kyste fut incisé, il fut énucléé facilement dans la portion supérieure ; mais avec beaucoup de difficulté dans la partie inférieure à cause de sa grande profondeur et d'une petite artériole qui saignait et qu'on eut beaucoup de peine à lier.
Au-dessous du kyste, on ne trouve pas trace d’utérus. Evidemment le liquide séreux sorti pendant le curettage le 7 septembre était le contenu d’une petite loge kystique, perforée par la curette. La substance de l'utérus était donc en partie détruite.
Hystérectomie, Guérison rapide.
Il y avait dans ce cas association d'un cancer cervical et d'un abcès parenchymateux.
Obs. XXV. — Ricxerrs. Abscess of the uterus in puerperal, septicemia, The Cincinnati Lancet clinic, L. XL,1898;p.1400:
Ilpare, 25 ans. Accouchement le 42 mars, Huit jours après, septicémie puerpérale grave. Le 25 on constate une tuméfaction à gauche dans la profondeur du petit bassin : état général grave.
Laparotomie.
Péritoine rouge sombre ; un demi-litre de liquide environ dans la cavité abdominale. Ovaire gauche et trompe adhérents mais pas de pus.
A travers la plaie, il fut possible de toucher le fond de l'utérus et
156 ABCÈS DE L'UTÉRUS RP IR EU A Cache ee nn tue Le mule ee
la masse située à gauche et de localiser le pus au-dessous de la trompe dans la paroi de l'utérus. Ricketts se décida alors à faire un dainage par l’orifice de l’utérus,sans ouvrir le péritoine si possible ; avec l'index etle médius de la main gauche il déprima l'utérus le plus possible vers le vagin et avec l'index droit enfoncé dans le col il ouvrit l’abcès qui laissa évacuer 2 à 3 onces (c’est-à-dire 60 à 90 grammes) d’un pus sale. Puis lavage et tamponnement de l’utérus. Drainage de la cavité abdominale avec de la gaze iodoformée. 72 heures après la malade était hors de danger. Pouls et température normaux.
Obs. XXVI. — Turenne. Abcès de l'utérus, abcès du ligament large. La Gynécologie, t. III, 1898, p. 105.
Antoinette P..., multipare de #3 ans,sans passé génital pathologique. Accouchement à terme le 6 septembre 1897, suivi d’une légère hémorrhagie.
Quelques heures après, une douleur vive apparaît dans la fosse iliaque gauche, au-dessus de l’arcade crurale, avec irradiations dans la cuisse droite. Dix jours après, sans que la douleur disparût, on constate un écoulement fétide qui cède rapidement à des injections vaginales.
Dès les premiers jours, il semble avoir existé une fièvre légère (céphalée vespérale, bouffées de chaleur, inappétence).
Un médecin est appelé à ce moment, et, sans examiner la malade, établit un traitement symptomatique (onctions belladonnées, fomentations chaudes, injections vaginales). |
Cinq jours après, un autre collègue constate l'existence d’une tumeur latéro-utérine, petite, douloureuse, qui augmente rapidement. Il continue le traitement institué dès le commencement, mais ne formule pas de diagnostic. La température pendant quinze jours oscilla entre 380 et 39°,
Je suis appelé en consultation le 28 octobre,
Je trouve une malade très affaiblie, au teint jaunâtre, émaciée, sousfébrile (378). À un examen rapide je perçois une tumeur de la grosseur d'un œuf d'autruche, mobile, douloureuse, fluctuante, accessible autant par l'abdomen que par le cul-de-sac vaginal antéro-latéral gauche, déviant l'utérus à droite. La sensibilité abdominale m'empêche de serrer de plus près le diagnostic. Avec réserves, je formule le diagnostic d’abcès du ligament large, et conseille une intervention immédiate et le transport de la malade à la clinique gynécologique de la Faculté, réservant pour ce moment un examen plus approfondi,
Le ? novembre j'opère, assisté par le D' Bottaro, chef de clinique gynécologique, et M. Calcinardi, interne, L'examen fournit les tenseignements suivants : col mou, entr'ouvert, saigne facilement, écoulement jaune gommeux, strié de sang, Corps volumineux, mou, doulou-
reux, 11 centimètres, cavité déviée à droile, assez mobile, descend avec facilité.
À gauche, tumeur bien limitée, de la grosseur d'un œuf d’autruche, accessible au-dessus de l’arcade de Poupart, accessible également par le cul-de-sac antéro-latéral ; ses mouvements se communiquent à l’utérus, dont elle est séparée à peine par un petit sillon dans la région juxtacervicale ; plus haut elle semble former corps avec Jui ; luctuation nette, mobilité de la tumeur ; pas de plastron abdominal, pas d'empätement des culs-de-sac. La tumeur a plutôt l'apparence d’un kyste du ligament que d'une tumeur inflammatoire, mais lamarche clinique nous fait affirmer le diagnostic d’abcès du ligament large. 1,
Opération. — En faisant la dilatation avec les Hégar, malgré la prudence de leur application, un d'eux file brusquement dans la profondeur et donne la sensation d’une perforation de l'utérus. La muqueuse est à peine fongueuse, mais l'utérus est très friable, il se déchire à la moindre traction de la pince de Museux.
Incision circulaire du vagin sur le col; la vessie se décolle facile ment, le tissu cellulaire vésico-utérin est absolument sain. À mesure que la libération progresse, la tumeur devient plus mobile et plus indépendante de l'utérus ; quand son pôle inférieur est accessible, je ponctionne avec le trocart Laroyenne, puis je fends largement la poche. Une grande quantité de pus jaune, bien lié, sans odeur, s'écoule de la cavité. Lavage de la cavité et exploration digitale qui démontre la texture aréolaire de ses parois.
Redoutant la possibilité d’une perforation utérine, je décide d'achever l'opération par une hystérectomie vaginale, profitant pour cela de l’incision vaginale que je complète sur les côtés avec deux autres perpendiculaires d'un centimètre de longueur.
Je poursuis le décollement en avant et en arrière; ouverture du Douglas ; partout le tissu péri-utérin est absolument sain. La bascule de l'utérus est rendue difficile par la friabilité de son tissu qui rend impossibles les tractions. Hémisection antérieure. Au niveau de l'isthme l'incision tombe en plein dans une cavité purulente, pleine d’un liquide gommeux, strié de sang. À mesure que Îa section avance, de nouvelles cavités sont ouvertes soit avec les ciseaux, soit au moment des tractions. Toutes les cavités sont en plein tissu utérin, la plus grande occupe le fond de l'organe. Ouverture du cul-de-sac antérieur et bascule de l'utérus. Placement de deux pinces sur les annexes droites, et de trois sur les gauches en dehors de la cavité de l’abcès.
Des deux côtés, les annexes sont absolument saines. ade une injection sous-cutanée de
Après l'opération, on fait à la mal relever le cœur qui fai-
500 centimètres cubes de sérum artificiel pour blissait légèrement.
