‹ L'Abbaye d'Anchin. 1079-1792. [With plates.]Chapitre 103 sur 306 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

son* au» r.. — Hicrrs, xx* abiu! d'Anchin. — Épitaphe apocryphe. — Le pape Jean \xn confirme des privilège» en faveur de l'abbé Hugues , I3l«. — Le prieur Jean de Lord aligne une somme d'argent au profit des pitances. — Lettres concernant ces pitances. — Le même prieur J. de Lord fait d'autres donations au monastère , — on lui décerne des messes et des prière*. — Lettres de l'abbé Hugues, constituant une société entre le monastère d'Anchin et le chapitre d'Amiens. — Sodalité avec le monastère de Cantimpré. — Le seigneur de Masny reconnaît la justice et la juridiction d'Anchin.— Discipline sévère sous l'abbé Hugues.— Il meurt en I3i7, — ses lettres et règlements sur les pitances. — Note concernant l'anneau de la Vierge Marie.-— Pierrc, xxi' abbé. — il y a peu de renseignements sur cet aLbé. — Il institue des fondations pieuses , — il meurt en 132(1. — Eustache , xxu* abbé, gouverna pendant trois ans, —mort en avril 1323. — Jeam Ledocuf, xxm» abbé, — si s actes relatifs aux pitances. — Il est fort dévot aux reliques. — Époque de sa mort, incertaine. — Jean de Batterie, abbé, — incertitudes à son égard. — Charte apocryphe. — Jeas d'Esqoerciii*, xxiv* abbe, en 1334. — Il institue de» offices pour les morts, — augmente les revenus des pitances , — mort en 1314 .

Selon une épitaphe, qu'il y a toute raison de croire apocryphe, Hugues, x\* abbé, qui succéda à Jean Baillet, n'aurait été à la tèle du monastère d'Anchiu que pendant deux ans au plus. Mais il est évident, d'après une inscription plus exacte et bien authentique , et surtout d'après les dates de titres du temps et de certains actes de son gouvernement, qu'il a dirigé pendant sept ans les affaires de l'abbaye, à laquelle môme il a procuré de grands avantages, tant spirituels que temporels, qui lui ont attiré l'affection de ses frères.

En effet, une bulle, émanant du pape Jean x\n , et datée de l'an 1316, confirme , en faveur de l'abbé Higi ks d'Anchin , des privilèges que ses prédécesseurs avaient obtenus du St-Siége, et par lesquels, les moines faisant profession, pouvaient disposer des biens qu'ils possédaient légitimement (excepté les fiefs), les transmettre à d'autres, en poursuivre la possession, en recevoir les revenus et les tenir librement sans préjudice d'autres droits. Deux ans auparavant , par les soins d'Hugues , selon que le font voir des lettres de ce même abbé , il fut dressé un acte par lequel le prieur claustral , Jean de Lord , en présence du couvent assemblé, sous serment, et la main placée sur la poitrine, assignait une certaine somme d'argent à tous et à chacun des religieux et convers , tant du monastère que des prieurés de Si-Georges et d'Aymeries , sur des terres dont les revenus étaient affectés à la dépense des vêtements , de telle façon cependant que l'excédant de la somme , s'il y en avait , ne reviendrait à personne , mais serait employé au soulagement des malades et infirmes, ou à quelqu'œuvrc de piété à la volonté du prieur; et que si la somme était insuffisante, l'abbé y suppléerait. Cet engagement fut confirmé par Gérard m, évêque d'Arras,en 1:114, et ensuite par son succès^ sur, Pierre Descamps, dans un acte latin que V. do Bar a vu aux archives de l'abbaye d'Anchin, et dont il donne l'extrait que nous traduisons :

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