‹ Kystes Hydatiques De La RateChapitre 46 sur 55 · SO · texte numérisé non relu

SO

OBSERVATION XI

(Broca. — Bulletin Société anat., XXVII, p. 273, 1852.)

| Kyste hydatique intra-splénique Autopsie. — Un kyste hydatique développé à l’intérieur de là rate, les tentatives faites pour énucléer la poche ne réussirent pas; le kyste avait envahi tout l’oyone, qui était réduit à une

coque de 1/2 centimètre d'épaisseur.

OBSERVATION XII

(Günsburg. — Haeser’s archiv. für die ges. Medicine.

Bd 7, p. 102, 1852.)

Autopsie, — On trouve sur la surface antérieure de la rate, dont le tissu est compact et rouge clair, un kyste de la grosseur d’un œuf de pigeon ; il est divisé en plusieurs compartiments par des cloisons disposées en éventail, La capsule qui entoure le kyste est composée de plusieurs feuillets concentriques qui forment une espèce de coquille ; elle contient des cristaux de

formé rhomboïdale (?).

OBSERVATION XIII

(Duboué. — Soc. anat., mai 1856, p. 155).

Kyste hydatique

Autopsie.-- La rate présente une tumeur du volume du poing

surajoutée à la partie supérieure de sa face profonde,

A la palpation grande résistance.

Néanmoins ses parois se laissent affaisser. Frémissement hydatique.

Liquide diaphane, de couleur argentine. Foule d'hydatides à l’intérieur du kyste, membrane assez épaisse, roulée sur elle-même, à demi transparente de consistance mollasse.

Parois d’inégale épaisseur, atteignent en certains points

0 m. 002 ou 0 m. 003 tandis que dans d’autres elles n’ont pas

0 m. 001 d'épaisseur.

Le tissu qui les forme est dense, fibro-cartilagineux.

OBSERVATION XIV

(Lebert et Berger. — Berlin.) (Cités par Trinkler.)

Femme de vingt-trois ans.

Ponction 400 grammes liquide incolore, opalescent ne contenant pas d’albumine.

Durée maladie trois ans. Guérison par simple ponction.

OBSERVATION XV

(Hamilton. — Journal de Dublin, Aug. and nov., p. 236, 238, 1868.)

Large hydatid, tumour im the abdomen

Femme, âgée de trente-huit ans.

# L , La malade présente une énome tumeur abdominale, l’exa-

men des poumons donnnent la preuve qu’elle est phtisique. Au

RS

bout de quelques jours, elle meurt à l'hôpital, sans intervention.

L'autopsie découvrait une tumeur adhérente à l’épiploon, aux parois abdominales, au diaphragme, à l'extomac, au côlon et au foie par de larges membranes qui se déchirèrent lorsque la tumeur fut extraite. Cette dernière adhérait à la rate par sa surface intérieure. Lorsqu'on ouvrit la poche, il en sortit une grande quantité deliquide transparent comme de l’eau, mélangé de vésicules hydatiques, dont la grosseur variait d’un pois à celle d'une pomme. La paroi kystique se confond avec la membrane capsulaire de la rate, sans adhérences intermédiaires.

Le tissu splénique est succulent au toucher, mais sa cou-

leur est plus pâle qu’à l'ordinaire.

OBSERVATION XVI

(Schrotter. — Oest. Med. Jahrb. Bd., XIX p. 220.)

La malade a quarante-six ans, on pratique une ponction, il sort une petite quantité de liquide dans lequel on découvre des crochets peu de temps après la ponction, le malade a des frissons et des gastralgies persistantes, au bout de quelque temps on pratique une seconde ponction : il sort 400 centimètres cubes d’un liquide trouble, rouge-jaunâtre ; on injecte dans la poche un mélange de teinture d’iode et d'eau (1 : 4) ; deux mois plus tard on évacue encore 650 centimètres cubes de liquide et on injecte une solution plus forte de teinture d'iode (teinture d’iode et eau distilléeâà.) È

Le kyste se rétrécit complètement et assez rapidement, et le malade quitte l'hôpital trois semaines après son entrée, dans

un état de parfaite santé,

OBSERVATION XVII

(Koblberg. — /naug. Diss. Berlin echinococcus hepatis et lients, extrait de Virchow et Hersch's Jahresb. Bd. Il, p. 168, 1873.)

Femme de trente-neuf ans.