La température ne dépasse pa rexie fut complète après.
s 3708 les trois premiers Jours ; l’apy-
Te ere reins tue
Le 23 novembre, le péritoine était complètement fermé. A la place de l’abcès du ligament large il restait une petite cavité de la grosseur d’une noix qui bientôt fut comblée.
La malade quitta l'hôpital au commencement de décembre, absolument guérie.
Obs. XXVII. — Procmownicx. Monatschr. für Geb. und Gyn., 1899, d'après Crisreanu in Revue de Gynécologie, n° k, 1904, p. 635.
Artiste, 25 ans. Secondipare. Le 17 octobre, grande hémorrhagie. Température élevée, pouls fréquent. Vingt-quatre heures auparavant, frisson violent, répété, hémorrhagie abondante. Le lendemain, avortement. Nouveau frisson dans la nuit, Température : 40°4, Streptocoques dans le sang.
Hystérectomie vaginale.
L'utérus enlevé est farci dans toute l'épaisseur de son parenchyme de nombreux petits abcès. Les foyers utérins contiennent des streptocoques en culture pure.
Obs. X XVIII. — Drôüse. Ueber die Aufsuchung und Erôffnung vereiterter parametritischer Exsudate durch Incision besw. Laparotomie. Archiv für Gynäk., Bd 62, 1901 (d'après Franoué).
Primipare, 18 ans. Accouchement spontané. Le 3° jour frisson et 3808 de température ; lochies d’une odeur pénétrante. Présence de streptocoques dans les sécrétions ; lavage de l'utérus avec de l'alcool.
Le 8° jour abaissement critique à 3695 ; pouls encore accéléré. Bon élat général.
Le 16° jour, sans cause apparente, élévation de la température ; présence de gonocoques dans les sécrétions. La fièvre continue ; le 23° jour on constate, à gauche de l'utérus, une tumeur du volume d’une pomme, dure, un peu sensible et bosselée ; le 34° jour empâtement jusqu'au niveau de l’ombilic et derrière l'utérus.
Le 37° jour, laparotomie. On trouve l'utérus saillant sur la ligne médiane, l’épiploon enflammé et épaissi adhérent au fond de l'utérus. Pendant le décollement il s'écoule du pus derrière l'utérus ; dans la corne gauche, au niveau de l’origine de la trompe, existait un abcès qui était en train de s'ouvrir à travers la musculaire et la séreuse. Culde-sac postérieur libre.
Nettoyage. Drainage à travers le vagin et l’abdomen. Tamponnement du foyer purulent avec de la gaze. Drainage d’un abcès paramétritique. Guérison.
On ne peut pas conclure de cette observation, dit Franqué, si c'était
une infection streptococcique, gonococcique ou mixte : le pus de l’abcès n’a pas été examiné.
> 5 # , A Q . # L’abcès de l'utérus n'a pas été diagnostiqué, n'ayant pas déterminé de troubles jusqu'au 23° jour.
Obs. XXIX (résumée). — Orro von Fraxaué. Uterusabscess und Metritis dissecans. Sammlung klinischer Vorträge, octobre 1901, n° 316, Leipzig.
Franqué rapporte l’histoire d'une malade auprès de laquelle il fut appelé pour des hémorrhagies menaçantes le 4 juillet 1897.
Cette femme, mariée, avait eu trois grossesses normales, quatre avortements et avait subi un curettage. Elle ne put préciser la date des dernières règles.
Il trouve le vagin plein de caillots, l'orifice utérin ouvert et contenant des fragments de membranes. Après désinfection du vagin, curettage manuel pour vider la cavité utérine.
Pendant dix jours la température monta à 3802 et 3806 le soir.
Le 10° jour l'utérus était revenu sur lui-même et mobile ; dans le petit bassin rien d’anormal ; l'écoulement qui subsistait encore sentait légèrement mauvais.
Franqué diagnostiqua une endométrite puerpérale et prescrivit des injections de permanganate. La semaine suivante les températures du soir s’élevaient à 3709 ou 38°4.
22 juillet. — Sur la partie gauche de l'utérus on sent une tuméfaction douloureuse qu’on prit pour la trompe.
Réapparition des règles au commencement d’aoûl.
8 août. — Frisson violent ; température 3907; pouls 120, petit, faible. L’utérus se trouvait rapproché du côté gauche du bassin ; du côté gauche, tout près de lui, un peu en arrière, existait une tuméfaction arrondie, molle, douloureuse, de la grosseur d’un œuf de poule. Diagnostic : foyer purulent gauche probablement salpingien.
9. — Chute de la température ; évacuation d'une assez grande quantité de pus par le vagin qui fit croire à une rupture spontanée du pyosalpinx à travers l'utérus.
Pendant huit semaines quelques légères douleurs de temps à autre sur le côté gauche du bas-ventre, pouls un peu rapide et jusqu'au 45 septembre la température monta jusqu’à 3708 le soir.
& octobre, — La tuméfaction à complètement disparu, mais la palpation de l'utérus est toujours douloureuse.
La malade rentre chez elle le 5 octobre.
93. — Les règles reparaissent pour la 4e fois depuis l'avortement ; après une hémorrhagie modérée de 5 jours, douleurs d’une intensité extraordinaire et expulsion d'un fragment de tissu utérin d'une longueur de # à 5 centimètres et de la grosseur du petit doigt, résistant, de coloration rosée et Sans odeur. Pas d'élévation de température. L'hémorrhagie cessa mais les douleurs persistèrent encore quelque
temps.
De res TE RERO AS SE A AR A
Les règles suivantes furent normales et la malade se rétablit.
En automne 1900 la malade se portait bien ; les règles étaient normales et non douloureuses.
Le fragment de tissu expulsé examiné au microscope était un fragment de tissu musculaire utérin nécrosé, présentant à la périphérie une infiltration très épaisse de cellules rondes. Pas de trace de muqueuse. Les vaisseaux n'étaient pas thrombosés.
L'examen bactériologique ne fut pas fait.
Franqué pense donc, d’après les circonstances qui précédèrent l’hémorrhagie, qu'il y a eu tentative d'avortement et infection de la paroi utérine ; puis formation lente d’un abcès de la paroi gauche de l'utérus qui s’est vidé spontanément par le vagin. La portion de la paroi utérine placée entre l’abcès et la lumière de l'utérus se serait nécrosée et aurait été évacuée secondairement.
Obs. XXX et XXXI. — Buni, Soc. d'Obst. de Paris, 1901. Séance du # juillet.
1"e oBsERv. — « Je n'ai vu que deux abcès de l'utérus. La première fois sur la table d’autopsie de l'hôpital St-Antoine, en 1873. La femme avail été soignée dans un service voisin et je ne sais rien de ses antécédents. »
2 oBsERv. — « Une autre en 1881, chez une femme récemment accouchée et j'avais été appelé rue Clovis. Par le palper bimanuel, on sentait l’abcès dans la paroi latérale droite. Cet abcès s’est ouvert spontanément quelques heures plus tard et la malade guérit. »
Obs. XXXII. — Brinpeau. Abcès de l’utérus. Bull. de la Soc. Obst. de Paris, t. 4, 1901, p. 105.
