TRAITEMENT
Diagnostiquer un kyste hydatique du ligament large, c’est faire œuvre très utile; l’enlever, et surtout l’enlever correctement, c’est la seule chose qui compte pour la malade.
L'étude du traitement a retenu toute notre attention, et si nous l’exposons quelque peu en détail, c’est que nous croyons que la mise au point de cette question n’est pas encore faite, tellement nombreuses sont toujours les discussions -entre les partisans des diverses techniques opératoires.
Nous diviserons cette étude en deux parties d’inégale importance. Nous consacrerons la première, qui sera la plus longue, à l’étude du traitement des kystes hydatiques intraligamentaires non compliqués, et la seconde à celle du traitement des kystes hydatiques compliqués, soit de suppuration, soit de fistulisation, soit, enfin, de grossesse.
DEvE, dans la « Revue de Chirurgie » de janvier 1924, a écrit, à propos du traitement des kystes hydatiques du bassin, un chapitre auquel il n’y a actuellement rien à ajouter, tant sont claires, précises et indiscutables les directives qu’il donne au chirurgien qui se trouve en présence d’un kyste hydatique pelvien.
Nous nous inspirons, aussi, pour la rédaction de ce chapitre, du rapport de FoRGuE et CRoussE sur l’« Inclusion intraligamentaire » et son traitement et nous faisons nôtres quelques-unes des indications opératoires que donne CARLOS CHAMORRO-BENARD dans son excellente thèse sur les «Indications de Fhystérectomie abdominale dans les kystes du ligament large ».
TERRILLON, il y a 35 ans, disait que: « L’inclusion dans le ligament large est la plus grosse question de la chirurgie abdominale ». Peu de temps avant lui, le gynécologue allemand KALTENBACH considérait encore, dans certains cas seulement, il est vrai, la localisation d’une tumeur dans un ligament large comme une contreindication opératoire.