VOS
OBSERVATION XXVI
(Wassilief. — Rev. chirurg., 1885, novembre.)
Kyste splénique
Femme de vingt et un ans. Une ponction exploratrice avecune seringue de Pravaz donna issue à un liquide clair, sans albumine, mais riche en chlorures, pas de crochets.
Le 29 décembre 4883 ponction avee un fin trocart de Potain donnant 3 lit. 50 de liquide semblable. Trois jours plus tard la malade se remet complètement. En 1884 réapparition de la tumeur avec accroissement rapide atteignant les dimensions primitives. Nouvelle ponction pratiquée avec l’appareil Potain qui ne donne qu’une faible quantité de liquide. Cinq jours après frissons, fièvre. Tumeur tendue, douleur violente à l'épaule gauche, langue sèche. Le 29, laparotomie sur la ligne blan= che. Incision de 6 centimètres de long à un travers de doigt du processus xiphoïde. On trouve une tumeur non adhérente, se mouvant avec la respiration. On la fixe par des sutures à la soie, on l’ouvre ; sutures du kyste au bord de la plaie abdominiale. Désinfection, drainage.
Pansement iodoformé. Guérison sans aucune complication,
OBSERVATION XXVII
Knowsley Thornton. — fritish med. journ. 1886 p. 740.
Fille de dix-neuf ans, amaigrie, les différents organes sont
Sains ; dans le flanc gauche tumeur volumineuse ; on croit à kyste dermoïde de l'ovaire ou à rein kystique.
Opération. — On trouve kyste de la rate adhérent à l'épiploon ; la tumeur est constituée par un volumineux kyste.
Splénectomie
Examen du sang pratiqué pendant convalescence montre d’abord un excès de leucocytes, mais ni le corps thyroïde niles ganglions ne parurent s’hypertrophier.
Guérison après phlébite du membre inférieur gauche.
OBSERVATION XX VIII
(Delbecq. — Kyste hydatique de la rate.
Gazette des Hôpitaux, 1887, p. 109.)
« En ouvrant l’abdomen,on trouve une tumeur énorme, s’étendant depuis le foie et le diaphragme jusque dans le petit bassin. J'en suivis les contours avec le doigt: partant du foie, à la face inférieure duquel elle adhéraïit intimement, il me fut aisé
de constater que le bord droit était relié sur toute sa longueur à l'intestin par un grand nombre de languettes fibreuses. La portion inférieure plongeait dans le petit bassin jusqu’au périnée et adhérait en avant à la vessie, en arrière au rectum jusqu’à l'anus ; on trouvait les mêmes adhérences le long du bord gauche quele long du bord droit, le diaphragme était si intimement uni à la tumeur que même après l’ablation du kyste la dissection ne m’a pas permis de le débarrasser de toutes les fibres du centre phrénique que j'avais dû sacrifier pour ne pas crever la poche.
Pour enlever la tumeur sans l'ouvrir, je sacrifiai donc une