La malade, blanchisseuse de son état, remarque depuis trois ans, une tuméfaction rapidement croissante à son flanc gauche, on ponctionne la tumeur sans obtenir de liquide : sur letrocart, il reste une goutte brunâtre ressemblant à du sirop grumeleux.

A l'examen on y découvre de crochets, l’auteur pense qu'il

s’agissait d'un kyste pétrifié.

OBSERVATIJON XVII

(Rosenstein und Sänger. — Berl. Klin. Woch., 1873, X, 229.)

Une femme de trente-sept ans, depuis deux ans et demi environ souffre de douleurs dans le côté gauche et s'aperçoit depuis un an de l’existence d'une tumeur à l’endroit douloureux. La matité de la rate commence à la neuvième côte et descend au-dessous du rebord costal. Tumeur manifestement fluctuante, à première vue, d’après la forme et la position de la tumeur on pensa à de l'hydronéphrose. Mais ce diagnostic fut

rejeté, parce que la région lombaire et tout le côté gauche ne

présentaient rien d'anormal ; de plusil n’y avait aucun trouble de diurèse. -

On pensa alors à un kystehydatique, pour s’en rendre compte, on fit une ponction exploratrice qui amena un liquide clair comme de l'eau, lequel donna un précipité floconneux avec l'acide azotique ; son poids spécifique était 1.007. En présence de phénomènes douloureux persistants, et à la suite de ponctions répétées, une intervention radicale fut décidée.

Laparotomie, incision oblique de 12 centimètres de longueur, allant du milieu du bord costal gauche à l’ombilic; dissection à la sonde cannelée des muscles obliques et transverses, marsupialisation du kyste par suture à la paroi abdominale, on trouva dans le kyste des petites vésicules de la grosseur d'une noisette : ces vésicules renfermaient des scoliés ou de leurs éléments. D’après l'examen microscopique, il est hors de doute que l’on se trouvait en présence d’un kyste à échinocoque stérile, ce que l’on appelle un acéphalocyste, au sens de Laënnec.

Au bout de trois semaines, la plaie était complètement fer-

mée, et la malade guérit.

OBSERVATION XIX

(Ruebhn., — Berl. Klin. Woch., n° 13, p. 630 (Ein-Feill-von

Lienisechinococcus, mit. diagnostichen, Bermeikungen.)

Le malade âgé de cinquante-sept ans, succombe à une pleurite, aggravée d’une péritonite, on trouve à l’autopsie une tumeur ovide de grosseur exceptionnelle, qui remplit tout l'hypocondre gauche et dépasse, à droite, la ligne médiane.

Il existe beaucoup d'anciennes adhérences avec la paroi abdo-

nale antérieure, la moitié gauche du diaphragme, l'estomac, le lobe gauche du foie, l’épiploon, le côlon transverse, le pancréas et le rein gauche, la rate est disposée sur la surface antérieure, de la tumeur, à laquelle elle adhère étroitement. La poche qui a 37 centimètres de long sur 19 de large, contient du liquide et des vésicules hydatiques, dont la grosseur varie de celle d'un

pois à celle d’un œuf de pigeon.

OBSERVATION XX

(Allessandri. {/ Racoglitare med., Agosto., p. 118, 11878.)

Echinocoques de la rate avec pyo-thorax gauche

au cours de l'opération. — GŒuérison.

Le diagnostic fut posé avant l'intervention, le malade âgé de trente-deux ans est domestique, une ponction fut cause de la suppuration du contenu de la poche kystique, cette dernière occupe tout l’hypocondre gauche. On ouvre la poche et on suture les bords de l’incision au péritoine. Injection de teinture diode dans l’intérieur du kyste.

Complication : pyothorax du poumon gauche, ce qui nécessite une incision de la lèvre.

Cicatrisation de la plaie et guérison au bout de six à sept

mois.

OBSERVATION XXI (Savage. — Soc. anat., 1879.)

On trouve à l’autopsie des kystes hydatiques multiples au niveau de la rate.

Rien pendant la vie n'avait permis de diagnostiquer cette

lésion.

OBSERVATION XXII

(Allessandri. Giorn. internaz. d. soc. med.

Napoli, 1880 t., p. 247.)