Il s’agit d'une femme de 22 ans et n'ayant jamais été malade. Au mois de novembre 1900, suppression des règles. Rien à signaler dans les premiers temps de la grossesse. Le 30 janvier, la malade aurait, dit-elle, fait une chute dans un escalier. Jusque-là, elle s’était très bien portée et continuait à travailler. Quelques heures après cette chute, elle avait eu des douleurs et perdu du sang. Le 31 janvier, à 2 heures de l'après-midi, elle expulsait un embryon. Elle entre dans la soirée à lhôpital Saint-Louis.
À son entrée on notait une grande prostration, la langue était sèche, le pouls petit, le thermomètre marquait 38 degrés. Le 1° février au matin elle présentait du subictère. L’abdomen non ballonné était toujours douloureux.
Au toucher, le col est presque fermé, l'utérus gros mais peu doulou-
reux, l'écoulement vaginal peu abondant et fétide ; température du matin : 3702 ; soir : 3705,
Le 2 EVER le curettage est pratiqué. Le col était presque refermé et dut être dilaté avec les bougies de Hegar. L'opération se fit sans difficultés. La curette ne ramena que peu de débris. La température du matin est à 3702, le soir, 3705.
3. — £ruption confluente de vésicules d’herpès au pourtour des lèvres : l'état général est toujours très grave. L'abdomen n'est pas ballonné, mais il est toujours douloureux à la pression. La femme meurt le 4 février dans le même état.
L’ensemencement du sang pratiqué pendant la vie a été stérile.
L’autopsie est pratiquée 24 heures après la mort. Les poumons et le cœur sont normaux. À l'ouverture de l'abdomen il s'échappe une grande quantité de pus. Le péritoine est vascularisé, tapissé de fausses membranes qui agglutinent les anses intestinales. Toute la cavité pleurale est intéressée. Le pus s’accumule dans le petit bassin. L'examen du pus péritonéal montre l'existence de nombreux streptocoques et de colibacilles. Le sang du cœur reste stérile. L'utérus est gros comme un utérus gravide de deux mois environ. Au niveau de sa face antérieure il existe une tumeur volumineuse, grosse comme un œuf de poule, très régulière, d’un rouge violacé. Cette tumeur, présente un léger pertuis par lequel s'écoule du pus noirûtre. A la palpation, on sent une mol= lesse spéciale presque fluctuante. Au niveau du fond, nouvelle petite tumeur grosse comme une noisette, tangente à la précédente. La pièce non ouverte est plongée dans le formol.
C'est cet utérus que j'incise devant vous ; on remarque que l'abcès est formé au milieu de la paroi ulérine. On voit la cavité de la matrice tout à fait refermée ; on suit parfaitement un petit trajet qui indique que la paroi a été perforée. IL est probable que cette femme a subi des manœuvres abortives qui ont amené la perforation de l'utérus, la production d'un abcès avec péritonite consécutive. Ce qui nous a frappés chez cette femme, c'est la gravité toute spéciale de l’état général, la fréquence exagérée du pouls et la faible élévation de la température.
Obs. XX XIII (résumée). — LEpaGe. Comples rendus Soc. d'obstélrique, de gynécologie et de pædiatrie, Paris, 9 mars 1903.
Femme qui trois jours après un accouchement normal présente une ascension de température à 38° le matin et à 3904 le soir avec douleurs abdominales.
Pendant quatre jours consécutifs grandes oscillations. Douleur dans la fosse iliaque droite. La pression au niveau du fond de l'utérus n'est nullement douloureuse. Pas de fétidité des lochies, pas de frisson,
Diagnostic : appendicite.
Traitement ad hoc.
Amendement de tous les symptômes. La température descend au-
Mercadé il
dessous de 36° et s’y maintient pendant sept jours, puis petit frisson et de uouveau poussées fébriles pendant deux jours
Toucher vaginal fait par M. Walther : l'utérus est douloureux au niveau de la corne droite.
Puis tout d’un coup : tendances syncopales sans syncope vraie. Refroidissement avec douleur dans le bras et l'épaule droite. Ventre ballonné.
Pouls à 100 ; temp. 38°.
Diagnostic : perforation de l’appendice.
Opération le lendemain par M. Walther. — Laparotomie latérale droite. Péritonite diffuse. Fausses membranes sur les anses intestinales sans aucune adhérence, Les lésions sont plus accentuées du côté du petit bassin ; en suivant ces lésions et en allant vers les points les plus malades, on découvre la trompe et l'ovaire très près, recouverts de fausses membranes, puis le bord supérieur de l'utérus sur lequel font saillie deux abcès en forme d’haltère. Curettage de ces abcès.Nettoyage aussi complet que possible de ce foyer de péritonite. Nulle part dans la zone des fausses membranes, on ne peut trouver l’appendice. On ne poursuit pas les recherches plus haut pour ne pas inonder les anses inteslinales moins infectées. Large drainage.
Mort le lendemain soir.
Pas d’autopsie.
Dans ce cas M, Lepage se demande s'il s’est agi :
D'une infection utérine avec localisation au niveau de la corne utérine droite et des annexes du côté droit :
Ou d’un abcès localisé au niveau d’un petit fibrome qui avait été constaté par lui lors d'un examen fait au cours de la grossesse ;
Ou d’une lésion appendiculo-annexielle ayant donné lieu à des accidents suraigus lorsque l'utérus, en se rétractant, aliré sur les adhérences qui reliaient les annexes à l’appendice.
Obs. XXXIV. — CnamPeTier DE RIBEs.
À l’occasion de l’observation de M. Lepage, M. Champetier de Ribes rappelle un cas observé par lui où, huit jours après un accouchement normal, la femme présente un frisson et meurt 23 jours après.
A l’autopsie on trouva dans la paroi utérine un abcès gros comme une noisette, qui s'était ouvert dans la cavité péritonéale.
Obs. XXXV. — Scnwarrz. Comptes rendus Soc. d'obst., de gynéc. el de pæd., Paris, 6 avril 1903.
Femme de 35 ans, atteinte depuis quelques années déjà, à la suite de grossesses el de métrites, de lésions bilatérales des annexes. Cette femme présentait un signe qui me frappa beaucoup sans que je puisse
l'interpréter : il existait au niveau du fond de l'utérus par le palper, soit uni, soit bimanuel, un point douloureux très net à la pression. Le point douloureux existait aussi spontanément.
