‹ Kystes Sanguins Mésentériques et Rétro-PéritonéauxChapitre 9 sur 36 · THON · texte numérisé non relu

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de la rate: elle donne sur ce trajet à l'estomac les vaisseaux courts et la gastro épiploique gauche qui va gagner la grande courbure; au pancréas, elle fournit de nombreux rameaux dits pancréatiques supérieurs, et avant d'atteindre la rate, elle donne un rameau récurrent pour la queue.

L’artère hépatique dans sa première portion, transversale et nrès de l’union de cette portion avec l’ascendante donne une branche pancréatico-duodénale supérieure qui descend vers la tôt pancréatique, et à ce niveau se dédouble en deux branches, antérieure et postérieure, qui passent l’une en avant, l’autre en arrière du pancréas, pour aller s’anastomoser avec des rameaux venus symétriquement à leur rencontre de bas en haut. C’est l'artère mésentérique supérieure qui fournit ceux-c1; en effet, au point où elle émerge entre pancréas et duodénum, elle donne la pancréatico duodénale inférieure dont les deux branches de division vont s’anastomoser avec les précédentes ; en outre, la mésentérique fournit une pancréatique inférieure qui suit le bord correspondant de l'organe. ;

Ainsi la glande est enserrée en un cercle artériel complet formé par la splénique, la pancréatique inférieure, les deux pancréatico duodénales, la portion initiale de l’hépatique.

La blessure de l’un de ces nombreux vaisseaux explique dans bien des cas l’hémorragie; les symptômes sont alors perçus à une date assez

Aie 29 ETES rapprochée du traumatisme; mais pour expliquer la manifestation tardive du kyste, que l’on observe souvent, Villar admet la possibilité d’une péritonite primitive à la suite de lésions glandulaires, et ce serait alors aux dépens de fausses membranes nouvellement formées que se déveae ?

lopperait l’hémorragie.

b) Les pseudo-kystes de Villar sont caractérisés par ce fait que le liquide qu'ils renferment n’est pas exclusivment sanguin; le plus souvent l'analyse chimique permet de reconnaître sa nature pancréatique, à moins qu'elle ne décèle la présence de bile; dans ce cas la pathogénie est simple: 1l y a eu rupture simultanée de canaux pancréatiques ou biliaires et de vaisseaux ; il n’est pas nécessaire, ainsi que le fait remarquer Auvray aue l'on puisse constater ces lésions, pour les admettre; une simple fissure est suffisante pour permettre l'écoulement du liquide; d’autre part, au cours d’une intervention généralement tardive, l'exploration de l'arrière cavité par une brèche épliploique étroite est difficile. Dans l’autres cas, on peut admettre que le pseudo-kyste résulte de la transformation d’un hématome.

Enfin, dans certains cas le liquide ne présente aucun caractère qui permette de déceler son or1gine. Si nous les signalons, c'est que leur symptomatologie, et le traitement que l’on peut leur opposer se confondent avec ceux des kystes. Auvray, qui à observé un cas de ce genre, admet

RÉ ee qu’il s’agit alors simplement « d’un foyer de péritonite enkystée, dévéloppé aux dépens d’un organe 1rrité, contusionné par le traumatisme (estomac, foie, intestin) ». |

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