‹ L'Abandon a la Providence DivineChapitre 41 sur 68 · LETTRE XVI A LA SŒUR MARIE-ANNE-THÉRÈSE DE ROSEN · texte numérisé non relu

LETTRE XVI A LA SŒUR MARIE-ANNE-THÉRÈSE DE ROSEN

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Ma chère Sœur,

J’ai lu votre lettre avec beaucoup de consolation et de joie spirituelle. J’ai béni Dieu du fond de mon cœur de ce qu'il veut se glorifier dans votre faiblesse et dans. votre pauvreté. Nous célébrons aujourd’hui la fête de sainte Agathe, dans l’oraison de laquelle nous disons à Dieu qu’il se plait à choisir ce qu’il y a de plus faible pour faire mieux éclater sa puissance. Je vous ai appliqué cette pensée.

10 Votre grand attrait pour la simplicité est une grâce dont l'effet ne peut être que de resserrer votre union avec Dieu, car la simplicité tend à l’unité. I faut vous y conserver : premièrement, par le simple et amoureux regard de Dieu en pure foi, soit que ce regard intérieur soit sensible par sa douceur, comme il l’est à présent, soit qu'il devienne presque imperceptible, en ne résidant plus qu’au fond de l’âme ou dans la cime ot la fine pointe de l'esprit ; deuxièmement, en retenant, dans un profond silence, vos sens intérieurs ; troisièmement, en ne multipliant vos actes réfléchis et sensibles, qu'à mesure et autant que Dieu vous en donnnera la pensée, l'attrait et le mouvement.

90 Cette connaissance indistincte, ou plutôt ce vif sentiment de limmensité de Dieu, est une riche opération de

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