Je pensai à une douleur due à des annexes adhérentes et pratiquai l'hystérectomie abdominale avec ablation bilatérale des trompes et des ovaires malades, dont elle guérit. Les annexes contenaient des foyers de suppuration. L'utérus était augmenté de volume et présentait au niveau de son fond et à droite une bosselure fluctuante, grosse comme une noisette très forte. Celle-ci, incisée, laissa écouler du pus jaune, épais, analogue à celui d'un abcès chaud. Il ne s’agissait pas de lésions tuberculeuses. L’abcès était en plein muscle utérin, mais dans le voisinage de la portion interstitielle de la trompe droite.
Obs. XXXVI. — Annorn Lea. Abcès de lutérus développé pendant la puerpéralité. Rupture dans la cavité péritonéale. Laparotomie. Guérison. The Journal of Obstetrics and Gynæcology of the British Empire, février 1904, p. 159.
Mme H..., 8-pare, admise au Manchester Eye Hospital le 1° mai 1903, simplement pour pouvoir nourrir son enfant atteint d'ophtalmie blennorrhagique. Elle s’était toujours bien portée et aucun de ses autres enfants n’avait eu de l’ophtalmie. Durant les derniers mois de la grossesse elle avait eu des pertes jaunes abondantes qui ne furent pas soignées. L'accouchement fut facile et rapide ; elle fut assistée par une sage-femme. Une ophtalmie grave apparut sur les deux yeux de l’enfant le 3° jour. Rapidement la cornée fut perforée et la vue de l'œil fut perdue. Durant la puerpéralité son état demeura excellent jusqu’au 12° jour. Elle commença alors à souffrir beaucoup dans l'hypogastre, mais pouvait néanmoins se lever. Elle fut admise à l’hôpital trois semaines après la délivrance, et resta près de trois semaines se levant chaque jour dans la salle, mais elle affirme qu’elle avait des douleurs abdominales continuelles pendant ce temps. Aucune observation ne fut prise de son état et la température ne fut pas notée.
Le 17 mai 1903, six semaines après la délivrance, elle ressentit tout d'un coup une douleur violente dans le bas ventre el fut prise d’un grand frisson. La température s'éleva à 10306 avec le pouls à 130. Je la vis tard dans la soirée. Elle était couchée les genoux fléchis ; son visage était anxieux. La température était à 40398, le pouls à 132. L'abdomen était extrêmement sensible, et distendu au-dessous de l’ombilic.
Par le toucher vaginal, l'utérus était volumineux et mou, légèrement mobile, antéfléchi et très sensible. Aucune tuméfaction définie n'était sentie du côté des annexes, ni dans Île Douglas.
Douze heures plus tard, l’état de la malade était encore pire. La température était à 104°2, le pouls à 146, la respiration gènée. L’ab-
DUT QU rm AU TR CS MONT L'ETAT PRE A SERRES ERUS domen était distendu en totalité; des vomissements étaient survenus dans la nuit et n'avaient pas cessé ; ils étaient bilieux, La langue était sèche.
La laparotomie ful faite à { heure. Dès l'ouverture de l'abdomen on constata la présence du pus autour de l'utérus et entre les anses intestinales, En séparant les anses légèrement adhérentes au fond de l'utérus, il s’écoula 4 onces environ de pus épais. Le doigt fut introduit dans la cavité d'un abcès dans la paroi postérieure de l'utérus, un pouce audessous du fond. Celui-ci était de forme irrégulière avec des bords épais et infiltrés, et pendant l'examen, le doigt glissa jusque dans la cavité utérine. L'ovaire droit et la trompe étaient normaux et vraisemblablement sains. Ils avaient cependant baigné dans le pus et étaient recouverts d’un exsudat jaunâtre.
Les annexes gauches étaient normales, Quant à l'utérus, comme il parut sain, il ne fut pas enlevé..On enleva l'ovaire et la trompe droits, pensant qu'ils pouvaient être infectés. Pendant toute l'opération la cavité péritonéale fut continuellement irriguée avec une solution de sérum.
La paroi postérieure du vagin fut incisée, et un large drain fut introduit par le Douglas. La cavité de l’abcès fut bourrée avec de la gaze iodoformée ainsi que la cavité du Douglas, la mèche sortant par le vagin. L’abdomen fut refermé à l’aide de crins de Florence.
Les vomissements cessèrent presque immédiatement. La température oscilla entre 100° et 101° pendant quelques jours, devenant normale le 10° jour. Elle alla à la selle le 3° jour. On fit des lavages par le drain deux fois par jour pendant une semaine, puis une fois seulement. La mèche de gaze fut enlevée le #° jour, le drain fut raccourci graduellement, et au bout de trois semaines fut enlevé définitivement.
Un examen récent (28 décembre 1903) montre que l'utérus est de volume normal, antéfléchi et mobile. Il n'y a pas de tuméfaction dans la région des annexes ni du côté du péritoine pelvien. La menstruation est régulière, non douloureuse et normale. La cicatrice abdominale est tout à fait solide.
2° Ahcëès tubereuleux.
Obs. I. — Giovanni Guzzo (de Naples). Bull. de la Soc. anal., t. 22, 1847, p. 33 (résumée).
G. P..., âgée de 34 ans, douleurs utérines et irrégularités menstruelles depuis la puberté, traitée pour tuberculose de l'utérus caractérisée par un développement énorme de l'utérus s’accompagnant de nombreux ganglions développés dans les aines, les aisselles et au cou.
EN LE ré
Douleurs violentes utérines et accroissement progressif du volume de l'utérus pendant quatre ans avec périodes d’accalmie.
La malade succombe finalement à la rupture de l'utérus et à une péritonite généralisée.
A l’autopsie on trouve en dehors de lésions variées à la surface de l'utérus les lésions suivantes dans les parois :
Les parois utérines divisées étaient épaisses et denses ; dans certains points, elles contenaient des masses d'un volume variant depuis celui d’un noyau d'olive, jusqu’à celui d’une grosse noix, qui étaient de vrais tubercules, les uns à l'état cru, les autres commençant à se ramollir, d’autres ramollis et convertis en foyers de matière purulente épaisse. Quelques-uns de ces abcès tuberculeux, très voisins de la cavité utérine, étaient prêts à s’y ouvrir. Des fibres utérines étaient très caractérisées ; on aurait pu aisément en suivre la direction.
Obs. II. — M. Lerurre. Tuberculose pulmonaire. Lésions tuberculeuses de l'utérus et des trompes. Péritonite chronique simple. Bull. Soc. anat., 1878, 4° série, t. III, p. 333.
V... Jeanne, 20 ans, élait entrée dans le service du D' Constantin Paul, à l'hôpital Saint-Antoine, pour une tuberculose pulmonaire arrivée à la période cavitaire. Depuis quatre mois ses règles se sont arrêtées, mais elle n’a jamais ressenti dans aucune partie de l’abdomen la plus légère douleur. Elle est malade depuis un an. Les forces de la malade s’épuisent rapidement, l'amaigrissement devient extrême ; les cavernes se multiplient dans la moitié supérieure des deux poumons. Au bout d'un mois de séjour à l'hôpital, arrivée au terme d’une cachexie profonde, V... meurt le 10 juin.
