‹ L'Abbaye d'Anchin. 1079-1792. [With plates.]Chapitre 20 sur 306 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

pratique de Tordre de Saint-Benoît, et il persuada aux religieux de Saint-Martin de faire leurs exercices oratoires et leurs sermons dans leur salle du chapitre.

Heriman , dans l'histoire de la restauration de ce monastère de Saint-Martin de Tournai , donne de grandes louanges à l'abbé Hnymeric d'Anchin , pour la part qu'il a prise à cette restauration avec Odon et plusieurs autres.

Aymeric aussi a été un des quatre abbés auxquels le pape Urbain u écrivit, vers l'an 1093 , dans la cause de Lambert, qui avait été élu au siège d'Arras. En 1095, Aymeric assista, avec ce même Lambert, au concile de Clermont et en 1097 , à un synode tenu à Arras par cet évèque Lambert **.

Les donations et offrandes en faveur de l'église d'Anchin ne discontinuaient pas ; on voit, par une charte " d'Hugues, châtelain de Cambrai, datée de 1101 , un an environ avant la mort d'Aymcric , que Gui et Wulfer , tous deux fils d'Ursion de Douai , et Alcïde , épouse de Gui , donnèrent à l'église de Saint - Sauveur d'Anchin la dime de Cagnicourt et de Fresnoit, qu'ils tenaient en fief, in casumento " , de ce même Hugues de Cambrai.

Enfin , ce vénérable abbé , si éminent par ses vertus , après avoir gouverné l'église d'Anchin pendant environ quinze ans, rendit son âme à Dieu et son corps à la terre en l'an de salut 1102. Et ce corps était si grand, dit F. de Bar, qu'il excédait d'une plme le corps d'un Hollandais , le plus haut de taille que j'aie jamais vu , et qui était un docteur en théologie , nommé Adrien Besenier, enseignant la théologie à Anchin *\ Ce corps gigantesque du révérend Aymeric fut enseveli par les soins des frères dans une muraille de la basilique de la Sainte- Vierge Marie , vis-à-vis l'endroit où a été placé ensuite le tombeau de saint Gossuin , septième abbé d'Anchin , à gauche du saint , de telle sorte qu'il lui faisait pendant , et du côté de la sépulture de Jean de Batcric , vingt-quatrième abbé ; laquelle sépulture était entourée d'une grille de fer doré. Par la suite des temps, en 1 569 , lorsque le révérend abbé Leritailleur eut autorisé le père confesseur Dom Jacques Vermeille , sous-prieur de cette église , à recevoir la confession des femmes , il fit creuser cette même muraille , et l'on y trouva ce corps prodigieux , stupendum> avec cette épitaphe tracée sur une très-grande pierre qui couvrait le tombeau : 171 HOC MAtSOLBO QUIESCIT COBPUS VBKEBABILIS VIRI AINERICI , TERTII AQUICI- KENSIS ABBATIS. HIC GENERE AQl'ITAMCUS , QL'ISDEUM ANNI8 ABBATIAM TENUIT. QUARTO

decimo calend. sovembris oBUT Le maçon , ne soupçonnant pas de quel grand mérite était le personnage dont il remuait les os , allait enfouir ces restes vénérables dans la terre ; mais on les recueillit , et on les déposa dans la chapelle de Saint- Michel avec les ossements d'autres abbés.

» Gallia Chritliana. ** Archives de la ville de Douai , (1097).

n Mirsus, Diplomatie, t* 2. p. 813. Doutrcmon, Hitt. de Valenciennes.

M CAtAMKNTua : id est feudum quod a ca<A dominied dependet. Glose. Ducanee.

r Ver» la fin du 16' siècle. Voir plus loin , où 11 est question du docteur Betnier.

» Fr. de Bar. Ms. cité, p. l&C, v.

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