‹ Kystes hydatiques de la glande mammaireChapitre 16 sur 17 · RE · texte numérisé non relu

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ee parente laisse voir le liquide à chacune de ses extrémités : mais dans la partie étranglée, la consistance est nettement dure. /

Les adhérences avec la glande étaient tellement in- ‘mes, que pour enlever la totalité de la tumeur, ïl a fallu réséquer une partie de la glande. Sutures de celle-ci aux calguts, sutures cutanés sans drainage. Douze jours après, Marie L..., guérie quittait l'hôpital.

Vue par transparence, la tumeur semblait en totalité remplie par un liquide limpide, formée par conséquent d'une seule cavité kystique qu’entourait en produisant un étran glement partiel, ure portion de la glande mammaire. Le liquide fut examiné aussitôt au baloratoire de la clinique et les coupes histologiques de la tumeur ont été pratiquées dans la suite, ce liquide était clair comme de l’eau de roche, avec un léger dépôt. Dans ce dépôt existaient avec de nombreux corpuscules calcaires, des têtes d’échinocoques pourvues de leurscrochets. Très peu de crochets libres; pas de vésicules, filles.

La-poche kystique extérieurement est lisse, finement vascularisée, avec quelques globules graisseux qui lui sont accolés. Mais dans la moitié inférieure (lobe interne) de la masse, la poche est au contraire entourée par une gangue fibro-graisseuse, épaisse, plus ou moins adhérente, à laquelle s'ajoutent, dans la partie rétrécie, des débris de la glande mammaire.

La consistance de la poche est molle dans ses parties amincies, sauf sur quelques points où elle est infiltrée de dépôts calcaires, La paroi interne est composée d’une membrane feuilletée, blanchâtre, molle qui se détache très facilement des plans sous-jacents. Par place elle se déchire, laissant

des îlots calcaires extrêmement minces. Ces dépôts sont apparus du reste beaucoup plus abondants dans les examens qui ont été faits après déshydrotation dans l'alcool : à la place de la lame feuilletée on ne retrouvait plus que des débris calcaires enroulés sur eux-mêmes, tout à faitsemblables à des fragments de coquilles d'œuf.

La poche, vue par sa face interne, es composée de deux parties très inégales qui communiquent entre elles par un goulet où le doigt s'introduit facilement. Pas de diversion et pas de prolifération exogène de l’hydatide.

Des coupes microscopiques ont été pratiquées, les unes peu de temps après l’ablation de la tumeur, les autres après durcissement, Dans les premières seulement, la membrane stratifiée caractéristique est restée visible ; dans les autres elle n’a pu être conservée, remplacée qu'elle était par une mince couche calcaire détachée des plans sousjacents et difficile à fixer dans les coupes.

Les diverses couches superposées sont en allant de la cavité kystique à la périphérie fles points chotsis ont été ceux où persistait du tissu glandulaire).

1°) Une couche formée de lamelles réfringentes disposées au nombre d’une cinquantaine approximativement et formant une épaisseur d’un demi-millimètre ; c’est la paroi propre de l’hydatide.

2°) Une couche de même épaisseur formée de tissu conjonctif extrêmement densifié. L'absence de vaisseaux, la rareté des éléments cellulaires et la disposition uniforme du tissu conjonctif dans cette partie de la coupe rappellent les fibromes lamelleux.

En quelques points, contre la membrane hydatique, on trouve de petits ilôts de granulations fortement colorées,

rés 3° Une deuxième épaisseur conjonctive est intermédiaire à la précédente et au tissu glandulaire. Elle est forméc par du tissu conjonctif plus lâche avec de nombreux vaisseaux et des cellules peu volumineuses assez abondantes, disséminées ou agglomérées.

En certains endroits, des ilots graisseux; en d’autres endroits, entourées d’une zone conjonctive plus épaisse,des amas de cellules plus volumineuses que les précédentes ; quelques unes paraissent disposées en ordre où méme circonscrire un espace libre ; ce sont là sans doute les vestiges d'acini ou de tubes glandulaires disparus.

4 Le tissu glandulaïre. Suivant les régions examinées, les culs de sac sont absolument normaux, ou bien dans leur lumière les cellules épithéliales sont. déformées, quelquefois tassées par suite d'un leger degré de prolifération.

Autour des éléments glandulaires, acini ou canaux, le tissu conjonctif est par endroits très abondant. Cette sclérose périglandulaire a du reste une disposition irrégulière; elle ne paraît pas beaucoup plus ‘accusée dans le voisinage du kyste. Au contraire, on la retrouve plus nette encore autours de certains canalicules qui sont très dilatés et déformés en même temps. Ce caractère joint à l'hyperplasie conjonctive péricanaliculaire rappelle ici l’aspect de certains fibromes du sein.

En résumé il y a un léger degré d'irritation de la glande se tradnisant par l’hyperplasie conjonctive beaucoup plus que par les altérations de lépithélium glandulaire. Les douleurs ressenties depuis quelques temps par la malade en étaient l'expression.

Il est probable que l'étranglement survenu dans la tu-

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meur a été provoqué par la résistance plus intense offerte par le tissu.de la mamelle en un point seulement alors que la glande se laissait ailleurs repousser.

Dans l’histoire de Maric L... en effet l'apparition de la douleur et celle de la déformation du kyste étaient bien

contemporaines.

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