A l'autopsie, les poumons sont creusés de cavernes nombreuses entourées d'ilots de tubercules plus ou moins confluents. L’abdomen présente des lésions intéressantes dont les plus remarquables sont les suivantes : la cavité péritonéale dans toute son étendue est cloisonnée par des adhérences anciennes, très solides, lamelleuses, manifestement vasculaires sur un grand nombre de points. C'est surtout autour du de la rate, et au milieu des anses intestinales que ces adhérences ont le plus solides ; on laisse même une certaine quantité patique adhérent aux néo-membranes sous-diaphrag-
foie, péritonéales s de parenchyme hé
matiques.
La cavité pelvienne est presque libre d’adhérences, sauf au pourtour
des deux ovaires et de l'extrémité libre des trompes qui sont accolées aux parois pelviennes dans le voisinage du détroit supérieur. I est important de noter ici qu'il n'existe aucun tubercule dans le péritoine non plus que dans les néo-membranes, sauf en un point : on trouve dans l'épaisseur du méso-cæcum, deux granulations tuberculeuses
grises, grosses comme une tête d’épingle. Cette intégrité de la séreuse
péritonéale au point de vue de la tuberculose était d'autant plus curieuse que nous découvrions en même temps des altérations tuberculeuses très avancées de l'utérus et des trompes. La trompe droite est épaisse et dure; mais ayant conservé sa forme, elle rappelle absolument comme aspect et comme consistance un canal déférent, envahi par l'infiltration tuberculeuse diffuse.
Le canal de la trompe est ouvert jusqu'au bord de l'utérus et l’on remarque que la muqueuse parait saine, mais que la paroi est transformée en une tige rigide d’un gris-blanchâtre ; les tissus qui constituent le canal ne sont nullement ramollis. La trompe gauche au contraire offre un aspect bien différent. Elle est déformée par deux bosselures jaunâtres, arrondies, lisses, du volume d’une petite noisette, manifestement fluctuantes. En effet, à l’incision du canal on voit le contenu des deux tumeurs s'échapper sous forme d’un liquide purulent, très épais, jaune-blanchâtre, grumeleux.
Ces deux abcès tuberculeux vidés, on aperçoit leurs parois qui sont extrêmement minces, formées en grande partie par le péritoine.
Il est bon de remarquer qu'il n’existe pas d’adhérences péritonitiques au niveau des deux trompes.
L'utérus était encore plus altéré. Au niveau de l'angle supérieur et gauche, au point même d'abouchement de la trompe dans le corps utérin, on aperçoit une énorme tumeur, atteignant le volume d’une grosse noix ; cette tumeur recouverte encore d'une épaisseur de fibres utérines est arrondie, très lisse, largement fluctuante. Cet abcès caséeuæ de l'utérus ne communique aucunement, en apparence du moins, avec la trompe, non plus qu'avec la cavité utérine. En effet, après ouverture de cette cavité, on ne peut par des pressions énergiques faire sourdre le pus contenu dans labcès. La cavité utérine est profondément atteinte. La plus grande étendue de la muqueuse du corps utérin a disparu, détruite par une ulcération grisätre superficielle, déchiquetée sur son bord qui s'arrête assez exactement au niveau de l’union du corps avec le col. Cette ulcération de profondeur inégale, suivant les points, est recouverte par un muco-pus jaune verdâtre visqueux, très cohérent, dans lequel l'examen microscopique ne fait reconnaître qu'un grand nombre de leucocytes granuleux accumulés souvent en amas épais et quelques hématies,
Le col est arrondi, petit ; l’orifice intérieur est très petit, rond, mais une érosion très superficielle rosée, granuleuse, large de 3 millimètres environ, le borde inférieurement. La muqueuse vaginale ést intacte, l'hymen imperforé; les ovaires sont sains. Quelques granulations tuberculeuses dans les deux reins.
EEE
Obs. III (résumée), — Bnissaur. Etude sur les tuberculoses locales, Archives générales de médecine, 1880, t. IT, p. 266.
Brissaud trouve à l’autopsie d’une femme de 46 ans, morte de cachexie progressive d’origine addisonienne, et qui n'avait jamais été réglée, de petites masses tuberculeuses, ramollies, logées au sein du tissu musculaire utérin vers les deux angles supérieurs de l'organe et au voisinage des ligaments utéro-ovariens. Tout autour de l’une de ces petites masses étaient disséminées quelques granulations également caséeuses, grosses comme des têtes d’épingle, au nombre de 8 ou 10.
Les poumons étaient absolument sains. On ne trouva aucune altération de l'estomac, ni de l'intestin, ni du foie, ni des reins, ni du cœur.
Examen histologique. — Lésions de l'utérus : les masses caséeuses du parenchyme utérin se présentent sous la forme d’amas assez nettement limités, enfermés entre les faisceaux des fibres musculaires et constitués par une matière jaunâtre, opaque.
Le microscope révèle l'existence de quelques follicules épars au milieu du tissu conjonctif intermusculaire. Ce tissu, peu abondant, est en certains points envahi par un processus spécifique, caractérisé par une infiltration miliaire confluente, surtout sur le trajet des vaisseaux. Les fibres musculaires elles-mêmes sont dissociées par places et séparées les unes des autres par des traînées d'éléments embryonnaires en voie de prolifération assez active. Enfin quelques-uns de ces amas miliaires, plus volumineux, plus condensés, plus globuleux, présentent les caractères bien tranchés d’une inflammation tuberculeuse, c'est-à-dire qu'ils constituent à proprement parler un follicule tuberculeux possédant à son centre une cellule géante, entourée d’une zone de cellules épithélioïdes.
Nous avions affaire par conséquent à une tuberculisation utérine ancienne, isolée, et comme perdue au fond de l'utérus, sans avoir provoqué de lésions inflammatoires à la surface péritonéale. La malière tuberculeuse, représentée par une série de petits foyers caséeux, quoique non enkystée ainsi que cela a lieu souvent dans les processus de Luberculose locale, était assurément destinée à demeurer telle quelle, fixe et invariable, dans le sfalu quo.
Obs. IV. — Guzzont DEGLI ANCARANI. Tuberculosi primitiva de l'ulero e suoi rapporti colla tuberculosi generale. Rivista di osteiricia e ginecologia de Torino, 1890, n° 21 et 22.
Femme de 40 ans, morte le 7 mai. Autopsie, 24 heures après.
Cadavre bien conservé. Méningite séreuse de la voûte. Méningite tuberculeuse de la base avec hydrocéphalie aiguë. Foyer de méningo-encéphalite au sommet du lobe sphéno-temporal gauche.
Myocarde de couleur brune ; légères stries hémorrhagiques sous-endocardiques dans le muscle papillaire du ventricule gauche.
Poumons avec anciennes adhérences pleurales. Dans le lobe supérieur droit, noyaux de broncho-pneumonie hépalisés.