Un homme de trente-cinq ans souffre depuis une douzaine d'années d’une forte douleur sous le bord costal gauche; tuméfaction au niveau de la rate quiest hypertrophiée. La tumeur déborde la ligne médiane d'environ trois centimètres ; elle transmet légèrement à la main les pulsations de l’aorte sous-jacente, Fluctuation, frémissement hydatique impossible à réaliser. Ponction. L'examen microscopique du liquide permet de recon-

naître tous les caractères de l'échinocoque. Ponctions répétées.

Guérison.

OBSERVATION XXII

(Besançon. — Soc. anat. Paris, 1886.)

Kyste hydatique de La rate.

La nommée G, Jeannie, âgée de soixante-deux ams, entre le

21 mai 1886 à l'hôpital de la Pitié, dans le service de M. le

Dr Lancereaux. Elle est atteinte d'une pneumonie droite datant de sept jours.

En découvrant la malade, on aperçoit une déformation de l’'hypocondre et du flanc gauche et l'exploration de cette région permet d'y limiter une tumeur volumineuse, l’interrogatoire est difficile en raison de la prostation de la malade. Il semble pourtant ressortir de ses réponses que le début de la tuméfaction remonte à onze ans, et que depuis elle s’est graduellement accrue.

Son évolution a été presque indolore et n’a jamais empêché la malade de se livrer à des travaux pénibles, cette femme n’est du reste nullement cachectique. |

La tumeur circonscrite par la palpation et la percussion occupe l’hypocondre et le flanc gauches. Elle déborde vers l’épigastre jusqu’à l'appendice xyphoïde : plus bas elle reste distante de l’ombilic de trois travers de doigt et se termine inférieurement au niveau dé la ligne horizontale joignant les deux épines iliaques antéro-supérieures. La consistance est inégale ; elle paraît bridée transversalement à sa partie moyenne et, au niveau de cette dépression, la tumeur est de consistance ferme et parait solide. Au-dessus et au-dessous de cet étranglement, la tumeur se renfle en deux saillies hémisphériques qui sont mates à la percussion, sans frémissement vibratoire, et qui donnent à la palpation la sensation de poches élastiques contenant du liquide. Les téguments de la région sont intacts et glissent facilement sur la tumeur. L’estomac n’est pas dilaté, le foie paraît de dimensions normales et non bosselé. Les urines sont simplement chargées d’urates, en raison de la fièvre qui accompagne la pneumonie, mais ne contiennent pas d’albu-

mine.

En présence de l'intégrité du foie et de l'examen négatif des urines, en tenant compte aussi de la topographie de la tumeur, on est amené à penser quelle dépend de la rate. Le mode d’évolution de la lésion et les renseignements fournis par la palpation permettent de soupçonner sa nature kystique.

Une ponction exploratrice avec la seringue de Pravaz reste

- sans résultat. La malade meurt de sa pneumonie le 1°r juin.

A l’autopsie, on constate que la tumeur remonte à trois travers de doigt au-dessus du rebord des fausses côtes.

Elle apparaît sous la forme de 2 lobes arrondis, ayant chacun le volume du poing et séparés par un sillon médian sur lequel repose le côlon transverse qui adhère légèrement à la tumeur. Le rein gauche est luxé et refoulé au devant des vertèbres lombairés par la tumeur qui occupe exactement la situation limitée pendant la vie. La tumeur adhère par des tractus conjonctifs peu denses à la grosse tubérosité de l’estomac.

L’extrémité du lobe gauche du foie lui est également adhérente, ainsi que la queue du pancréas.

Mais la dissection de ces parties est assez difficile. La tumeur isolée et débarrassée de ses adhérences pèse 2 kgr. 130,

Elle mesure dans son diamètre vertical 23 centimètres, dans son diamètre transversal 20 centimètres, et 9 centimètres d'épaisseur dans le sens antéro-postérieur. Au niveau du sillon circulaire qui sépare ces deux lobes, on distingue en avant et en arrière une plaque de tissu splénique normal, Les vaisseaux du lobe de la rate se reconnaissent sur la face postérieure interne de la tumeur, Ils ne sont pas dilatés ni comprimés, et leur apparence est normale, A l’incision des poches kystiques, on recueille deux verres de liquide, clair, incolore, limpide ;

traité par l'acide nitrique il ne fournit pas de précipité albu-

mineux. Dans ce liquide nagent une grande quantité d'hydatides de volume variable, les plus grosses atteignent les dimensions d’un œuf de-pigeon. Tous les autres viscères sont sains, à l'exception du lobe supérieur du poumon droit qui est hépatisé. Dans aucun organe on ne trouve d’autres kystes

parasitaires. Le foie est absolument intact.

