Finx. Zeitschrift. für Heilkunde Frage, 1889, p
nous avons parcouru un grand nombre de cas où le kyste hydatique étant mème superficiel, ne fut pas reconnu lors de l'examen clinique, même lorsqu'il s'agissait de kyste volumineux contenant jusqu’à 830 grammes de liquide. (Observation de Mas.)
Si le kyste est profond, ce n'est qu’au moment de l'extériorisation, c’est-à dire lorsque la coque splénique le recouvrant est très amincie ou sur le point de céder que l'on reconnait ce symptôme. Enfin rappelons que pour Bourdel on peut noter dans ces cas un énorme développement des ganglions mésentériques prévertébraux, peut être ces lymphatiques abdominaux suppléant la rate.
La percussion révèle la matité et le frémissement hydatique ; la matité est évidente, nous n'avons pas à insister sur ce fait, c est un signe d'autant plus perceptible que les régions avoisinantes sont sonores ou même ont une sonorité exagérée.
C’est ainsj que la malité absolue du kyste est entourée d'un cercle tympanique. plus rarement, la surface de la poche est submate dans ses parties superficielles, pour TÉDENAT la matité serait moins étendue que la surface du kyste à cause de la résonnance des organes voisins.
C'est ainsi que par la percussion on verra les limites supérieures et inférieures, mais un fait semble constant, c'est la sonorité de la région iléo-lombaire. Il y a une bande sonore entre la tumeur et la colonne vertébrale sauf les cas de tumeur à développement pancréatico-splénique. La percussion de la région costo-iliaque sera pratiquée même dans les tumeurs à type abdominal et dans la très belle
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observation de M. HarrMaNN on put ainsi produire un « ballottement comparable au ballottement rénal »,
On reconnaitra ainsi la forme ovalaire, le grand axe de la tumeur pouvant aller du mamelon jusqu'à l'épine iliaque antéro-supérieure, pouvant même franchir la ligne médiane et se confondre avec la matité hépatique.
Le frémissement hydatique semble être moins fréquent que dans les kystes du foie, il n'existait pas chez notre malade, et chez le malade dont les kystes multiples de la rate coïncidaient avec les kystes du grand épiploon, c’est au niveau de ces derniers que l’on put avoir la sensation « de ressort de fauteuil » et de choc en retour. M. le professeur LE DENTU (1), ayant eu a examiner un sujet porteur d'un kyste hydatique du foie et de la rate, reconnut le frémissement au niveau de la tumeur hépatique, le kyste splénique était dur arrondiet mobile. M. RICHELOT (2) n’a pas constaté ce symptôme. Trinkler semble être tombé sur une série heureuse puisqu'il a eu l'occasion de trouver trois fois le frémissement hydatique chez des sujets ayant des kystes uniques de la rate. M. Tuffier vit une tumeur lisse résistante mate sans frémissement sauf au niveau de son bord libre.
BERGMANN (3) distingue même deux bruits, le bruit des hydatides pouvant s’entrechoquer et le frémissement perceptible sur la surface de la tumeur c’est là une distinc-
tion subtile qui n'a pas été établie très souvent car dans
1. Le Denru. Etude de clinique chirurgicale, 1892, p. 277. 2. RICHELOT.
3, BerGmanx. Berl. Klin Woch., p. 592. 1888.
ja majorité des cas le diagnostic du kyste hydatique n’a pas été fait tout au plus avait-on dit kyste splénique.
Par contre FELHEISEN dans deux cas eut une sensation tellement évidente qu'il n’eut pas recours à la ponction comme moyen de diagnostic de même BERTHIER (1) eut « la sensation de trémissement hydatique d’une façon très nette ». On trouve aussi fréquemment le frottement d’on parle Bergmann.
Quant à l'auscultation elle ne devra jamais être négligée surtout en ce qui concerne les formes ascendantes, le kyste peut simuler un épanchement pleural, il repousse le diaphragme, le poumon, dévie le cœur : à la percussion on constate une matité qui remonte jusqu’au cinquième, quatrième et même troisième espace intercostal, dans toutes les régions mates les vibrations thoraciques sont abolies.
On ne perçoit ni respiration anormale ni bruits anormaux, il y a silence absolu.
Fréquemment en dehors de toute complication on perçoit des râles de congestion pulmonaire.
Quant aux frottements perçus, ils sont sous la dépendance de deux grandes causes, périsplénite exsudative qui a gagné le diaphragme mais aussi peut tenir à une pleurite exsudative, c'est peut-on dire le premier degré marquant l'évolution du kyste vers le thorax. Il faut toujours examiner les organes voisins de la poche et en premier lieu
le foie, alors même qu'il n’y aurait pas de kyste développé