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s'installent; on assiste à la constitution d’un véritable syndrome de cachexie hydatique dont la mort, à bref délai, est le seul mode de terminaison.
Deuxième cas
Au lieu d'abandonner le kyste à son évolution naturelle, on est intervenu. Si le kyste a été enlevé en entier, la malade peut se trouver guérie définitivement sans incidents notables.
Grâce’ aux progrès des techniques chirurgicales modernes et à l’habileté des opérateurs, la plupart des complications post-opératoires sont évitées de nos jours.
Cependant, la guérison définitive est difficile à affirmer.
Les auteurs de nos observations signalent qu’après upe, deux, trois années, et quelquefois davantage, il n’y a pas eu de récidive chez leurs malades. Mais, pour avoir des preuves irréfutables de la guérison définitive, il faudrait suivre les malades toute leur vie, et pratiquer, chez elles, des examens fréquents. C’est impossible. PEAN, dans ses cliniques chirurgicales, en 1894, frappé de la récidivité de ces kystes hydatiques du bassin, ne croyait pas à leur guérison.
Il les assimilait, comme évolution, aux tumeurs malignes.’
L’ablation du kyste peut n’être suivie d’aucun trouble dans l’état général de la malade.
Il arrive, cependant, qu’on observe, dans certain cas, deux sortes d'accidents post-opératoires. |
Les uns, les plus bénins, se déclanchent aussitôt après l'intervention: ils constituent ce que DEVE a appelé l’'« intoxication hydatique post-opératoire >. Les autres, beaucoup plus à redouter, ne se manifestent qu’à la longue, ils forment ce qu’on appelle « l’échinococcose secondaire post-opératoire ».
L'intoxication hydatique de DEVE doit être attribuée, à l'heure actuelle, à des phénomènes d’anaphylaxie hydatique. CHAUFFARD et BoibiN ont montré que tout sujet porteur d’un kyste hydatique peut être considéré comme anaphylactisé par les toxines hydatiques qui diffusent lentement de la poche kystique; toute péné-
tration de liquide hydatique dans une séreuse telle que le péritoine, capable de la résorber rapidement, pourra agir comme une véritable injection déchainante et provoquer l’apparition des symptômes habituels du choc anaphylactique: lipothymies, dyspnée, vomissements, éruption généralisée d’urticaire. Ces phénomènes sont souvent discrets et rarement mortels.
Les récidives post-opératoires sont beaucoup plus fréquentes et, par suite, beaucoup plus à craindre. Elles sont dues, sans nul doute, à la rupture du kyste qui met en liberté dans le péritoine les vésicules-filles et les scolex, plutôt qu’à un minuscule kyste que l’on aurait laissé dans l’abdomen. Il est bien prouvé aujourd’hui que les vésicules-filles. véritables petits kystes en miniature et les scolex, ces minuscules petites têtes de tœnia, essaimés pendant l’opération, peuvent se développer au point où ils se sont fixés et donner naissance à autant de nouveaux kystes.