JI
tuméfactions ovariennes aussitôt après l'expulsion de la môle et la perte immediate de la tendance morbide de l'ovaire? En admettant même que la lésion ovarienne guérisse spontanément, pourquoi le retour de l'ovaire à ses propriétés physiologiques suit-il aussi rapidement l'évacuation de l'utérus? Pourquoi les grossesses suivantes, qui sont parfois si rapprochées, ne sont-elles pas plus souvent des môles? Pourquoi aussi, si la dégénérescence ovarienne est le fait primitif, régresse-t-elle aussitôt après l’avortement, alors qu'en général les tumeurs primitives de l'ovaire reçoivent un coup de fouet de la part de la grossesse ?
Nous ajouterons également qu'il n'existe encore aucune observation où des ovaires kystiques ont été reconnus antérieurement à une grossesse, et que cette grossesse ait été une grossesse molaire ou ait donné secondairement un chorioépitheliome.
Devant ces faits, qui restent sans réponse avec les diverses théories précédentes, on arrive presque à penser que la lésion
kystique semble être sous la dépendance de la môle.