Rate. — Adhérence au diaphragme : périsplénite chronique. Peu aug mentée de volume. Pulpe congestionnée, hémorrhagique.
hReins congestionnés.
Foie. — Adhérence au diaphragme. Simple congestion.
Intestin. — Muqueuse normale.
Ganglions mésentériques et lombaires. — Normaux.
Vessie. — Normale, vide.
Utérus. — Déformé. Le corps présente son plus grand diamètre dans le sens transversal : 7 à 8 centimètres, Dans le sens longitudinal on a 6 à 7 centimètres et dans le sens antéro-postérieur, 3 à 2.
Utérus augmenté de volume, spécialement quant au corps qui mesure 4 centimètres. Le col a moins de 3 centimètres et ne présente rien de particulier.
Trompe droite. — Libre, sans adhérences, mais grosse, ronde et dure ; ovaire correspondant normal,
Trompe gauche. — Tuméfiée, tortueuse. Ostium abdominale adhérent à l'ovaire : quelques pseudo-membraunes entre l'ovaire et la face postérieure de l'utérus, restes d'une ancienne périmétrite.
Sous le péritoine qui revêt la face postérieure de l'utérus, spécialement dans le cul-de-sac de Douglas on trouve de petits noyaux jaunûtres, saillant à peine sous la séreuse. A la section de la trompe gauche, il sort une matière dense, puriforme.
Vagin. — Normal. Hymen intact.
Ganglions pelviens. — Normaux.
Section de l'utérus. — Catarrhe de la région cervicale.
Muqueuse du corps un peu tuméfiée,
Dilatation de l'ostium uterinum de la trompe gauche.
En sectionnant l'utérus dans la direction de la trompe gauche, on trouve un foyer caséeux silué eomplèlement dans l'épaisseur du muscle ulérin, sur une élendue de 2centimètres, entouré d’une zone grise et par le muscle du corps ulérin lui-même.
L'examen histologique de la pièce a été fait.
La mort avait donc été occasionnée par la broncho-pneumonie etla méningite concomitantes. Mais l'origine primitive de la tuberculose était dans l’ancien foyer qui existait dans le corps de l'utérus, placé dans l'épaisseur du muscle,
On n'avait donc trouvé aucune autre trace de tuberculose dans toutes les autres parties du corps, mais des adhérences multiples répondant à une sérosité multiple antérieure où maladie de Concato.
Le foyer utérin est donc difficile à expliquer étant donné la virginité de la femme et le peu de vraisemblance d'une infection locale, d'autant
plus que le vagin, la région cervicale et la première portion du corps étaient tout à fait sains.
Il n'est pas impossible que le virus tuberculeux ait pu être transporté, par le courant circulatoire, dans l’abdomen et de là pêché par la trompe gauche pour être ensuite conduit à l'angle correspondant du corps de l'utérus. ;
Guzzoni degli Ancarani fait donc de ce cas une tuberculose primitive de l’utérus et démontre qu’elle a été le point de départ d'une tubercu-
lose à distance.
Obs. V. — Arrerraum. Hegar's Beitrage zur Geburtshülfe und Gynäkologie. Leipzig, 1898, p. 54 (cité par Mile Con).
R. Z..., 23 ans, nullipare. Pas d’antécédents héréditaires pathologiques. Réglée à 21 ans, les règles n'ont duré que quelques heures. Depuis elles sont revenues une seule fois. Depuis l’âge de 15 ans,perte d’appétit, palpitations, douleurs dans le ventre.
Examen sous chloroforme.— Le col de l'utérus est dirigé en hautet en avant ; l’orifice, large, est limité par des lèvres rouges, tuméfiées. L'utérus, gros, est en arrière. Le ligament sacro-utérin gauche est court, résistant, épaissi. Sur la paroi latérale du bassin et sur le ligament on sent de petits nodules du volume d’un grain d'avoine à celui d’un pois. A l'extrémité utérine de la trompe gauche on trouve deux nodosités. À droite on sent sur le trajet de la trompe 2 ou 3 nodosités.
Laparotomie, La trompe droite est constituée par une série d’épaississements nodulaires, dont un dans l'épaisseur de la corne utérine. On l'enlève par une incision qui traverse le nodule le plus interne une masse caséeuse s'écoule. À gauche ablation de la trompe et d'un segment de la corne utérine. Suites opératoires apyrétiques. Examinée cinq mois après, la malade est dans un état de santé parfaite.
L'examen histologique montre que la muqueuse de toute la trompe droite est saine. Le nodule est formé par un kyste du volume d’une lentille situé dans les couches musculaires externes La paroi est conjonctive, son contenu calcaire est caséeux. Plus près de la lumière on trouve dans la musculeuse quelques tubercules épithélioïides et une infiltration embryonnaire assez abondante.
A gauche la coupe de la nodosité de la corne utérine présente des cavités disséminées tapissées par un épithélium cylindrique et séparées de la lumière de la trompe par la couche musculaire circulaire épaissie. L'épithélium de ces cavités esten partie enlevé ; dans leur voisinage on trouve une infiltration embryonnaire. Quelques vaisseaux de la couche musculaire externe sont remplis par une substance se colorant en bleu sale par l’hématoxiline. On ne trouve pas de cavités dans l’isthme de la trompe. On rencontre encore dans la musculeuse quelques groupes de cellules épithélioides, quelques cellules géantes et des petites
cellules rondes.
3° Cas douteux ou certainement faux.
Obs. I. — Tuomas Barraozini (1654). Historiarum anatomicar. rariosum Centurio, 4, 2 et 3, S, 156. Hafniæ, 1654 (d’après Franqué).
« Môle ulcérée dans l'utérus d’une jeune fille. »
Jeune fille de 43 ans se cachectise en huit semaines ; on constate un énorme développement du ventre.
Autopsie. — « Statim dissecto abdomine uterus prodiit, ovi gallinacei magnitudine, ulceribus plenus, sed sine pure aut fœtore. In ipsa autem uteri cavitate nihil inventum, prœter frustulum carnis spongiosæ et putridæ, libras quattuor eum media pendens. »
11 s'agissait d’un néoplasme se délabrant, probablement d'un sar-
come, mais certainement pas d’un abcès de l’utérus.
Obs. II. — DE La Morte. Observ. 410 (résumée), 1765.
A la suite d’un accouchement long et fâcheux, apparition de douleurs hypogastriques très violentes et formation d'une tumeur dure avec envies fréquentes d’uriner, oppression et vomissements. Formation d’un abcès hypogastrique. Ouverture à la lancette : évacuation d’une grande quantité de pus. Guérison rapide.
Il est bien difficile sur des renseignements aussi peu précis d'ad-
mettre un abcès utérin.
Obs. III. — Van SWwisTEN=BENEvVOLI (cité par FRANQUÉ), 1770.
