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BLESSURES DE LA VESSIE

Cet accident sera traité par la suture et la sonde à demeure. Son pronostic est bon, car la vessie est un organe essentiellement « complaisant ».

DEUXIÈME cas. — L'hystérectomie préliminaire a été jugée indispensable

Il reste bien entendu qu’il ne peut s’agir, ici, que de lhystérectomie première, et non de l’hystérectomie à laquelle on s'adresse en désespoir de cause, après avoir manœuvré le kyste et rendu le plan de clivage beaucoup plus difficile à trouver, s’exposant, par ces manœuvres, à léser des organes d’importance capitale.

Ce n’est qu’à cette condition qu’elle garde toute sa valeur technique, et pour cela, il faut éviter de vouloir s’en passer dans les cas difficiles. MicHEL et HAMANT, par exemple, y eurent recours pour la malade de leur 6bservation et ne purent que s’en féliciter.

On ne devra pas pratiquer l’hystérectomie dans les cas de kystes de petit volume et non adhérents.

Lorsqu'il existe un kyste dans chacun des ligaments larges, il est préférable de les enlever par l’hystérectomie systématique car, outre les difficultés techniques que l’on éprouve à faire leur ablation sans sacrifier l'utérus, il est vraisemblable que les annexes ne serviraient plus à grand chose, atrophiées qu’elles sont par la compression qu’elles subissent de la part des kystes. DENIKER les compare aux testicules en ectopie.

L'hystérectomie sub-lotale est indiquée :

1° En cas de kyste unilatéral et de gros volume, englobant l'utérus; 2° En cas de kyste unilatéral, de quelque volume qu’il soit, et même s’il n’est pas adhérent, compliqué

d’annexite du côté opposé, de lésions utérines ou périutérines.

L'hystérectomie totale est indiquée :

En cas de kyste suppuré, rompu au cours de lintervention.

Quelle que soit la position du kyste, à évolution laté-

rt

rale, antérieure ou postérieure, RoCHARD a pour principe de s’attaquer d’abord au col utérin.

L'opération comprend deux temps principaux :

Premier temps. — Section du col utérin

C’est le procédé américain de KELLY qui sera utilisé, complété par l'exécution du premier temps de la décollation antérieure de DE MARTEL.

Après la section des pédicules, on pratique celle du col.

La main correspondant au côté sain va le reconnaître.

Une pince en cœur, amarrée aux annexes, permettra à laide de faire la traction tandis que le chirurgien, guidé sur la main profonde, et pendant que celle-ci écartera les deux feuillets du ligament large pour les éloigner du bord du col, va, de la main droite, placer la pince à utérine sur l’artère de ce côté. Lorsque celle-ci a été mise en place, on sectionne le col, en limitant les branches des ciseaux avec la main profonde afin de ne

pas perforer le kyste.

Deuxième temps. — Clivage du kyste

Après la section du col, on saisit l’utérus au niveau de sa tranche cervicale avec une pince de Museux et on le fait basculer en la tirant vers le haut. On va, alors, à la recherche du plan de clivage qui sera ainsi beaucoup plus facile à trouver en l’attaquant de bas en haut, et les manœuvres seront beaucoup plus aisées parce que la bascule de l’utérus aura fait de la place.

En cas de kystes bilatéraux de gros volume, la meilleure méthode de traitement à leur appliquer est l’hystérectomie par hémi-section de J.-L. Faure, décrite en détail dans le « Traité de Gynécologie » de J.-L. FAURE et SIREDEY.

L’utérus est sectionné en son milieu. Cette section se fera aux ciseaux droits. Arrivé au niveau de la cavité cervicale, on remplacera les ciseaux droits par des ciseaux courbes et l’on sectionnera les deux moitiés du col de dedans en dehors, en plaçant une pince sur l’ar-

. tère utérine de chaque côté avant de la ÉCOPDREN. Puis

on entreprendra le clivage du kyste.

en 104 =

Il - KYSTES HYDATIQUES INTRALIGAMENTAIRES COMPLIQUES

Kystes hydatiques suppurés

Nous serons bref sur ce point, car le kyste sera alors assimilé à une banale collection qu’il s'agira d’ouvrir sans passer par le péritoine.

Le seul traitement qui s'impose est le drainage. Les différentes techniques de drainage par voie extrapéritonéale trouvent ici leur application et sont laissées au choix de l’opérateur.

La plus simple est évidemment la colpotomie.

Nous n’avons pas à insister sur cette opération anodine que l’on voit fréquemment effectuer dans les services hospitaliers.

Kystes hydatiques fistulisés dans le rectum et dans la vessie

Dans le premier cas, c’est par voie périnéale, dans le second cas c’est par voie transvésicale qu’on interviendra en réduisant l’opération au strict minimum.

Comme l'indique DEvE, si la poche est de petite taille, on se contentera de la drainer à travers la brèche vésicale. |

Si sa taille est importante, il sera indiqué de recourir à une contre-ouverture périnéale.

Kystes hydatiques coexistant avec une grossesse

Il vaudrait, évidemment mieux, ne pas attendre que la grossesse soit près du terme pour intervenir. Néanmoins, lorsque le volume du kyste gêne l’accommodation et la descente de l’ovoïde fœtal, il faudra recourir soit à l'opération césarienne, soit à la ponction vaginale.

Pour éviter les risques de contamination, il sera bon de pratiquer la césarienne supra- -symphysaire.

Quant à la ponction évacuatrice, elle sera faite par le vagin et répétée autant de fois que l’on sentira, au toucher, de masses kystiques.

D'ailleurs, les suites de couches une fois passées, il faudra intervenir par voie haute chez ces malades pour

les mettre à l’abri de nouvelles complications d’ordre obstétrical.

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