‹ Kystes hydatiques des ligaments largesChapitre 29 sur 72 · LES INCIDENTS OPERATOIRES HÉMORRAGIES · texte numérisé non relu

LES INCIDENTS OPERATOIRES HÉMORRAGIES

La vascularisation du péritoine enveloppant le kyste est quelquefois telle qu’il est impossible d’inciser ou même de ponctionner le feuillet du ligament large sans être obligé de prendre les deux lèvres de la plaie dans une couronne de pinces ou dans deux larges clans.

Un moyen d’hémostase préventive, qui facilite l’abla-

tion du kyste, c’est de s'assurer d’abord des deux pédicules vasculaires : en dehors, le pédicule utéro-ovarien; en dedans, le confluent des gros sinus-veineux, vaisseaux utérins et utéro-ovariens.

Le danger vient, surtout, des riches plexus veineux qui serpentent au-dessus du plancher pelvien.

LÉSIONS DE L’URETÈRE

L’uretère, comme on l’a vu, est le gros écueil dans l’extirpation des kystes intraligamentaires.

Si la masse est volumineuse, si la loge de décortication saigne abondamment, quand on l’aura tentée, malgré les dangers auxquels elle expose, si le canal est collé au kyste, le risque de sa lésion n’est pas toujours évitable.

Un moyen de se prémunir contre l’imprévu de sa section c’est de le découvrir en amont de la tumeur.

Si l’uretère est sectionné, il s’agit de s’en apercevoir à temps pour tenter son abouchement dans la vessie selon l’un des nombreux procédés préconisés d’urétéronéocystostomie. Si le conduit est sectionné à distance de la vessie, il faut pratiquer une urétérorraphie bout à bout, soit selon la technique de la suture artérielle circulaire, soit en utilisant le procédé d’invagination du bout supérieur dans l’inférieur. ProusT et BUQUET ont rapporté une application remarquable de ce procédé, amélioré par l’éversion de la muqueuse sur le bout supérieur et l’entropionnement du bout inférieur invaginant.

Les guérisons sont observées dans plus des 2/3 des cas.

Quelques-unes ont été constatées par le cathétérisme cystoscopique ultérieur (PERLIS, PAUCHET, WERTHEIM).

Bien souvent, malheureusement, la suture ne tient pas et on est alors obligé, dans un deuxième temps, de néphrectomiser sa malade.

Page 1