Journalière. Fièvre, vomissements, ballonnement du ventre et autres symptômes d'une inflammation de l'utérus ; il se forme sur l'os iliaque droit une tumeur qui fut ouverte par Benevoli seize mois après l’accouchement ; évacuation de pus ; formation d’une fistule inguérissable.
Jamais il ne sortit de pus par le vagin,
Van Swieten conclut à un abcès de l'utérus. Rien ne le prouve.
Obs. IV (résumée), — Bason. Sur un dépôt à la matrice avec grossesse, Journal de médecine, chirurgie, pharmacie, etc. Paris, 1770 LRO De H11
Bajon raconte longuement l’histoire d'une femme de 33 ans qui res-
sentait depuis trois ans à la suite d’une grossesse, de violentes douleurs abdominales et qui depuis trois mois se croyait enceinte, n'ayant plus eu de règles.
A la suite d’une purgation elle eut des douleurs intolérables et le lendéran elle évacua par la vulve une très grande quantité de pus. Bajon pensa à un abcès qui, formé lentement dans l’intérieur de la matrice, se serait enfin ouvert, Pendant les premiers temps de la grossesse il s'écoula constamment une grande quantité de matière purulente. Puis l'écoulement diminua de jour en jour et cessa bientôt.
Il n'est pas douteux, dit Bajon, que l'humeur laiteuse, répercutée dans la masse du sang, ne fût la source de tous les maux dont cette dame a été affaiblie pendant trois ans et que la nature cherchant à l'en débarrasser l’a déposée très lentement sur la matrice, où elle a produit un abcès.
Cette explication nous paraît bien enfantine à l'heure actuelle.
Obs. V. — A. Porta. Cours d'Anatomie médic., L. V. Paris, 1803, p. 518-520 (obs. IT).
Une autre femme à qui j'avais donné des soins, àgée d’environ 30 ans, fut atteinte d'une inflammation de matrice, bien indiquée par ses symptômes, après une suppression de règles occasionnée par un bain froid ; deux saignées du bras, des bains tièdes et une abondante boisson délayante la dissipèrent. Les règles manquèrent pendant quatre mois ; cependant quelques mois après, le bas-ventre se gonfla, les seins se tuméfièrent, et il y eut de l’enflure aux pieds ; le visage se bouffit : il survint une légère fièvre qui redoublait tous les jours. Des sangsues aux grandes lèvres, une saignée de pied, un traitement apéritif et des toniques furent inutilement administrés, la malade maigrit de plus en plus; elle eut des vomissements qui firent croire que la région de l'estomac était malade : on crut sentir des embarras dans Île pancréas ; les extrémités s'enflèrent, la respiration devint très laborieuse, le bas-ventre se gonfla de plus en plus, et la malade périt. A l'ouverture du corps qui fut faite par Dubois, alors élève de Cagnard, et à laquelle j'assistai, on trouva environ deux pintes d’eau épanchée dans la cavité du bas-ventre ; tous ses viscères étaient sains, même le pancréas ; mais la matrice était gonflée et dure dans sa totalité ; on trouva sous la membrane qui la revêt extérieurement une quantilé considérable de pus; son corps en était imbibé, la cavité parut saine el ne
contenait aucune tumeur.
Ce n’est évidemment pas un abcès de l'utérus.
Obs. VI. — À. Porrar. Jhidem (1803) (obs. IT).
Une autre femme, à laquelle j'ai aussi donné des soins infructueux, avait éprouvé, à l’âge de 45 ans, un chagrin des plus violents ; ses règles, qui étaient depuis longtemps dérangées dans leurs périodes et dans leur quantité, furent totalement supprimées ; il survint de la tension et de la douleur dans la région épigastrique ; la malade devint jaune elle eut des coliques avec des douleurs lancinantes dans la région hypogastrique ; la fièvre fut des plus aiguës ; les urines se supprimèrent, et la malade se plaignit d’une douleur lancinante dans la région lombaire gauche.
Les saignées, les boissons humectantes et adoucissantes, les potions calmantes, parurent procurer du calme ; la malade cessa même de souffrir ; les urines eurent un libre cours ; mais elle maigrit et éprouva des tiraillements dans les aines, se plaignant d'une douleur gravative dans la région hypogastrique ; elle rendit par les voies extérieures de la génération une grande quantité d'humeur purulente, mêlée avec du sang. On se flattait que cetle maladie aurait une heureuse terminaison : cependant la fièvre lente continuait, la maigreur devint excessive, le dévoiement survint avec la difficulté de respirer, et la malade mourut.
A l'ouverture du corps, on trouva dans la poitrine un épanchement d’une humeur séreuse, un peu grisâtre ; les poumons et le cœur étaient sains ; les viscères du bas-ventre parurent d'abord en bon état ; cependant le foie était un peu gonflé, et il y avait dans la matrice un abcès considérable dont le pus était ramassé entre son enveloppe externe et son corps, à la partie postérieure duquel on voyait un trou qui communiquait avec la cavité interne de cet organe dans laquelle il y avait aussi du pus mêlé avec du sang ; les parois de la matrice étaient gonflées el relächées dans toute leur étendue ; le col surtout était très tuméfié et rempli intérieurement de petits corps de nature polypeuse et adhérents à sa surface interne. Je pourrais citer de nombreux exemples de suppuration et d’abcès de la matrice recueillis dans nos amphithéâtres sur des femmes dont la cause de la mort m'était inconnue; mais de pareils détails seraient superflus.
Dans ce cas il est bien évident qu’une collection purulente siégeait au sommet de l’utérus, mais les détails anatomiques ne nous paraissent pas suffisamment précis pour en faire un véritable abcès utérin.
Il semblerait plutôt qu'on a eu affaire à une périmétrite suppurée.
Obs. VII. — Vorcrec-Rarmann, London medical Journal, vol. 8, p. 87, 1805 (d'après FRANQUÉ).
N RAA ’ à ; ë Abcès de l'utérus, ouvert spontanément à travers la paroi abdomi-
nale. Pluripare ayant accouché spontanément ; il s'est développé une tumeur dans le bas-ventre ; Raimann le 8° jour après l'accouchement l’a trouvée du volume d'une’ tête d’enfant, ronde, se prolongeant en haut au-dessus de la symphyse. Elle était dure, et la palpation déterminait de la douleur. La peau était saine, mobile. On prescrit refroidissement et désinfection. Trois semaines après, chute de la température qui reparaît au 60° jour. Le 82° jour, écoulement de pus à travers le mont de Vénus; cinq semaines après, guérison. Trois mois après menstruation.
On pourrait croire à l’inflammation et à Îa suppuration des muscles de la paroi, mais le siège, la forme de la tumeur, le début immédiat après l'accouchement et l'intégrité de la peau montrent bien qu'il s’agit de l'utérus.
Deux ans plus tard, nouvel accouchement et nouvelle tumeur analogue, mais sans fièvre, ni douleurs. Peau normale. La tumeur disparut le 3 jour après évacuation de l'utérus et lavage.