OBSERVATION XXIV (Sevestre.— Union Médicale, 1883.)

Sujet de trente-deux ans, avec les apparences d’une vigoureuse constitution, entre à l'hôpital le 24 avril dernier racontant que l'affection dont il se plaignait était récente ; elle était de la fin du mois de mars précédent, elle s'était aggravée

. depuis quelques jours seulement. Les antécédents héréditaires étaient nuls, mais soldat de l’armée d’Afrique pendant quatre ans et libéré depuis l’automne de 1880, il a été atteint périodiquement chaque année en octobre de fièvres intermittentes tierces dont l'origine date de son séjour en Algérie. Cet homme est donc un paludique.

Il éprouvait depuis quelques semaines une gêne douloureuse dans le côté gauche et une tuméfaction croissante de la région correspondante, l'impossibilité des grands mouvements et des efforts de la marche. Il interrompt donc son travail tout en conservant l’aspect extérieur de la santé et de l'intégrité absolue des grandes fonctions viscérales.

L'examen physique confirmait ses déclarations, la douleur de côté était permanente, les grandes inspirations l’exagéraient

et une oppression violente l’accompagnait. En vain on aurait

— 96 — cherché l’origine de ces phénomènes. Cette dyspnée n’était pas due seulement à la douleur, elle était surtout de cause mécanique et résultait de l’existence dans l'abdomen d’une tumeur volumineuse, refoulant le diaphragme par en haut.

À cette tumeur occupant tout l’hypocondre gauche, et le côté gauche de l’épigastre correspondait à la percussion une autre zone de matité circonscrite elle-même plus extérieurement par une zone de sonorité, commençant sur la ligne médiane au-dessus de l’ombilic, se continuant dans le flanc gauche, cette zone de matité disparaissait sous la partie postérieure de la région ilio-lombaire. Elle indiquait l'existence d’une masse pathologique occupant transversalement la moitié gauche de l’épigastre, les régions de l’hypocondre et du flanc gauche et s’étendant verticalement sur une hauteur de 18 centimètres depuis la neuvième côte jusqu'à deux travers de doigt au-dessus de la crête iliaque. En outre, indépendante de l'estomac dont on percevait la sonorité tympanique, ainsi que de la glande hépatique, elle ne siégeait pas non plus dans les ganglions.

On était donc en présence d’une tumeur de la rate ayant refoulé, d’une part, l'estomac et la masse intestinale et, d'autre part, le diaphragme et le poumon.

Restait à en déterminér la nature, la consistence n'était pas homogène, résistante et dure dans la partie inférieure, elle était fluctuante et résistante surtout au niveau de la saillie globuleuse de l'épigastie ; son bord inférieur, était dur, inégal, bosselé et formé manifestement de parties solides, mais sa masse principale avait les caractères des tumeurs liquides.

C'était conséquemment une tumeur de consistance mixte et

par ce fait on devait dans le diagnostic mettre hors de cause toutes les tumeurs solides de la rate et de ses enveloppes : à

l’autopsie on trouva un kyste hydatique de la rate.

OBSERVATION XV

(Bourdel, — Soc. anat., 1884. p. 321.)

Kyste chez un enfant de onze ans

Depuis 1881 augmentation progressive de la rate, soulèvement de la moitié gauche de l'abdomen. Bosselure, matité, dureté à la palpation. Matité remonte presque à la quatrième côte. Fièvre. Diarrhée, Frottement,

Ponction: liquide habituel.

Rate molle. Température 40 degrés.

Rate énorme, arrondie, ellipsoïde de 1 kgr. 250.

Longueur 21 centimètres : largüeur 15 centimètres.

Simple coque de tissu splénique, épais 1 centimètre à peine ; hydatides épaisses, résistantes. Parois inégales, deux présentent en certains points de petites concrétions calcaires, quelques-unes assez dures, d'autres friables s’écrasant sous le doigt.

Vaisseaux spléniques énormes, dilatés, gorgés de sang.

Enorme développement de ganglions mésentériques et surtout des ganglions prévertébraux.

Bourdel se demande si le développement des ganglions lym-

phatiques abdominaux n’a pas été une suppléance de la rate.

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