‹ Kystes Hydatiques De La RateChapitre 41 sur 55 · Bou. Bull. et mémoires de la Soc. de Chirurgie, p · texte numérisé non relu

Bou. Bull. et mémoires de la Soc. de Chirurgie, p

arrivé au dernier degré de la cachexie. Malgré tout, l'incision du kyste accuse encore une mortalité de 29 0/0 ce qui est un chiffre élevé pour la chirurgie actuelle (Février). Mais cela ne doit pas nous étonner outre mesure. En effet, quand on parcourt les observations où l’incision simple fut pratiquée, on voit que dans presque tous les cas le kyste hydatique est suppuré et le point de départ de l'infection est la ponction exploratrice. Le malade dont ReBouL rapporte l’histoire dans les Archives Provinciales de chirurgie, avait été ponctionné, le malade mourut avec phénomènes méningitiques et l’autopsie révèla un kyste hydatique dans le ventricule latéral. Dans une observation inédite de la thèse de VanverTs, le malade avait été ponctionné le 27 novembre 1894 el le 22 janvier suivant M. Porrter faisant l’incision du kyste, trouva de nombreuses adhérences fixant la poche à la paroi abdominale antérieure et l’incision fit écouler un litre de pus.

Ce que l’on peut reprocher à l’incision simple, c’est de laisser une poche, voisine, ou enfin même le kyste peut être biloculaire, et si les deux poches sont réunies par un point retréci, on pourrait comme dans l'observation de Casanova et Pourer enfoncer une pince dans la poche incisée, ouvrir la pince à moitié, la retirer, et pratiquer une injection antiseptique.

CHAINTRE pense avec son maitre OLrrer que le kyste fixé à la paroi doit être dilaté les jours suivants avec des laminaires.

Souvent il persiste une fistule, pendant un mois, six mois, un an même enfin tous les intermédiaires peuvent

: f] re 1 se rencontrer, et nous avons pu lire qu’à la suite d'une

RGO opération d'Albert une fistule longue de 26 centimètres avait persistée pendant dix-huit mois.

Les cas où l’incision a donné de bons résultats sont donc les cas de kyste unique, maïs par la suppuration prolongée, par l'affaiblissement qu’elle entraine, elle risque d’être -une opération incomplète, d'autant plus que l’on n'est jamais assuré du nombre exact de kystes, dans une splénectomie (observation publiée par M. FÉvRIER), il existait un deuxième kyste à la face profonde de l'organe, VAUTRIN dans une observation communiquée au même chirurgien rapporte l’histoire d’une malade qui eut un kyste hydatique traité par la marsupialisation et un an après avait un nouveau kyste splénique dont l’incision donna issue à 200 grammes de liquide.

MarTyn-JorpAN (1) pense qu’on devra toujours recherchercher la résection partielle ; il est vrai que dans son étude sur la chirurgie conservatrice de la rate le chirurgien n'a que deux kystes traités par marsupialisation.

Magrr (2) est revenu récemment sur ce mode de traitement : « l'opération de Lindemann-Landau » c’est-à-dire incision directe suivie de la fixation des lèvres du kyste à la plaie abdominale qu'il considère comme le traitement de choix.

Pour cet auteur, si l'incision n’a pas toujours donné de bons résultats c'est qu'elle est appliquée presque toujours à des kystes suppurés et à une période où les règles

antiseptiques étaient loin d’être rigoureuses. La méthode

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