Il s'agissait sans doute d’un exsudat paramétritique.
Obs. VIII. — A. N. Genpri. Histoire anat. des inflammalions, t. II, p. 206. Paris, 1826.
Une jeune femme fut amenée dans les salles de clinique du professeur Récamier avec les symptômes d'une métrite et d’une pneumo: nie. Elle périt le 19 jour après l'accouchement; nous assistèmes à l'ouverture de son cadavre le 8 mai 1826.
Le corps était d'un embonpoint assez considérable ; les seins étaient très volumineux. L’utérus était gonflé, et s'élevait presque jusqu'à l'ombilic. Le péritoine qui tapisse ce viscère était légèrement enflammé ; incisée longitudinalement la matrice présentait dans ses parois une épaisseur de 12 à 15 lignes. La surface interne de sa cavité était très rugueuse, et comme mamelonnée, d'une couleur rouge-violacé. Le tissu utérin était injecté, et d’un blanc rosé, présentant des marbrures rouge-foncé. Au fond de la matrice, près de l'insertion des trompes, ül devenait d'un rouge plus foncé, el il contenait dans son épaisseur, des loges nombreuses remplies d'un pus jaune verdâtre qui sortait par gouttelettes sur les bords de l’incision transversale, en sorte que le tissu utérin enflammé et suppuré était multiloculaire ; il s’écoulait peu de sang quand on Pincisait. Une des trompes avait acquis le volume d’une plume de cygne, et présentait extérieurement une teinte rouge un peu livide. Incisée longitudinalement, elle parut métamorphosée en un tissu spongieux, dense, rouge vermeil, d'une texture comme charnue. Une ligne de pus indiquait le canal central de la trompe ; les ovaires étaient gains. Les poumons étaient enflammés.
La disposition multiloculaire du tissu utérin suppuré est constante
dans toutes les inflammations de la matrice. M. Récamier l’avait d’avance indiqué aux élèves de la clinique : elle résulte de la texture véritablement cellulaire de l'utérus. La disposition multiloculaire du tissu de la matrice suppuré a été reconnue par Clarke (Essais de médecine, p. T0) qui l'avait attribuée à une suppuration des veines utérines. Nous avons manifestement vu que ces veines rampaient au travers du tissu enflammé et qu’elles étaient gorgées de sang ; les loges remplies de pus n'étaient point dans les cavités de ces vaisseaux, mais bien dans le tissu propre de l'organe.
Obs. IX. — Conre. v. SiesoLn's Journal. f. Geburstsh., 1827, Bd. VIT, H. 2, S. 487 (cité aussi par Augustein) (d’après FRANQUÉ).
Sans mentionner les symptômes objectifs, on a constaté « le développement d’un abcès de l’utérus » dans un cas de métrite puerpérale, abcès qui s’est ouvert au dehors.
Augustein a raison en ajoutant qu'il est difficile dans cette observation de connaître le siège exact du pus. C'était très probablement
une paramétrite.
Obs. X. -- Husson. Bull. de la Soc. anat. de Paris, 9e année, 1834, p. 48.
M. Husson présente un cas d'abcès enkysté dans la cavité utérine ; il y a oblitération du col. La matrice dilatée contenait deux verres environ de pus. Cette maladie n’avait donné lieu pendant la vie à aucun symptôme ou du moins n'avait pas été soupçonnée.
M. Maisonneuve dit avoir observé un cas semblable en faisant l’autopsie d’une femme qui avait succombé pendant le choléra.
C'est un cas de pyométrie.
Obs. XI (résumée). — JacoBr. Effet narcotique produit par l’administration d’une forte dose de seigle ergoté pendant l’accouchement. — Inflammation consécutive de la matrice, terminée par un abcès qui s’ouvrit spontanément au bas-ventre. Archives médicales de Strasbourg, t. 1, p. 353, 1835.
Jacobi raconte avec force détails l’histoire d’une femme de 27 ans enceinte pour la 6€ fois, à qui on administra du seigle ergoté à haute dose pour accélérer l'accouchement. La femme présenta rapidement des phénomènes d'intoxication (agitation, convulsion, congestions, vomissements) qui disparurent néanmoins quelques heures après, une fois l'utérus évacué, Elle continua à souffrir du bas-ventre et le 6e jour on constata la présence d’une tumeur dure, profonde, douloureuse, à
quelques travers de doigt au-dessus du pubis gauche, La tumeur augmenta de jour en jour de volume, devint de plus en plus douloureuse et s’ouvrit au bout de vingt-cinq jours,donnant issue à une grande quantité de pus. Les symptômes s'amendèrent rapidement et bientôt il s’'écoula par le vagin une matière en tout semblable à celle qui sortait du foyer purulent du bas-ventre.
Au toucher le col de l'utérus était sensible et son orifice se trouvait dilaté au point de permettre au doigt d'y pénétrer. L’écoulement dura encore un mois. La menstruation ne reparut qu’au bout de six mois.
C'est probablement un abcès paramétrilique. Rien ne prouve que
l’abcès siégeait dans le parenchyme utérin.
Obs. XII (résumée). — Huss cité par Aucusrei, 1836.
Femme de 31 ans, présentant les symptômes d’une métrite aiguë. A la suite d’un refroidissement pendant la période menstruelle elle fut prise de frissons, de fièvre et de douleurs dans le bas-ventre.
A l'examen on constata que l'utérus au-dessus de la symphyse était très sensible. Le 3e jour les douleurs cessèrent, mais le soir elle était morte.
A l’autopsie on trouva un utérus volumineux remontant au delà du promontoire. Le péritoine était injecté. Dans le petit bassin au-dessous du péritoine il existait 12 onces de pus épais, fétide. En soulevant l'utérus, on trouva dans la partie postérieure deux fissures superficielles. Le volume de l'utérus était remarquable ; la paroi épaisse, pas trop vasculaire, La muqueuse n'était pas épaissie. Annexes normales La mort est survenue par rupture de l’abcès,
Rien n’indique que l’abcès siégeait primitivement dans l'utérus. Il s'agit très probablement d’une paramétrite avec propagation utérine
ou d’une perforation.
Obs. XII! (résumée). — Lapos, 1839.
Lados rapporte l'histoire d’une fille de 21 ans, enceinte de six mois, qui reçut plusieurs coups de couteau dont un ou deux sur la paroi antérieure de l'abdomen un peu au-dessous de l’ombilic. L'accouchement eut lieu à terme. Après l'accouchement il persista une tuméfaction de l'abdomen avec vives douleurs. Le 3° jour, le facies était grippé, le pouls petit, le ventre tendu. Il existait une tumeur de la grosseur d’une tête d'adulte dans le bas-ventre. Il persista un écoulement purulent et Ja fluctuation apparut au bout de plusieurs semaines. On plongea alors un bistouri à trois travers de doigt au-dessous du nombril. Il sortit deux