CHAPITRE IV
soms a ire. — celdux, iv* abbk d'Anchin, élu malgré lui en 1103. —Il termine les contestations entre l'abbaye et le seigneur de lîazencourt. — Charte de Godcfroy, fils d'Anselme do Hibemout, donnant à l'abbaye droit de pèche dans les canx de Bouchai». — Sodalilé entre le monastère d'Anchin et celui de Hani. — Gdduin lié d'ainltlé avec saint Anselme , archev. de Cantorbéry. — Lettres de saint Anselme à Gelduin. — A la septième année de sa prélature, Gelduin se retire a l'abbaye de St-Bcrtin,— puis en Angleterre; — il ta finir sa vie au prieuré de St-Malgulphe ou Machut , dépendant d'Anchin , dans le pays de Galles. — Miracle à sa mort. — Opinions diverses sur les motifs de sa retraite. — Election de rdbkrt t v*a|d£ d'Anchin, en 1110. — Il résigne In prélature au bout d'un an. —Charte d'Odon , évéq. de Cambrai , w.xu — Mort de Robert, en 1 1 10. —Sa sépulture.
Nous avons dit un peu plus haut, que parmi les hommes pieux et illustres que la bonne renommée de l'abbé llaymeric et de son couvent avait attires à Anchin, il y eut Gelduin, frère d'Arnould , prévôt du château d'Hesdin; ce Gelduin, simple moine de l'abbaye de St-Vincenl-du-Mont à Laon , ayant été nommé abbé de St-Michel de Béarnais, avait refusé cet honneur et s'était réfugié à Anchin pour y vivre dans l'austérité et la retraite. En effet , constamment livré à la méditation et à la prière , et aussi à la scrupuleuse observance de la règle , il devint pour les religieux d'Anchin, un modèle accompli, et il les édifiait par la sainteté de sa vie. Après la mort d'Aymeric, les frères de St-Sauveur voulurent l'avoir à leur téte comme abbé ; mais lui , se refusait à cette élévation et demandait comme une grâce qu'on le laissât dans la pieuse obscurité de sa vie ascétique. Les religieux d'Anchin l'élurent malgré sa résistance , et il fallut bien qu'il cédât au vœu de ses frères et de l'évêque de Cambrai , qui confirma sa nomination.
Cependant ses fonctions d'abbé ne purent le détourner des pratiques de la vie mystique et méditative , vers laquelle il était entraîné par une sainte et irrésistible vocation ; néanmoins , il ne laissa pas de procurer des avantages à l'abbaye d'Anchin pendant le peu de temps qu'il l'administra. Il mena à bonne fin plusieurs affaires importantes pour l'abbaye : il termina une contestation qui durait depuis longtemps entre le couvent d'Anchin et le seigneur de Bazencourt , concernant les pâturages d'ilesninel ; et il obtint , par l'entremise du comte Robert , que ces pâturages fussent mis définitivement dans le domaine de l'abbaye. L'assistance et la protection du comte Robert et de son épouse, la comtesse Clémence, n'ont jamais manqué au monastère d'Anchin. On retrouve dans les archives de la ville de Douai des lettres de la comtesse Clémence , par lesquelles elle permet aux religieux d'Anchin d'établir un fossé en tirant l'eau de la Scarpe \
1 Copie simple sans date ni scel. Au bas de cette copie est une traduction en viens français, à la suite de laquelle on lit • Robert mort l'an Mil. Clémence, l'an 1128. Celle donation, l'an lltC.
./rentres de la ville de Douai. Layette , 263. pilate riievosT. Table chronol. et anal \ t. des Arch. de la Mairie de Douai