CHAPITRE XII
* on ■* ikk. — Guii.ucmb Le Parent, sur aobs, u* du nom, — béai et installé en »î*t. — 11 enrichit la bibliothèque, — règle le rituel, la liturgie et les chants des ofQecs, — fonde des oliits anniversaires. — Services
' annuels pour Anselme de Rlbemont et l'évéque Gérard , et autres fondateurs primitifs et bienfaiteurs de l'abbaye d'Anchin. — L'archevêque de Thessaloniqne Guarin , et l'empereur de Constantinople envoient des reliques prérieuses. — Sodalité avec les chanoines de Reims. — Il ''conciliation avec les religieux de llarchlennes. — Le pape Grégoire ix envoyé une règle de réforma Uon. — Donations faites par divers seigneur». — Fondations pieuses. — Hommages rendus par de nobles et hauts personnages. — Concession de droits de haute et basse justice sur le village et le territoire de Templeuve. — Jean d'Avesnes ratifie une vente faite à l'abbaye. — Mort de l'abbé Guillaume, en lî« , — ses os conserves honorablement.
Guillaume ou Willaume Le Parent, abbé d'Anchin, et second du nom de Guillaume, succéda à Simon. Selon Fr. de Bar, il fut béni et installé en Tan 1234. Dans la chronique de Sigebert (Continuât. Aquicinct.), il est dit aussi que ce fut en cette année 1234 que Guillaume succéda à Simon, par qui il avait été 'reçu à la profession.
* U se passait quelquefois un an et plus avant que la cérémonie définitive de l'installation et de la bénédiction eût lieu ; ce qui n'empêchait pas que le prélat nouvellement élu n'administrât le monastère et ne fît acte d'autorité comme abbé , celui même qu'il devait remplacer étant encore vivant. C'est ce qui était arrivé , à ce qu'il parait , pour Guillaume Le Parent ; car on trouve indiqué dans le G allia Christiana, un diplôme émanant de Guillaume, abbé d'Anchin , daté de la fin de 1232, selon le coraput ecclésiastique ( commencement de 1233, suivant l'ancienne manière de commencer Tannée), et par lequel diplôme Guillaume conclut une transaction avec le monastère de St-Guislain.
L'abbé Guillaume administra avec autant de zèle que d'habileté , et il contribua beaucoup à la prospérité du monastère , tant sous le rapport du temporel que du spirituel. U suivit en tout la marche et les intentions de son prédécesseur , dont il avait été le disciple chéri. Voulant que ses moines n'eussent plus à souffrir de l'ignorance dans laquelle ils étaient , un des premiers objets- de sa sollicitude fut de leur faciliter l'étude de la théologie , et à celte fin il acquit à grands frais , pour la bibliothèque, le manuscrit en quinze volumes : Corpus theoloaiœ glossatum , avec les commentaires de Pierre Lombard et de miitre Guillaume d'Anxcrre. En mémoire et actions de grâces de ce bienfait, le couvent décida que tous les ans, à Pâques, à la suite de la grand'messe, chaque moine réciterait le psaume Miserere met , Deus. Cette pratique a été conservée jusque dans les derniers temps de l'abbaye.
Cet abbé s'occupa avec beaucoup de soins de ce qui concernait le rituel et la liturgie \ il régla les oraisons , prières et suffrages , ainsi que les chants des offices ,