‹ Kystes lutéiniques: Môle hydatiforme et ChorioépithéliomeChapitre 21 sur 28 · C0 ES · texte numérisé non relu

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tions kystiques appréciables cliniquement, l’évolution ultérieure du déciduome n’a pas fait apparaître de kystes, mais la réaction lutéinique existait cependant au microscope.

Par contre, lorsque le chorioépitheliome succède ‘à un avortement où à une grossesse, il semble qu'il puisse faire naître un kyste (Obs. de Krebs in thèse Livadas, Obs. de Tédenat). I1 serait prématuré de conclure que le déciduome succédant à une môle, soit incapable de faire apparaitre des kystes lorsque ceux-ci n’existaient pas au moment de l'avortement molaire et de dire que dans ces cas les kystes sont toujours contemporains de la grossesse, mais que l'inverse soit possible lorsque le déciduome succède à un avortement ou à une grossesse normale. Une observation plus attentive des faits est nécessaire pour éclaircir ce point particulier.

Ici encore le diagnostic de kystes lutéiniques doit être fait par élimination avec toutes les autres tumeurs juxta-utérines, passées en revue à propos de la môle, mais il faudra penser en plus ici, à l’envahissement possible des trompes et des ovaires par le processus néoplasique. Ils sont assez souvent diagnostiqués pendant l’évolution du placentome, surtout lorsque celui-ci fait suite à une môle, car l'attention de l'accoucheur est attirée sur la possibilité de leur développement. Ils ont rarement une symptomatologie propre, sauf lorsqu'ils atteignent des dimensions considérables (Tédenat).

Le diagnostic du chorioépitheliome doit être précoce, car de cette précocité dépend le pronostic et l'avenir de la femme. Voyons sur quels signes il se base.

Tout d’abord sur l’examen clinique et les renseignements anamnésiques: suintements sanguins continus installés à la suite d’un accouchement où d'un avortement, métrorragies

profuses que ni les injections chaudes, ni le curettage ne

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