Thèse de Baraduc. Paris
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rate supplémentaire. L’hémorragie n'est pas à redouter et ce n’esl pas la présence de quelques veinules appartenant plutôt à la zone péri-kystique qui pourraient être un obstacle à l’extirpation.
Lorsque le kyste est profond ou menacé d’extériorisalion, recouvert encore par une coque de parenchyme splénique, il en résulte une hémorragie comme dans le cas de Tomas (1) et la mort survient immédiatement.
SNÉGUIREW (2) put inciser le parenchyme splénique sans qu'il y eut écoulement de sang après avoir amené le ratatinement du tissu de la rate par un jet de vapeur, mais après l'énucléation du kyste, il survintune hémorragie qui put être encore arrêtée par la vapeur d’eau chaude, le chirurgien se rendit alors compte qu'il existait un autre kyste près du hile, il y eut plaie de la splénique. Dans ce troisième temps, on recourut encore à l’action de la vapeur d’eau chaude, l'artère splénique fut « cuite et thrombosée ».
La splénectomie fut enfin pratiquée, nous avons voulu rappeler les différents incidents des traitements précédents pour montrer quels risques on courait en pratiquant l’énucléation ; la splénectomie reste donc l'opération de choix.
La splénectomie, assure la guérison rapide et radicale, on évite surtout avec elle de laisser un autre kyste qui passe inaperçu, or, jamais on n’a pu assurer que le kyste est unique et comme le disait JoNNEsco au Congrès de Moscou en 1897 « la rate dans laquelle se sont développés un ou plusieurs kystes hydatiques, ne joue probablement pas un rôle physiologique de premier ordre ». |
1. Tuomas. Aust. med. j. 1899, cité thèse Vanverts. 2. SneGninzw, Sem, med., 1896, p. 78.
Rappelons les statistiques de JorpAN, quinze guérisons pour dix-sept opérés de kystes hydatiques, et les travaux de ALMEcIpA (1) qui n’eut qu’un insuccès dans la splénectomie pour hydatides.
Dans les cas où lasplénectomie a donné de mauvais résultats, il s'agissait de malades anémiés, ayant un kyste suppuré, où qui avaient subi une longue intervention. Le malade de M. Le DENTU avait déjà subi une marsupialisation de kyste hydatique du foie, le sujet perdit beaucoup de sang, dans un cas de DurANTE, l’anesthésie fut faite à l’éther et le malade mourut au bout de six jours, sans phénomènes péritonéaux, avec une température élevée, l'autopsie ne put être pratiquée, nous ne savons donc point si la splé-
nectomie peut être incriminée.
Sans doute la rate est un organe profond remontant même dans les cas pathologiques jusqu'aux troisième et quatrième espaces intercostaux, il peut y avoir de véritables ligaments phréno-spléniques ou spléno-pariétal ou spléno-colique fixant l'organe qui peut être friable ; mais malgré toutes ces complications s'il n’y a pas suppuration, la splénectomie doit toujours être tentée en ayant soin dès le début de placer un fil ou une pince sur le pédicule splénique, dut-on même lier la queue du pancréas, comme le fait s’est produit dans des splénectomies pour tumeurs.
Nous n'avons pas à insister sur les procédés opératoires,
mais Villar dans une note écrite qu’il nous a communiquée
pense que l’incision sous-costale gauche peut donner un
plus grand jour que l'incision médiane, et doit être préférée
à celle-ci.